Nicolas Sarkozy le baroud d’honneur ?…

Pour son dernier meeting dans la région parisienne, à 48h du jour «J», Nicolas Sarkozy s’est «lâché», pour simplement mettre en face de leurs responsabilités les médias français, considérés par lui comme un tantinet trop penchés à gauche. Un constat qui ne peut échapper à personne et surtout pas aux initiés, les professionnels avertis que nous sommes. Nicolas Sarkozy a attaqué à nouveau, avec la force qui est la sienne : «Toute notre énergie renversera les montagnes de papier qu’ils veulent dresser devant nous, en permanence».

Sauf qu’encore une fois prendre à partie nos confrères qui sont finalement en accord avec leur ligne éditoriale, devrait-elle être à l’extrême gauche ou droite, leur appartient. Sinon on ne peut plus parler de liberté de pensée ou d’expression. Et puis c’est surtout éviter de débattre des vraies questions qui fâchent. Si les médias français sont à gauche, c’est parce que la droite française n’a jamais rien fait pour soutenir les initiatives de droite, au contraire. Et au Journal Toulousain nous en savons quelque chose. A droite et particulièrement à l’UMP, on préfèrera toujours faire les yeux doux à des acteurs de gauche, (tant pis s’ils nous trahissent plus tard comme on le voit aujourd’hui, avec les Fadela Amara, les Martin Hirsch qui viennent de se rallier à François Hollande), que simplement respecter celles et ceux qui depuis toujours n’ont jamais failli à la parole donnée.

 

Du 9 contre 1 contre Sarkozy… 

 

Bien sûr que le Président sortant peut avoir la légitimité d’attaquer les règles de temps de parole et surtout la mise en scène de l’ensemble des candidats qui ne pensent exister qu’en fustigeant son action. Il est le seul Président de la République à défendre, devant les Français, son bilan. François Mitterrand et Jacques Chirac s’en étaient dispensés en engageant stratégiquement avec l’adversaire, une cohabitation. Pas un hasard non plus si sous l’ère Mitterrand, le Front National est passé de 0,7% à +15% voire au minimum 20% aujourd’hui… En politique on le sait, seule la victoire compte, les chemins pour y arriver sont vite oubliés quand elle est là enfin là…

Et pour le candidat UMP contester que «La conception extraordinaire de l’égalité à la Française, c’est neuf contre un. Et en plus, il ne faut pas se plaindre»… pourrait paraître en pure perte. D’autant s’il ajoute : «Je passe dans des émissions à des heures extraordinaires entre deux personnes que je ne connais pas et qui paradent tous les cinq ans… On assiste à une démocratie formelle qui étonne le monde entier et que même les Français décryptent avec beaucoup de scepticisme Ils ont cru me piéger en me voyant me soumettre à cette règle. Ils se sont trompés, ce n’est pas cela qui m’empêchera de courir le plus qu’eux. Quand je pense qu’on a dit que c’est moi qui maîtrisais les médias, qu’est-ce que cela serait si je ne les maîtrisais pas ! Ils ne savent pas que ce qui me porte c’est que je sais au plus profond de moi que le peuple français va donner une leçon à tous ces gens comme jamais ils n’en ont reçue une avant…”

Le Président de la République revenait aussi sur le comportement peu courtois des journalistes de Radio France qui n’ont pas hésité à donner la parole à des auditeurs qui allaient l’insulter, en direct, à l’antenne. «Le peuple de France, il n’aime pas l’injure, il est courtois. Notre énergie, notre unité, notre rassemblement, renversera les montagnes, les montagnes de papier qu’ils veulent dresser devant vous, devant nous, devant moi. Ils n’y réussiront pas. Parce que nous avons un idéal, nous avons des convictions. Nous sommes le peuple de France et dimanche, il donnera ses convictions.»

Reste à savoir si toutes ces «plaintes» seront relayées sur le terrain, par bon nombre de ses soi-disant proches. Notamment ceux qui pour la plupart pensent, à tort que la défaite, leur donnerait plus de chance de gagner, demain leurs propres défis régionaux. Dans quelques heures, le verdict indiscutable des urnes tombera et alors là, malheur aux vaincus.

 

André Gallego

 



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