Nucléaire : Cécile Duflot à côté de la plaque ?

Avec le récent accord signé avec le Parti Socialiste et son candidat François Hollande, les Verts de Cécile Duflot viennent de démontrer que la force des convictions avait des limites ; que contre un poste de Député à Paris, les bonnes intentions, le fonds de commerce soi-disant écologique, ne pouvait con- trebalancer une place à l’Assemblée Nationale. Plus, on aurait pensé que ce mouvement se voulait plus près de la nature et de ce qui en fait ses valeurs propres, à savoir le respect de l’autre, la droiture envers les électeurs, la récompense que s’il y a le travail qui l’accompagne etc… Ces postulats ont vite été oubliés dès l’instant où il était question de conquérir un titre. Conquérir étant en la circonstance un peu trop fort, car il s’agira pour la “Femme pressée de Gauche”, de prendre place dans une circonscription toute acquise à la gauche. Tant pis si pour cela on doit, au passage, évincer le titulaire du poste, celui qui l’a gagné par son travail et d’autres valeurs. 
En fait, à la lumière des derniers sondages qui concernent la candidate des Verts Eva Joly, on se rend compte que les soi-disant écologistes, ne pèsent pas plus de 5% en France. Et que surtout là comme ailleurs, ils n’ont pas le monopole de ce qui est bon ou pas pour le devenir de l’Homme.
A propos du Nucléaire…

Loin de la manipulation médiatique de cette soi-disant société bien pensante, les Français sont eux plus réalistes et raisonnables en s’opposant à seulement 20 % au programme nucléaire de notre pays. C’est un sondage réalisé par notre confrère Le Monde et l’IFOP qui le révélait, voilà quelques jours…
Car tout le monde le sait : il n’existe pas aujourd’hui d’alternative connue au nucléaire et susceptible de fournir une énergie de masse sans la contrepartie d’excès de rejet de CO². Aujourd’hui plus qu’hier, les besoins démographiques de la planète imposent, au contraire, une énergie accessible au plus grand nombre pour simplement apporter le confort et le bien-être, dans les endroits les plus reculés du globe. Refuser le nucléaire pour le remplacer par des centrales thermiques, au charbon et au fioul, serait un non sens tant sur le plan de la capacité polluante que de la simple sécurité des populations environnantes, comme actives au sein de l’unité de production. Ce n’est pas un hasard si François Hollande, maintenant qu’il a ficelé les Verts, se prononce comme un défenseur de la première heure du nucléaire.  
Que dire aussi du recours aux énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien ? Cela supposerait d’avoir à sa disposition des surfaces immenses qui obligatoirement pourraient apporter une mauvaise contrepartie avec la limitation notamment de l’agriculture ou de la pêche dans ces zones. Sans parler des nuisances sonores pour l’environnement et d’un impact important auprès de la faune sauvage qui, on le dit peu, fuit ces endroits…  
Certains pourraient avancer que l’énergie hydraulique n’a pas été exploitée comme elle aurait dû l’être depuis des décennies. Plus, qu’elle coûte moins de 36 € pour un million de Watt/heure (Wh) quand on atteint 42 € pour le nucléaire. Sauf qu’aujourd’hui il n’existe plus en France, de sites aménageables pour y installer des barrages.

Peut-on vraiment payer plus cher l’énergie électrique ?

Et puisque nous en sommes aux chiffres, rappelons que les centrales thermiques produisent une électricité dont le prix atteint 80 € du million de Wh, quasi deux fois plus cher que le nucléaire. L’éolien plafonne à 100 € et le solaire… à 300 €. Les Français sont-ils prêts à payer leur électricité trois à huit fois plus cher ?  
Sans oublier que dans les années à venir, la demande d’électricité n’est pas appelée à baisser. Bien au contraire ! Aujourd’hui, sur 6 milliards d’êtres humains, un milliard seulement jouit d’un environnement comparable au nôtre. Trois milliards sont sous équipés et deux milliards n’ont aucun accès à l’électricité.
Sans oublier que notre société dite moderne, s’intéresse toujours plus à la voiture électrique, sauf qu’il faudra un jour penser à recharger les batteries…
Quant au danger nucléaire, il n’est pas plus important que dans d’autres techniques. Même si là comme ailleurs, il est demandé de plus en plus de précautions, de recherche de sécurité, d’applications de protocoles, même si l’on sait que le risque zéro n’existe pas. Fukushima, au Japon, est là pour le démontrer. Car honnêtement, qui pouvait vraiment imaginer qu’il y aurait une telle succession en chaîne d’événements avec tout d’abord un tremblement de terre et dans la foulée un tsunami…
Aujourd’hui la France tire 75 % de son électricité du nucléaire, alors que les Etats-Unis et l’Allemagne plafonnent à moins de 25 %. Cette avancée technologique, il ne faut pas la perdre, au contraire.
Il est souvent bon d’avoir raison avant les autres.



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