La France victime de la scoumoune ?

C’est à se demander si les mauvais esprits, après nous avoir tant protégé de nos excès en tous genres, de notre indiscipline légendaire que nous transformions bien souvent en coup de génie. Si finalement la Baraka traditionnelle, le french flair qui nous collait à la peau, celui qui nous sortait de tous les mauvais pas, n’était pas resté aux vestiaires.  
Oui la France traverse une mauvaise passe, sur les plans politique, sportif, économique, social. Et quelque soit le domaine abordé, pas d’homme ou de femme providentiels en vue pour nous donner envie de, la ou le, suivre.
En politique nationale, Nicolas Sarkozy aura du mal à redresser la barre et même s’il venait à gagner en 2012, dans leur for intérieur, les Français ne le suivraient pas. Ils oseraient dans la foulée et encore une fois une nouvelle cohabitation.
Tout simplement parce qu’ils ne se reconnaissent pas ou plus en lui… Parce que la France que l’on aime  n’est pas ce qu’il nous propose tout simplement aujourd’hui. A gauche, Dominique Strauss-Kahn c’est du pareil au même. Finalement, en 2012 pour se changer les esprits, il se pourrait bien que le peuple de France ait à voter pour une femme : Ségolène Royal ou Marine Le Pen.
En région Midi-Pyrénées, ce n’est pas un Martin Malvy qui pense au Sénat ou un Pierre Izard qui aurait déjà dû penser, lui, à la retraite qui vont nous donner envie de les suivre encore. Quant à Pierre Cohen et la bande des Quatre qui dirigent de mains de fer le Capitole, ce n’est sûrement pas eux non plus qui vont nous faire rêver. Il suffit pour s’en convaincre de parler avec quelques employés et même délégués syndicaux pour comprendre ceux qu’ils sont. En fait des socialistes qui n’ont de socialisme que l’étiquette qui ferait élire même un âne dans notre région.

 

La France s’écroule en Italie (22-21)

Dans d’autres domaines, il en est de même : le football français et sa prestation minable en Afrique du Sud. Avec une équipe qui n’était pas la France, mais plutôt composée de bon nombre de mercenaires qui avaient oublié ce qu’ils doivent justement à notre pays. Le football français était tombé dans un gouffre, voilà qu’arrive un Laurent Blanc et le miracle s’opère. On voit arriver de nouveaux talents comme un Adil Rami, d’origine marocaine, bien dans l’esprit de notre pays et la France gagne à nouveau. Démontrant encore une fois qu’il ne suffit que de peu de choses, la confiance en l’autre, pour que la machine redémarre et fasse du bien à tous.
Et voilà que contre toute attente, c’est le rugby français qui se met à déjouer, à s’enfermer dans des guerres de chapelles. Avec un XV de France, pathétique, sans âme qui passe son temps à se regarder le nombril, à ne pas être lui. Cela a marché l’an dernier avec un grand chelem en trompe l’œil. Car le rugby de la vieille Europe n’est plus ce qu’il était. Il a changé depuis longtemps. Il est comme le montrent les pays de l’hémisphère sud, un mix du XV d’hier et surtout du XIII. Les joueurs sont grands, puissants, solides, très rapides et très techniques avec ou sans la balle. Aujourd’hui à Toulouse ce n’est pas le Stade Toulousain qui nous régale, mais le TO XIII cher à Carlos Zalduendo… Le rugby d’aujourd’hui ne se joue pas devant ; il
s’y prépare et se gagne avec les arrières. Samedi, ce n’est pas la France qui a mal joué, ce sont les joueurs italiens qui peu à peu se mettent à notre niveau, car n’oublions pas que déjà en 1997 à Grenoble, ils nous avaient battus (40-32). Et puis souvenons-nous, en match d’ouverture du tournoi des VI nations, les Transalpins, auraient dû battre l’Irlande… Car les joueurs de la squadra azura, ont ce supplément d’âme qui fait soulever des montagnes et que l’on ne retrouve plus dans l’équipe nationale. Des joueurs italiens qui, on l’oublie trop souvent, sont titulaires chez nous ou de l’autre côté de la Man-che. Chaque semaine dans notre championnat, ils brillent et s’élèvent au niveau des meilleurs. Justement, à propos de notre championnat de France, pour étalonner la valeur de nos internationaux, il suffit de voir, poste par poste, leur classement. Et on constatera que pour la plupart, ils ne sont pas les meilleurs à leur poste.
Pour Marc Lièvremont et ses hommes, une sérieuse remise en question s’impose et on espère avoir des réponses dès ce samedi face aux Gallois.
Finalement, une déroute romaine qui aura eu le mérite d’ouvrir pour de bon le débat sur le XV de France et son staff, mais aussi et surtout sur l’ensemble du Rugby français qui semble marcher à côté de ses crampons…  

André Gérôme Gallego


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