Un Conseil Régional, qu’es aquò ?

C’est une réalité : les Français aiment le millefeuille et le fromage. Il n’est donc pas étonnant que ces deux succulents mets servent souvent de qualificatifs peu glorieux dans la vie politique de notre pays. Un labyrinthe politique où seuls les vrais initiés, et encore, seraient capables de retrouver leurs petits. Ainsi sont labellisés le niveau municipal, plus la communauté de communes, la communauté d’agglomération, le Conseil Général et enfin le Conseil Régional. Et bien d’autres déclinaisons. Autant de statuts comme de responsabilités politiques, de fonds de commerce penseront certains, dont les profanes connaissent peu les limites comme les devoirs.
Ainsi, les 14 et 21 mars prochains, les Français sont appelés à aller voter pour les Elections Régionales. Si la bataille électorale bat son plein depuis plusieurs semaines, encore faut-il savoir pourquoi glisser son bulletin dans l’urne. A quoi sert un Conseil Régional ?… Et bien souvent à qui ? Tant les copinages et passe-droit en tous genres seraient légion. C’est ainsi que l’on apprend qu’ici on a dépensé 85.000 € pour financer la création d’un logo, là 70.000 € pour le disque d’un “pote”, 40.000 € pour une fondation, ailleurs 5.000 € pour garnir, d’exceptionnels Havanes, une boîte à cigares… etc.
Un personnel qui explose, des dépenses qui n’en finissent pas d’augmenter, des impôts à l’avenant : quinze jours avant les élections, de fait, les Conseils Régionaux sont pointés du doigt. Sauf qu’à quelques exceptions près, si les régions ont dépensé plus voire beaucoup plus en 2009 qu’en 2004, c’est simplement pour assumer les nouvelles responsabilités imposées par l’Etat. Ainsi 75 % des dépenses relèvent de compétences obligatoires, comme la gestion des lycées, la formation professionnelle, les transports et même le développement économique. Sans oublier qu’elles ont eu aussi à intégrer les personnels techniques, ouvriers et de service des lycées (TOS) jusque-là à la charge de l’Etat. Soit plus de 50.000 agents au total qui sont venus peser lourdement sur les comptes.
Bien entendu et comme toujours, les proches du pouvoir ont su tirer leur épingle du jeu. Mais qui blâmer ?
En Midi-Pyrénées, Martin Malvy, le Président sortant bénéficie d’une exceptionnelle notoriété. Et même si tout est loin d’être joué, on voit mal comment, au soir du 21 mars, il pourrait en perdre la présidence. Sauf à trouver dans Europe Ecologie et Gérard Onesta, un interlocuteur qui dans le deuxième tour voudra traiter d’égal à égal, avec lui, en se maintenant coûte que coûte. Au point de faire le jeu, d’une Brigitte Barèges, qui n’est pas venue pour faire de la figuration, au contraire. D’autant si les électeurs potentiels du Centre décidaient de voter utile d’entrée jeu et lui apportaient un concours déterminant…
Affaire à suivre ?

André G. Gallego
Directeur de la publication
andreg@aol.com


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