Les Donneurs de Leçons…

Ils passent leur vie à soigner leur “communication”, à nous donner des leçons sur tout ce qui concerne notre quotidien. Ils ont été décorés de la fameuse “Légion d’honneur”, mais il est vrai qu’aujourd’hui, on la brade à qui veut faire le dandy…
On les admire pour ce qu’ils ont été et pour ce qu’ils sont aussi encore aujourd’hui, mais quand même…
Sauf que pendant que le commun des Français subit le quotidien avec de plus en plus de difficultés, que nous sommes plus de 65 millions d’âmes à faire, vaille que vaille, bouillir la marmite France, eux qui sont parmi les plus nantis, font leurs petites affaires ici, dans l’Hexagone. Mais bien conseillés qu’ils sont, pour les contraintes, notamment fiscales, ils préfèrent jouer leur destin ailleurs. Ailleurs, où l’on a compris depuis longtemps qu’il vaut mieux adoucir les mœurs justement fiscales, pour quelques nantis, que de voir s’éloigner une manne financière qui sera perdue à jamais.
Ceci, n’en déplaise à quelques oiseaux de mauvais augure qui se complaisent à souffler dans le sens du vent pour soigner leur fond de commerce de voix électives. C’est bien connu, ce n’est pas en prenant aux riches que l’on va permettre à la base de mieux se nourrir, au contraire même. Plus et paradoxalement, on a le sentiment que parmi nos dirigeants, personne ne peut imaginer l’intensité de la ruine imposée à tous les entreprenants du pays par ces flux de lois fiscales nouvelles, sans cesse remaniées. Une “inondation de lois” où, comme dans une marée noire va s’engluer la vitalité du pays où viennent mourir les ambitions de quelques “fous” qui croient encore en leur bonne étoile, ici en France. Car en matière d’économie et de finance, la seule question qui vaudrait la peine d’être creusée, avant d’imaginer de nouvelles règles financières, serait la question de la réduction massive des dépenses publiques. Sauf que c’est, à Droite comme à Gauche, le sujet tabou par excellence.

 

Ils ne paient pas d’impôts en France…
 
Oui des non-sens que l’on se doit de dénoncer en permanence. Mais qui ne doivent pas nous dispenser d’avoir quelques états d’âme envers la légitimité morale de quelques têtes d’affiches, tous domaines confondus. Certes, des leaders dans leurs jobs respectifs, mais qui, le succès obtenu, ont vite oublié qu’ils ont fait leurs “classes”, connus leurs premiers succès, ici en France. Qu’au-delà de leurs talents, pour aller au bout de leurs rêves, ils ont profité et même usé de la “mère patrie”. Oui, profité de tous les avantages gagnés par d’autres, sauf que le moment venu de renvoyer l’ascenseur, de montrer l’exemple, leur attachement au pays, ils en profitent pour déserter. Ne revenant, pour la plupart, que quand il faut se faire soigner… Bizarre.
Oui, ils ont fui fiscalement le pays, pour s’installer ailleurs en Suisse, en Grande-Bretagne et dans quelques paradis où l’impôt n’est pas roi. Sauf qu’aujourd’hui ils veulent coûte que coûte continuer à s’imposer dans notre vie, comme dans nos us et coutumes, notre manière d’être. Parce que pour la plupart, ils nous fascinent encore, on serait presque tenté de les écouter…
Mais trop c’est trop…

 

Alors, des Noms ?

Le plus prestigieux parmi les plus grands, Alain Delon qui vit à Genève et à qui Nicolas Sarkozy a demandé, en 2010, d’être le parrain officiel du pavillon français à l’exposition universelle de Shanghai. Johnny Hallyday qui vend ses disques et fait ses tournées chez nous, mais se partage entre les Etats-Unis et Gstaad, en Suisse… Comme Charles Aznavour ou encore Emmanuelle Béart qui, depuis sa résidence Suisse, n’hésite pas à faire entendre sa voix pour défendre les “sans papiers” de France. Cherchons l’erreur. Daniel Auteuil, Marc Levy, Michel Houellebecq, comme Alain Prost ou Jean Alesi, Richard Virenque et même le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, Guy Forget, qui depuis longtemps ont cherché refuge ailleurs… Sans oublier le plus populaire des Français en la personne d’un Yannick Noah qui milite pour une France terre d’accueil mais qui vit aux USA et ne participe pas à l’effort financier consenti par chacun d’entre-nous.
Mais que dire et penser aussi de ces quelques chefs d’entreprises de renom qui ont fait ou font la plupart de leurs affaires dans notre pays ? C’est le cas d’Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Eric Peugeot, Jean Taittinger, Philippe Hersant, Corinne Bouygues… Les familles Defforey (Fondateurs de Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès). Aujourd’hui, tous résident à Genève ou aux environs.
Pourtant ils ont commencé à bâtir leur empire financier en France. Certes, ils ont su grandir, grâce à leur ingéniosité, leur travail, leur courage. Mais aussi et ils l’ont occulté grâce à la souplesse, aux largesses fiscales, sociales et autres, des pouvoirs publics de l’époque. Oui, indirectement ils ont bénéficié de soutiens économiques financés par l’effort de tous les Français. Et aujourd’hui ils nous ont tourné le dos pour trouver, comme les spécialistes le prétendent, un refuge fiscal ailleurs.
Alors aujourd’hui, il faut espérer qu’ils ont bien perdu la nationalité française. Mais surtout que dans leurs “petites affaires”, ils ne continuent pas à bénéficier des largesses et soutiens au plus haut niveau de l’Etat. Ce qui est moins sûr.
Par contre pour guider notre quotidien, qu’ils gardent leurs bons conseils pour eux. Nous sommes assez grands pour savoir ce qui est bon pour nous.

André Gérôme Gallego
Directeur de la Publication
andreg@aol.com


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