Stade Toulousain ; La valeur sûre ?

D’une année sur l’autre le Stade toulousain reste la valeur sûre du sport français et particulièrement en ce qui concerne son domaine de prédilection à savoir le Rugby à XV… Chaque année comme dans une belle symphonie des mieux reconnues, des plus prisées, la machine se met en marche et rien ne semble vraiment l’arrêter, sauf finalement elle-même, comme on l’aura constaté l’an dernier en championnat comme en Coupe d’Europe ou ce week-end face à Clermont…
Alors quand on se déplace pour la conférence de presse de rentrée, pour faire connaissance avec les nouvelles recrues, comme pour celle en décembre pour faire le point à mi-championnat, le pré-bilan économique diront certains, on pourrait pratiquement, d’une année sur l’autre, tout écrire par avance tant la messe semble dite d’avance.
Sauf qu’aujourd’hui, même si le Stade Toulousain est bien en ordre de marche, leader de sa poule européenne, normalement placé en championnat, l’esprit semble être ailleurs. Comme si le Quinze Toulousain ne nous faisait plus rêver.

 

Un Jean-René Bouscatel un peu seul ?

Probablement qu’il faudra chercher les raisons de ce mal être dans quelques échanges aigres-doux qui auront concernés joueurs comme dirigeants. Sans oublier quelques dérapages qui avaient plus leur place dans les chroniques de faits divers que dans la rubrique sport de nos journaux. Mais rien pour justifier que dans cette conférence de presse de rentrée de fêtes, le Président Jean-René Bouscatel soit seul à accueillir, les médias toulousains. Seul à représenter le club, seul à faire face à des questions qui auraient concerné d’autres hauts personnages du staff. Mais ce n’est que l’opinion du «petit» supporter que je suis et cela depuis près de 40 ans.
L’ordre du jour se voulait économique et le Président de nous rappeler que «Le secteur sportif n’est pas épargné par la crise et pour la première fois depuis plusieurs années, nous ne sommes pas sur une progression à deux chiffres mais sur une stabilité de notre bilan économique de mi-saison». Et oui, le Stade Toulousain doit lui aussi faire face aux conditions économiques du moment même si force est de reconnaître qu’il se trouve un tantinet protégé avec des partenaires qui ne se sont pas dérobés devant leurs engagements. Comme Fiducial qui reconduit le contrat ou Solerine qui pose pour la première fois sa marque sur le maillot roi. Aujourd’hui le fond économique du Club repose sur l’engagement d’environ 300 entreprises, pour un CA/annuel de près de 28 millions d’euros.

 


C’est sur le plan de la billetterie que les difficultés pourraient, dans le temps, trouver des résonances plus lourdes qu’aujourd’hui avec un recul de 3% soit stabilisé aujourd’hui à environ 89,5% contre 92,5%, l’an dernier… Une très bonne note par contre, côté abonnements, avec un total de 10.820 abonnés, le meilleur résultat français devant Toulon.
Pour ce qui concerne la boutique, le recul est très net avec une chute de 11,1%. Soit un CA annoncé à 2,723 M€ entre juillet et décembre 2009 contre 3,061 M€ lors de la même période en 2008. Jean-René Bouscatel a par ailleurs évoqué le projet de centre d’entraînement qui devrait aboutir d’ici à deux ans et s’est dit content si d’aventure, pour satisfaire à une Coupe d’Europe de Football, le Stadium passait à 42.000 places. Ceci tout en regrettant que Midi-Pyrénées ne se dote pas d’un stade de 60.000 places : «Je pense qu’il s’agit d’un outil important, qui pourrait accueillir de belles manifestations. Cela nous permettrait de mener une ambitieuse politique tarifaire et de conquête du public. Si les places étaient à moitié prix, nous pourrions accueillir beaucoup plus de supporters ! Nous pourrions également accueillir plus de matches internationaux. Actuellement, tout a lieu à Paris et au Vélodrome à Marseille ! La région y trouverait un réel intérêt. Mais la rénovation du Stadium sonnera sans doute le glas d’un tel équipement…»

 


Quant aux rumeurs de démission pour un remplacement par Guy Novès qui ont couru Toulouse ces derniers mois, Jean-René Bouscatel, président du club depuis octobre 1992, a fermement répondu à la question : «J’ai été réélu l’an dernier pour 6 ans. Il n’est pas question de démissionner !».
Voilà qui a le mérite d’être dit.

André Gérôme Gallego

• Un timbre tiré en série limité représentant le Stade Toulousain a été réalisé en partenariat avec ID Timbre, nouvelle offre courrier du groupe La Poste. Comportant les visuels de 10 joueurs différents, chaque planche de 10 timbres (9,90 €) sera disponible dès février auprès des facteurs de Haute-Garonne, dans les principaux bureaux de poste du département et sur le site www.laposte.fr


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