Le Maroc terre d’accueil

S’il en est… Un peuple marocain à l’image de son pays : riche de sa diversité, riche de son histoire ancienne mais aussi empreint d’un humanisme rare. Pourtant aujourd’hui ce merveilleux pays vient, encore une fois, d’être frappé de la manière la plus lâche qu’il soit. Un attentat qui, dans un contexte politico-économique mondial particulièrement difficile, tente de fragiliser encore un peu plus le royaume chérifien. Un acte criminel qui a frappé au cœur même de ce qui fait la force touristique de ce pays : la ville de Marrakech. Et son exceptionnelle place Djema El Fna qui, dans le monde, est aussi connue que notre Tour Eiffel… 
Une main criminelle qui a bien choisi le lieu, le café où les touristes aiment à prendre un jus d’orange pressé, tout en admirant le bouillonnement humain et les attractions qui font la magie de cette place. 17 morts parmi lesquels 7 Français mais aussi, et on le dit nulle part, un couple de jeunes Israéliens qui étaient venus en pèlerinage dans le pays qui a vu naître leurs parents. Ils étaient là en famille justement avec eux et leur jeune fils qui heureusement, si l’on peut dire, étaient restés pour la journée à Casablanca.
Cet événement intervient alors que le roi Mohammed VI s’apprête à instaurer une monarchie parlementaire, répondant à un mouvement de contestation de la jeunesse, mais pas seulement. Une réforme qui déplairait aux conservateurs dit-on, ici et là, mais qui pourtant n’explique pas tout.

 

Notre rôle à jouer…

Et surtout pas, de la part de pays comme la France, du manque de prise en compte des difficultés encourues par quelques anciennes colonies. Non pas comme un dû, une dette envers elles, comme certains voudraient nous en culpabiliser. Car après tout, ces pays ont voulu et obtenu leur indépendance, voilà plus de 50 ans. Et c’est donc à eux et eux seuls d’écrire leur histoire, leur destin… D’autant si pour certains on sait qu’ils possèdent des richesses naturelles nettement supérieures aux nôtres. Et, si ces richesses ne sont pas redistribuées, à qui la faute ?
Et pourtant et malgré tout, on se doit depuis toujours de savoir prendre en considération toutes leurs difficultés, pour simplement mieux les épauler, accompagner ces économies à prendre leur envol. Que l’on ne se méprenne pas, nous y avons tout à y gagner. Oui, prendre en compte, nous aussi, les revendications d’une jeunesse en mal d’espoir en demain. A titre d’exemple, il est anormal que nous n’ayons jamais su poser les conditions de conventions bilatérales inter-universitaires…
Pourtant ces pays nous proposent une jeunesse particulièrement bien formée et éduquée. Comment ne pas comprendre qu’il est de notre intérêt que ces gamins viennent se former chez nous chaque année, de venir compléter leur cursus chez nous. Ils seront demain et partout où ils iront, les meilleurs ambassadeurs pour défendre notre pays. Ces pays que l’on dit depuis trop longtemps émergents ont en eux la fierté, la force, la volonté, les valeurs, les capacités, les connaissances pour gagner demain. Alors pour une fois, ne faisons plus semblant, tendons-leur la main… Demain nous ne nous en porterons que mieux.
Fasse que sa majesté, le Roi Mohammed VI, puisse mener à bien sa réforme constitutionnelle susceptible de répondre aux attentes des Marocains en matière de pluralisme comme de libertés.

André Gérôme Gallego
Directeur de la Publication
andreg@ol.com


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