Peur d’être Français ?

Aujourd’hui, l’on tire à boulets rouges, sur tout ce qui ose, bouge, engage de sentiments, de valeurs propres à ce qui est la nature même de la France, à ce qui la définit comme telle et unique. Avec toutes ces valeurs humanistes héritées de luttes historiques comme de sacrifices, mais aussi et on voudrait l’oublier aujourd’hui, puisées dans nos racines judéo-chrétiennes. Une différence, une marque de fabrique made in France que ni rien ni personne ne pourra copier et surtout dont ni rien ni personne ne pourra nous couper…

Une manière d’être, d’aller vers l’Autre, de l’accueillir qui pourrait demain et a contrario, être prise comme un signe de faiblesse inéluctable au risque de mettre en péril les fondements même de notre Nation.
Que l’on ne s’y trompe pas : à travers la laïcisation de notre société, il ne s’agissait en aucun cas, pour la République de marginaliser les religions et encore moins la religion chrétienne, mais d’empêcher avec logique leur influence dans l’exercice du pouvoir politique et administratif. Comme de rappeler que les idées spirituelles et philosophiques relèvent exclusivement du domaine de la conscience individuelle ainsi que de celui de la liberté d’opinion. Des valeurs, un postulat de liberté comme d’équité, que bon nombre de Français comme d’étrangers que nous avons accueillis sur notre sol et aidés à se reconstruire, piétinent sans cesse. Un comportement coupable que demain nous pourrions regretter amèrement si d’aventure, nos faiblesses de ce jour continuaient à se pérenniser.

Des valeurs d’égalité, de fraternité, de justice où tout un chacun peut exprimer sa différence, sa manière d’être sans pour autant prôner en permanence l’opposition à tout ce qui fait nos règles et nos lois. Prendre enfin con-science de la chance unique que nous avons de pouvoir appartenir, comme de faire partie de l’histoire d’un grand peuple, d’un grand pays : La France. L’obligation de rappeler à ces esprits chagrins de comprendre une bonne fois pour toute que la marche en avant de notre pays, son histoire nouvelle, ne pourront jamais s’écrire différemment que celle promise à son peuple et depuis des siècles. Jamais nous ne pourrons nous laisser faire, jamais nous ne nous laisserons imposer tout ce qui n’est pas nous.
Certains m’opposeront le “jus soli”, le droit du sol qui permet à tout étranger né en France de devenir Français. Sauf que prendre la nationalité d’un pays, c’est aussi et surtout en prendre l’identité et tout ce qui en constitue les fondamentaux. Ce que cela engage tout simplement d’obligations comme de don de soi pour pouvoir accéder philosophiquement et dans les faits à cette appartenance nationale.
Aujourd’hui à en croire certains leaders d’opinions, le plus souvent à gauche, fonds de commerce à protéger oblige, on en revient à se demander si nous ne serions pas tous devenus amnésiques au point de ne plus savoir définir ce qu’est justement “être Français”. De le limiter au jus-te droit du sol, sur le seul terrain juridique et qui de fait a tout engagé de travers. La boîte de Pandore était ouverte et ses effets commencent à se faire ressentir ici et ailleurs.

Moi extrémiste… ?

Bien entendu et comme de logique, écrire ces quelques mots pourraient faire qualifier leur auteur d’extrémiste. Comme si le monopole d’aimer la France, n’appartenait qu’à une frange de Français. Que de lui être redevable de tout ce qu’elle lui a apporté, tout ce qu’elle lui a donné de force et de courage et d’envie d’avoir en permanence un rêve d’avance à partager, à lui, l’émigré… Ne pouvait en rien lui donner le droit de s’inquiéter du devenir de son pays, d’apporter sa voix au débat. D’autant s’il prétend n’avoir rien renié, oublié de ce qui constitue aussi une part de lui-même non négociable avec l’apport d’autres racines, d’autres coutumes, d’autres religions, une manière d’être reconnaissant aussi au pays de sa naissance. Oui agir, toujours agir en respect de l’héritage que lui ont confié à transmettre ses aïeux.
Simplement un père de famille averti, comme par un instinct inné, qui le pousse aujourd’hui à dire, écrire, agir pour révéler son ressenti que la France pourrait être demain en danger. Que les Français de souche, comme dirait mon voisin, et ceux qui ont pris pour engagement et fierté de devenir Français, de se battre pour elle, pourraient demain voir leurs enfants payer leur laxisme chronique, leurs faiblesses, pour ne pas dire leurs lâchetés d’aujourd’hui.  

Et comme la nature a horreur du vide…

Une nation, c’est une famille nombreuse, réunie par le sou- ci du bien commun, du partage de tout ce qui fait la vie avec équité et responsabilité. Elle est fédérée par la croyance en un même idéal de mieux-vivre, la religion étant ce supplément d’âme qui nous caractérise mais ne nous oppose pas à l’Autre, ne nous entraîne pas à vouloir le dominer voire même à l’éliminer. Au contraire, si notre religion est d’importance pour nous, elle nous engage alors à mieux l’étudier et surtout à reconnaître “les passerelles”, les crédits qui existent et que l’on doit aux autres religions. Car sans cette prise de conscience intellectuelle, rien ne pourrait se comprendre, se faire, en toute liberté et honnêteté de pensée.
On le sait et tous les historiens nous le rappelleront : aucune civilisation n’est détruite car trop faible pour affronter l’extérieur. Aucune n’a perdu ses forces sans s’être d’abord affaiblie à l’intérieur ; sans avoir tourné le dos à tout ce qui faisait hier sa résonnance, sa différence, le socle que nul ne pourrait remettre en question sans se mettre lui-même hors jeu. Et c’est malheureusement ce qui arrive chaque jour un peu plus à notre pays, à l’Europe. Si les sociétés, française et européenne, notre mode de civilisation, ne semblent plus avoir de raisons de défendre leur liberté de conscience, c’est probablement parce que depuis trop longtemps, la raison dominante qui nous réunissait, la religion chrétienne, nous est devenue majoritairement étrangère.
Si aujourd’hui le premier guignol qui se clame photographe peut exposer en Avignon, à la Cité des Papes, une photo qui représente le Christ en Croix, baignant dans un bol d’urine, sans que cela n’émeuve grand monde, c’est que le chaos n’est plus très loin.
Que dire aussi de la représentation au Théâtre de la ville, place du Châtelet à Paris, de la pièce de théâtre “Sur le concept du visage du fils de Dieu”, à laquelle assiste Frédéric Mitterrand, le ministre de la culture français.

Une pièce qui pourtant s’en prend directement, lourdement et même péniblement à la figure majeure en laquelle se reconnaît le message chrétien, le visage du Christ. Une pièce qui “culmine” avec le déversement d’excréments sur une représentation de la Face du Christ et sans qu’aucune autorité responsable ne réagisse. Mais, c’est vrai et comme nous l’expliquera notre cher Ministre de la Culture, rien de bien grave : C’est de l’art contemporain. Sauf qu’imaginons qu’à la place du visage du Christ, comme dé-cor d’une pièce de théâtre, figure le visage de Moïse, celui de Mohammed ou de Bouddha, à qui on aurait fait subir le même “châtiment” :
Qu’aurait pensé alors, notre fameux Ministre ?
Mais peut-être sommes-nous tout simplement à l’orée d’une nouvelle laïcisation de notre pays comme de l’Europe ou plus simplement à devoir faire face à une sorte d’irénisme visant à ne privilégier aucune religion et, par conséquent, à ne vouloir se fâcher avec personne. La France, l’Europe se réduiraient alors à un grand marché économique, sans valeur et sans âme ? Le danger nous guette, c’est certain, car la nature a horreur du vide et avec les pétrodollars, c’est sûr, on peut mettre Paris en bouteille.
En fait, il ne reste plus aux âmes bien pensantes et de toutes origines qu’à être simplement plus explicites dans l’affirmation de leur foi et à dire “Non” à la manipulation qui voudrait que l’on renie nos origines judéo-chrétiennes.
Ceux qui ne sont pas d’accord avec nos us et coutumes n’ont pas leur place chez nous. Qu’on se le dise…
Quant aux repentances perpétuelles et toujours dans le même sens, on peut en parler et même débattre…



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