Où sont les parents ?

Oui, «où sont les parents ?» serait la première question qui viendrait à l’esprit quand on lit ce fait divers qui nous informe que des gamins âgés seulement de 6 à 12 ans ont saccagé, sans aucune raison, une école maternelle. Un fait divers de plus, diront les statisticiens.
Un fait divers de “mieux” ironiseront celles et ceux dont l’insécurité est le fond de commerce. Oui, où sont les parents ? Sauf que ces gamins à un titre ou un autre, sont les nôtres. Qu’ils soient Blancs, Noirs ou Jaunes, Chrétiens, Juifs, Musulmans, Hindouistes ou autres, ils sont simplement Français. Alors, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous, à un titre ou un autre, responsables de leur devenir, parents de sang ou pas… D’autant plus qu’ils sont, ne l’oublions, la France génération plurielle de demain. Des gamins qui, quelque soit les terrains de la vie qu’ils emprunteront, se devront de porter haut nos couleurs, car sans cela, gare à notre mieux vivre national légendaire. Il serait donc temps de réfléchir à leur devenir, ensemble, pas chacun de son côté, pas chacun suivant son intérêt stratégique du moment.

 


Le reflet d’une société en mal de repères

Car ces gamins et leurs aînés de quelques années, ne sont que le reflet d’une société qui ne dit pas ses maux et qui surtout fuit ses responsabilités. Une société qui a banni de ses valeurs morales le respect de l’autre, l’amour du travail, du partage, de la justice et de la communion d’esprit pour seulement gagner ensemble. Une société qui oublie de rappeler à ces gamins, car elle ne peut plus le leur garantir, que plus la récompense recherchée sera forte, plus l’effort sera lui aussi important et constant à obtenir. Mais surtout, une société qui est entrée de plein pied dans une philosophie de comportement où justement le jeu consiste le plus souvent à confisquer ladite récompense. Sauf qu’à terme, plus personne ne prendra le moindre risque d’essayer de réussir, puisque les dés seraient pipés d’entrée de jeu.
C’est ce que nous rappelait déjà en 1931 un certain visionnaire du nom d’Adrian Rogers en affirmant : «Quand la moitié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils bénéficieront à d’autres, cela mes amis, s’appelle le déclin et la fin d’une nation.» Car c’est une vérité, on n’accroît pas les biens en les divisant, mais seulement en croyant avec force et conviction d’aller toujours plus loin dans le rêve à partager ensemble.
Ces gamins n’ont plus le moindre repère valorisant, car, ne nous leurrons pas plus, ce sont l’anticonformisme et la transgression permanente qui sont devenus les religions officielles de notre société. Un jour prochain, qui n’est pas si loin devant nous, on regrettera cette lâcheté collective.

André Gérôme Gallego
Directeur de la publication
andreg@aol.com


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