Lutter contre la toxicomanie…

Un gamin d’une banlieue parisienne vient d’être battu à mort par un autre gamin… Comme toujours des émeutes s’ensuivent et les services de Police venus sur les lieux pour calmer les esprits, deviennent la cible privilégiée de bandes de voyous bien organisées. Des bandes qui derrière ces batailles de rues veulent, coûte que coûte, conserver ces zones de non droits qui facilitent leurs différents petits commerces prohibés. Au premier duquel on note le trafic de drogues…
Un commerce de plus en plus lucratif, avec une demande toujours en hausse et qui elle, touche toutes les couches de la société. Si l’on ne fait rien, dans moins de 20 ans ce drame touchera quasiment 1 famille sur 2, si ce n’est déjà fait. Alors, il est temps de réagir, il est temps de voir les pouvoirs publics s’attaquer avec plus de volonté et de moyens contre ce mal du siècle. Mais cela ne doit pas nous faire oublier que nous avons, nous aussi, un rôle à tenir pour protéger nos enfants.

Un effort collectif obligatoire

Oui, un effort collectif qui nécessite détermination politique et ressources suffisantes ; comme vient d’ailleurs de nous le rappeler Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU… Alors que la cocaïne semble déferler sur notre pays, avec les ravages supposés, ce dernier, avec audace nous rappelle que la toxicomanie est un problème qui peut être évité, traité et maîtrisé. Pour lui, on se doit d’intensifier les efforts qui visent à réduire l’offre. Notamment, en aidant ceux dont les cultures illicites sont le gagne-pain, à trouver des moyens légitimes de gagner leur vie. Mais aussi, en veillant à ce que les forces de l’ordre continuent à saisir les substances prohibées.
Sauf que le plus grand défi, dans la lutte mondiale contre la drogue, est de faire baisser la demande et là nous avons notre mot à dire. Si la demande baissait, il y aurait moins de débouchés pour les producteurs, et moins de profits à réaliser pour les trafiquants. La lutte contre la toxicomanie nécessite donc bien un effort collectif qui demande la détermination politique et des ressources suffisantes, surtout pour le financement de structures de traitement plus nombreuses et plus efficaces. Mais sans oublier que l’efficacité demandera l’obligation d’avoir l’engagement des parents, des enseignants comme du corps médical des services sociaux et même la participation des médias comme des représentants de la justice pénale.

Faire baisser la demande…

En fait, tous les citoyens doivent unir leurs forces et se préoccuper spécialement des plus vulnérables : ceux qui risquent de tomber dans la drogue en raison de leur situation personnelle ou familiale, et ceux qui se droguent déjà. Les aider à reprendre leur vie en main, plutôt que de laisser la drogue diriger leur vie. Cela implique que les jeunes soient correctement orientés, aient des possibilités d’emploi et puissent participer à des activités structurantes qui donnent sens et valeur à la vie. Cela implique que l’on aide les parents à entourer leurs enfants d’amour et à les mettre sur la bonne voie. Cela implique aussi que l’on tende la main aux groupes marginalisés et que l’on veille à ce que ceux qui en font partie reçoivent les soins dont ils ont besoin pour surmonter leurs problèmes de comportement ou de santé mentale et physique. Cela implique que l’on sache, chez l’Autre, nourrir l’espoir de gagner.
Oui, que l’espoir soit en permanence inscrit en chacun de nous et qu’il soit porté par un rêve d’avance capable à tout moment d’être réalisé. La victoire est à ce prix, n’en doutons plus, demain il sera trop tard.

André-Gérôme Gallego
andreg@aol.com


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