N° 400…

Saint-Exupéry disait «Faites de votre vie un rêve et de vos rêves une réalité…».

Inconsciemment je pense que ce souhait est inscrit en chacun de nous et même plus : on le souhaite à l’ensemble de celles et ceux qui nous sont proches, qui n’ont pas hésité à braver les interdits, pour être toujours là, à nos côtés. Ils sont de droite, de gauche et plus sûrement d’ailleurs, mais comme nous, ils ont l’ambition de croire que tout n’est jamais écrit d’avance, que nous avons le pouvoir et surtout le devoir de tout faire pour que cela change ; pour que le commun des mortels, n’ait plus peur de l’autre, plus faim, plus froid.

 


Alors fêter le 400ème numéro d’un journal comme le nôtre, n’est pas anodin et démontre que contre vents et marées, surtout quand on n’appartient pas à un réseau influent et pas de mèche avec certains notables locaux, l’on peut avec beaucoup de folie et d’audace, aller au-delà de ce que la logique nous avait destiné. Ce numéro anniversaire nous rappelle que notre rêve, le Journal Toulousain, n’était pas une utopie, mais une réalité qui compte, qu’on le veuille ou non, dans le paysage médiatique régional.

Souvenez-vous en 2007, pour la soirée de nos 10 ans, ce sont 367 personnalités régionales, du monde politique, culturel, sportif comme de la société civile, qui sont venus les fêter avec nous.
Oui, 400 numéros pour démontrer qu’il était possible, malgré tout le respect que nous portons à nos confrères, d’apporter, avec modestie, un autre accent à l’actualité toulousaine.
Oui, 400 numéros pour notre petite équipe qui mène, tant bien que mal, sa barque médiatique en espérant atteindre un jour la rive du bonheur : Celle de la reconnaissance d’un monde meilleur où nous ne serions pas notamment les éternels oubliés de la cagnotte économique locale.
Un combat des plus difficiles, nous le savions dès le début, mais nous pensions qu’avec le temps tout pourrait s’améliorer. Qu’il suffisait d’être de qualité, de durer pour être acceptés. Qu’il suffisait d’avoir des abonnés en très grand nombre notamment dans le 31, mais aussi en Midi-Pyrénées pour être reconnus. Enfin, d’obtenir le droit de publier les annonces judiciaires et légales pour que l’on ne puisse plus écarter la pertinence de nous traiter d’égal à égal avec nos confrères.
Il faut croire que non…
Pourtant il serait si simple de nous inscrire, au même titre que d’autres et en toute équité, sur les plans médias locaux, comme de Midi-Pyrénées.
Le Journal Toulousain ne serait-il bon que pour publier des communiqués ? Ne réaliser que des publi-reportages de complaisance ? Couvrir des inaugurations, des manifestations et ne rien voir passer de la manne économique locale ? Bizarre comme notion d’Equité, de Justice, de Liberté d’Expression voire d’humanisme dont certains se prétendent investis.
Ne serions-nous pas des citoyens à part entière, une entreprise de presse normale ?…
Pourtant pour réaliser ces numéros, nous avons donné leurs premières chances à plus de 50 personnes, qu’elles aient été administratifs, journalistes, techniciens, commerciaux… Autant de professionnels qui depuis ont fait leur chemin, dans les autres médias de la région et même plus loin. Sans oublier les autres qui sont venus se ressourcer, renaître chez nous…
De nombreux stagiaires aussi, refusés ailleurs, à qui nous avons essayé de communiquer notre passion, notre métier, mis à l’honneur leurs écoles. Certains ont même commencé leur carrière chez nous.
Ce qui démontre s’il en était besoin que nous sommes une entreprise d’utilité publique et que, comme toutes les autres, nous avons droit au respect et à la même considération que nos confrères. D’autant si les budgets accordés émanent de nos impôts…
Mais surtout, un grand merci à toutes Celles et Ceux qui depuis le premier jour sont toujours là à croire à ce rêve d’avance à partager : Le Journal Toulousain.

… Que le meilleur vous accompagne toujours.

André-Gérôme GALLEGO
Directeur de la Publication
andreg@aol.com


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