Les Roms

Francis Manaud

Depuis quelques semaines, la polémique ne cesse d’enfler au sujet de la présence des Roms sur notre sol. Querelle notamment entre deux ministres du gouvernement qui s’opposent sur la légitimité de cette présence avec des arguments tout aussi pertinents pour l’un et pour l’autre. Pour le ministre  de l’Intérieur qui a à gérer les quelques 20.000 Roms actuellement sur notre territoire, il s’agit d’un problème immédiat compte tenu de leur implantation dans des camps insalubres au mépris de toutes les lois sur l’hygiène et les conditions de décence. Le ministre est en effet confronté à la fronde de plus en plus pressente des maires, eux-mêmes interpelés par leurs administrés sur les nuisances provoquées par cette population implantée au mépris de toutes les autorisations, si ce n’est par les accords de Schengen et la libre circulation en Europe. En toile de fond, les futures élections municipales avec la menace de voir les électeurs dresser un front de fronde pour que soit traité ce sujet de plus en plus brûlant. Quelques opérations spectaculaires sont bien menées qui montrent les services de l’ordre sur réquisition du préfet, en train d’évacuer ces misérables bidons villes lesquels bien sûr se réinstallent quelques mètres plus loin. Mais cela ne satisfait personne car ces populations qui n’ont pas l’autorisation de travailler dans notre pays n’ont d’autres choix que de s’adonner à la mendicité voire à pratiquer toutes sortes de délits qui bien souvent mettent en scène de tous jeunes enfants.

 

Subventions européennes

 

C’est ainsi que vient de s’ouvrir à Nancy un procès qui met en cause une organisation quasi mafieuse dont les exactions commises par des mineurs permettaient aux chefs du réseau d’avoir un train de vie des plus luxueux. Face à cette désolante constatation, la ministre de la ville met en avant les grands principes humanistes sur la protection des individus et des droits de l’homme qui interdisent toutes persécutions comme celle par exemple de les faire retourner dans leur pays. Noble sentiment sans aucun doute si l’on feint d’ignorer les conditions inhumaines dans lesquelles ces gens vivent, conditions que la ministre du logement n’a pas les moyens de corriger. On est d’ailleurs en droit de se demander dans quelles conditions ces gens pouvaient vivre dans leur pays pour préférer se contenter de celles qu’ils ont en France. De la même façon que deviennent les subventions versées par l’Europe et pour lesquelles la France est contributrice, pour que le destin de ces femmes et de ces hommes ne soit pas amélioré ? Dans ces conditions, les remarques de la présidente de la commission Européenne au sujet du comportement de la France sont de plus en plus inacceptables. En ayant le plus grand mal à régler les problèmes de nos concitoyens, il devient illusoire de penser que nous pourrons régler ceux des autres pays, fussent-ils de la communauté Européenne. Plus nous avancerons dans le temps, plus nous devrons nous attacher à n’accepter que celles et ceux à qui nous pourrons offrir un travail utile à notre économie. Pour les autres, ils devront rester à la charge de leur propre pays avec comme c’est le cas actuellement, l’aide communautaire qui devra leur permettre d’atteindre un niveau de vie comparable au nôtre.

 

Francis Manaud



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