Sunday closed !

Francis Manaud

Beaucoup se souviennent encore du célèbre sketch de Fernand Raynaud en weekend à Londres où tout était fermé pour respecter le repos dominical. Ce temps est bien sûr révolu outre-Manche alors qu’en France voilà que l’ouverture de certains magasins après 21h et le dimanche devient un sujet de polémique entre partisans et opposants à ce qui semblait être acquis par tacite convention. Nouvelle bataille des syndicats qui défendent le droit des employés au repos dominical et à l’interdiction du travail de nuit essentiellement pour raisons familiales. La bataille fait rage essentiellement à Paris où les tribunaux et la cour d’appel sont saisis pour trancher un litige de concurrence qui pénalise à la fois les clients et les employés des magasins concernés et ce, au mépris du plus élémentaire des bons sens. En effet qui peut un seul instant imaginer par exemple les Champs Elysées la plus belle avenue du monde privée de ses magasins mythiques grouillants du monde des touristes attirés par les parfums à la mode ou par la frénésie d’achat de tous ordres dans des boutiques célèbres pour leurs marques ? On comprend aisément que leur décisions d’ouverture le dimanche ou le soir après 21h n’est pas dictée par le seul désir d’animer les nuits parisiennes mais plutôt par les bénéfices commerciaux qu’ils en retirent et qui profitent à la fois à leurs affaires et à leurs employés. Comme bien souvent dans ce pays, les syndicats entendent se substituer au bonheur de leurs adhérents mais aussi au bonheur de ceux qui ne le sont pas et qui de ce fait contestent leur action qui va à l’encontre de leurs intérêts.

 

Une modernité qui a du mal à trouver sa place

 

Il n’est pas douteux qu’en cette période de chômage intense et de difficultés du pouvoir d’achat, le travail de nuit et du dimanche est plus rémunérateur pour ceux souhaitent s’y adonner sans pour cela nuire à leur équilibre familial. Dès lors qu’il s’agit d’une libre volonté de la part de ceux qui y souscrivent, on ne voit pas comment les syndicats pourraient s’y opposer sauf à trouver dans un contrat de travail une clause leur en faisant obligation mais libre à eux dans ce cas de ne pas l’accepter. Si le repos dominical devait permettre à une société essentiellement chrétienne de pouvoir satisfaire à ses obligations religieuses, l’évolution dans ce domaine est telle que rien ne peut plus le justifier. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il est temps que notre pays modifie sa manière d’être pour coller à une modernité qui a du mal à trouver sa place. Fini le temps où l’on rentrait chaque midi pour déjeuner à la maison. Désormais les employés s’octroient une heure pour avaler un sandwich ou une salade. Le soir pour certains, le travail terminé, il leur faut encore pouvoir trouver les boutiques ouvertes pour ramener les provisions nécessaires à leur repas. Il va donc falloir de toute urgence lever les interdits qui pointent leur nez pour permettre à ceux qui le souhaitent d’aménager leur vie comme ils l’entendent. Nous sommes le pays de la liberté, alors ne mettons pas de barrières à ceux qui travaillent et contribuent à enrichir notre pays.

 

Francis Manaud



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