Les Français sans illusion…

Sur l’avenir… Sans illusion sur leurs dirigeants pour apporter des solutions durables, pour engager l’avenir avec sérénité.
Et surtout ils sont conscients de ne pas être tous logés à la même enseigne. Que s’ils ne sont pas dans le bon réseau social, économique ou politique, leurs enfants auront du mal à faire mieux qu’eux-mêmes. Alors que toute ambition de parents responsables, qui n’ont pas eu le bénéfice d’héritages construits par d’autres, mais tout gagné à la force du poignet, c’est qu’au moins cela garantisse que les sacrifices d’une vie, ne l’aient pas été pour rien. Que chaque génération n’ait pas l’obligation d’avoir tout à refaire, tout à reconstruire. Jouer les Pénélope n’a jamais été une sinécure et surtout pas un objectif de mieux vivre. Nos élus de tous bords devraient au moins nous garantir cela, avant de s’engager.

Rien de nouveau sous le soleil ?

Certes, les états d’âme des Français ne sont pas nouveaux. C’est connu, les Gaulois ont toujours eu peur que le ciel leur tombe sur la tête et bon nombre parmi eux croient encore aujourd’hui en la potion magique. Certains prétendront même que ces traits de caractères sont inscrits dans leurs gè-nes. Toujours à râler, à con-tester, à soupçonner l’autre d’être la cause de tous ces maux, mais surtout à peu s’engager, à ne pas prendre le moindre risque pour que cela change. Que des clichés penseront les plus crédules. Sauf que moins de 50 %, d’entre nous, va voter. Par ce simple constat, on fait le bonheur d’élus à vie. Com-me on le voit dans notre région, particulièrement, à gauche. Mais convenons aussi qu’il en est de même des outsiders de droite…

Diviser pour mieux régner ?

Plus, aujourd’hui, dans un contexte général de “déclin des institutions”, l’aggravation du sentiment de défiance de l’Autre est encore plus perceptible. Les pouvoirs publics semblent laisser faire comme s’ils avaient intérêt à voir augmenter les extrêmes de tous bords. Diviser pour mieux régner ? Comme si l’histoire ne nous avait rien appris. Ne serait-il pas plus logique et constructif de rappeler que la France a toujours été “plurielle” ? Que l’on n’est rien sans l’Autre, quelques soient ses origines, sa couleur, sa religion et même ses idées politiques. Que l’on a tout à apprendre justement du partage avec l’Autre. Pour que cela marche, il suffit que chacun sache et respecte les valeurs humanis- tes qui guident notre pays “la France”. Que sa dimension laïque soit le ciment qui nous engage tous, nous lie ad vitam aeternam. Le premier rôle de nos politiques ne se devrait-il pas d’ailleurs d’affirmer cet engagement non négociable ?

Des sondages qui en disent plus…

Pourquoi ces derniers, ne semblent-ils pas interpellés par tous ces sondages qui, chaque jour un peu plus, montrent la défiance des Français à leur égard, mais aussi la crainte du voisin ? Le bon vieux dicton “diviser pour mieux régner” serait-il encore d’actualité ? A quelques mois de l’élection présidentielle, un dernier sondage indique même que plus d’un Français sur deux ne fait confiance ni à la droite ni à la gauche pour résoudre ses problèmes. Nos politiques sont-ils hors du temps ? Ou pensent-ils simplement que les Français ne sont que des marchepieds capables de leur garantir, une fois tous les cinq ans, l’ascension sociale. Les Français montrent aussi du doigt, le fait d’être toujours représentés par les mêmes élus. Ils ne cessent de dénoncer que durant ces 30 dernières années, la Gau-che et la Droite, c’est “bonnet blanc et blanc bonnet”. C’est un fait : depuis 1981, Gauche et Droite sont restées quinze ans chacune au pouvoir. Elles nous ont servi les mêmes discours, les mê-mes promesses : «Demain ça ira mieux». Sauf qu’au bout du compte, on en est toujours, encore et encore, à de nouveaux sacrifices à accomplir. Et pendant ce temps, notre Assemblée Nationale est la plus âgée d’Europe. Elle comprend 80 % de cumulards bien rémunérés qui n’ont qu’un seul sou-ci : celui d’être réélus. Et quand l’un d’eux est battu, que l’on se rassure, pour faire passer la pilule, on lui trouvera un poste de fonctionnaire à 100.000 €/an.

Le modèle Français ?

Alors peut-être que la “vraie vérité”, c’est que le modèle économique et social français est moribond. Rien n’est fait pour former les jeunes alors qu’ils sont l’avenir du pays. On réduit les postes d’enseignants et les services publics, alors qu’ils sont les “Architectes et les Compagnons”, seuls capables de transmettre les fondamentaux ; de pérenniser le savoir-faire et l’équité, de garantir l’essentiel, sans qui rien de durable  ne peut se construire : les valeurs de notre identité “France Génération Plurielle”. Comme une famille, comme un nom à défendre et sans qui l’on n’est rien. Les Français ne croient plus en celles et ceux que l’on a faussement qualifiés “d’é-lites” de la Nation. Toutes ces élites autoproclamées, qu’elles soient politiques, intellectuelles, journalistiques, se sont lourdement trompées dans leurs diagnostics, leurs prévisions ou leurs analyses. Plus, elles ont masqué leurs erreurs et leur faillite dans des mensonges et même de la manipulation médiatique. Avec une seule question : en France, som-mes-nous encore en Démocratie ?




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.