Une Pandémie pourrait-elle en cacher une autre… ?

… Une pandémie moins avouable, devant laquelle nos dirigeants comme les laboratoires pharmaceutiques seraient impuissants…
Monsieur le Président, vous avez dit pandémie ? Mais de quelle pandémie parle-t-on ? Celle de la grippe H1N1 qui aurait visité les gallinacés avant de s’attaquer au porc pour ensuite mieux visiter l’Homme ?
Celle qui concerne 2 millions d’enfants qui, chaque année dans le monde, meurent de diarrhée, alors que l’on pourrait l’éviter avec un banal sérum à 0,25 € la dose ?  
Celle des 10 millions de personnes qui meurent de la rougeole, de diverses pneumonies ou infirmités et que l’on pourrait là aussi guérir avec de simples vaccins ?
Ou bien de celle du paludisme, cette “fièvre des marais” qui est aussi appelée malaria, probablement pour moins sensibiliser les profanes que nous sommes… C’est pourtant la principale maladie parasitaire tropicale dans le monde, qui dans le plus grand anonymat fait chaque année au minimum près de 3 millions de morts. Alors qu’une simple moustiquaire, imprégnée d’insecticide, d’une valeur de 3 € pourrait permettre de protéger les familles pendant des années et justement d’éviter ce “tsunami silencieux”, pire que le SIDA. Des moustiquaires qui ont aussi l’avantage de pouvoir être fabriquées sur place…
Mais comme le paludisme ne concerne que les populations des pays les plus pauvres de la planète, pas la peine de s’affoler ? Des pays qui, particulièrement en Afrique, sont enfermés de fait dans le cercle vicieux de la pauvreté et par une résonance inéluctable par des problèmes sanitaires, aux conséquences les plus dramatiques.
Oui, on en parle peu mais le paludisme pourrait être la pandémie de demain car il concerne aujourd’hui plus de 40 % de la population mondiale. Oui, 40 % et 107 pays particulièrement touchés alors que dans les années 60, ce pourcentage n’était que 10 %, si l’on peut dire.

 

On ne le dit pas, mais le paludisme c’est aussi :

- Selon l’OMS, plus de 500 millions de personnes qui en sont, chaque année, victimes. Et de fait, deux milliards quatre cents millions d’individus qui y sont confrontés au quotidien, soit pratiquement la moitié de la population mondiale !
- Un enfant de moins d’un an qui meurt, ici ou là, toutes les trente secondes. La mort survient moins de 72 heures après l’apparition des premiers symptômes.
- Trois mille enfants de moins de 10 ans qui meurent chaque jour !
- Près de trois personnes succombent chaque minute alors qu’il est pourtant facile de la prévenir comme de la traiter. Même s’il est reconnu que les causes du paludisme sont avant tout climatiques et environnementales.
- Dans les pays particulièrement concernés, les femmes enceintes courent, un risque majeur. Car le paludisme peut provoquer une anémie grave, une fausse couche, un accouchement prématuré ou la naissance d’un enfant mort-né. Plus, si la grossesse est menée à son terme, les enfants nés d’une mère infectée seront plus petits, plus faibles, plus vulnérables aux infections. Et à 95 % seront atteints à leur tour…
- On le dit peu, mais en France, on enregistre près de 10.000 nouveaux cas par an. Les nouveaux modes de transports des hommes comme des marchandises montrent ainsi leurs faiblesses.
- Dans le monde, la lutte contre le paludisme coûterait plus de trois milliards de dollars. Sauf qu’actuellement, ce sont essentiellement les gouvernements des pays infectés qui supportent ce coût.
- Les médicaments sont de moins en moins efficaces. Mais l’ont-ils été un jour ? Car il n’existe pas encore le moindre vaccin.
Comme dirait l’un de mes amis, le paludisme, c’est comme un serpent de mer, il n’arrête pas de revenir à la surface. Et si on n’y prend garde demain… Alors…

 

Pandémie, l’autre vérité ?

Oui, pour cette rentrée 2009, de quelle pandémie nous parle-t-on vraiment ? Quels sont les intérêts économiques qui sont derrière cette grippe porcine dont on nous rabat les oreilles à longueur de journée ? La véritable pandémie n’est-elle pas celle de l’argent avec les énormes bénéfices que vont faire et même font déjà les mercenaires de la santé ? Mais pas seulement, on peut aussi penser que les grands médias sont intéressés par la cause puisqu’ils bénéficient de budgets publicitaires conséquents, une manne par les temps qui courent*. La grippe H1N1, comporte-t-elle vraiment de vrais risques de santé ou est-elle seulement un leurre pour nous éviter de trop penser à nos difficultés quotidiennes ? Comme à ceux d’ailleurs qui en sont vraiment les seuls responsables, à savoir nos dirigeants politiques peu prévoyants et les banques trop gourmandes. Voire même des pouvoirs publics, coupables d’a- voir sciemment un comportement alarmiste pour nous inciter à consommer plus. A anticiper sur des achats alimentaires, en prévision du cataclysme planétaire qui nous confinerait quelques jours chez nous ?
Mais plus grave, l’autre vérité pourrait venir d’ailleurs. Une vérité, inavouable, que personne ne veut regarder en face, à savoir le risque d’une vraie pandémie (paludisme ou autres) à venir, ces toutes prochaines années ? Une pandémie capable de rayer de la planète et en quelques semaines, les populations des pays les plus fragiles.
Et si ce ton alarmiste, ces anticipations en tous genres n’étaient-ils pas la volonté d’une répétition à échelle mondiale au cas où demain nous serions tous obligés de vivre en quarantaine pour simplement éviter le pire.
Et si aujourd’hui, une menace réelle pesait sur le genre humain !!! Un scénario maintes fois imaginé par nos auteurs de science fiction, mais ne dit-on pas que la fiction rattrape souvent la réalité ?
Et si la vérité était là ?

André-Gérôme Gallego
Directeur de la publication
Andreg@aol.com


* Bizarre que nos dirigeants aient omis de confier aux hebdomadaires régionaux une part du gâteau. Décidément les éternels oubliés que ce soit sur le plan local ou national


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