Léonarda, source d’interrogations

Francis Manaud

Il n’est pas besoin de rappeler l’histoire de cette petite Kosovarde éloignée de France avec ses parents et ses sœurs, les médias se sont plus que largement chargés de le faire pendant une longue semaine. On peut d’ailleurs à juste titre se demander ce qui a pu justifier un tel empressement si ce n’est une fois de plus pour faire de l’audimat ou du papier synonymes de rentrées publicitaires et donc d’argent. Quel intérêt en effet de procéder à des interviews divers et variés d’une jeune fille brusquement projetée sous les lumières de l’actualité au risque de lui faire commettre quelques impairs, ce qui n’a pas manqué de se produire. Son dialogue par micro interposé avec le président de la république en fut un sans conteste possible. En effet pouvait-on un seul instant imaginer qu’une telle affaire puisse être traitée au plus haut sommet de l’Etat, alors que des centaines de cas similaires se produisent chaque jour pour être tout simplement traités par les préfets chargés de faire appliquer la loi. Il faut croire que les mouvements lycéens provoqués par cette affaire ont été la cause de cette proposition élyséenne par ailleurs contraire aux lois sur la famille qui interdisent la séparation des enfants de leur famille. Léonarda ne pouvait retourner seule en France et en faisant cette proposition inapplicable, le président fragilisait sa fonction, et par là même nos institutions. Cette affaire a cependant permis de mettre en lumière un certains nombre de disfonctionnements qui peuvent porter à interrogations. La mise en lumière de l’existence de groupuscules capables de mettre en mouvement des lycéens et qui plus est de syndicats de ces mêmes lycéens prompts à agir dans la rue pour mettre en difficulté un service d’ordre que l’on comprend sur la réserve.

 

Paix sociale

 

Et que penser de ce responsable politique qui prône la poursuite du mouvement les vacances terminées ? Lorsque l’on prend la peine de lire attentivement le rapport qui a permis l’éloignement de cette famille, on se rend compte du soin avec lesquelles cette décision a été prise et exécutée pour préserver à la fois les intérêts de la France et ceux de la famille. Non seulement le père de cette gamine a menti, a fourni de faux papiers, et a refusé toutes les propositions de travail, mais encore il a commis des faits délictueux qui lui ont valu quelques séjours chez les gendarmes. Léonarda quant à elle, n’a pas fait la preuve au vu de son absentéisme à l’école de sa volonté de s’intégrer sincèrement dans la société française. Rien ne pouvait justifier qu’ils demeurent chez nous. La morale de cette bien pénible affaire, c’est de revoir au plus près les critères d’admission sur notre territoire de ceux qui prétendent devenir Français. Sans remettre en cause la richesse que peut engendrer l’immigration, il faut bien convenir que ces dernières cinquante années, notre accueil a été des plus larges. Prendre le temps de la respiration compte tenu de nos difficultés économiques actuelles, serait de bon aloi. L’intégration pleine et entière de ceux qui sont déjà présents sur notre territoire n’en serait que plus facilitée et la paix sociale préservée.

 

Francis Manaud



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