JT 250 – Enfants Demain

Enfant Demain…

«Un matin sur une plage perdue en Afrique,

des méduses se sont échouées…

Un Grand-père, en quête de coquillages à ramasser,

se promenait accompagné de sa petite fille Leïla…

Soudain cette dernière

décida de saisir, une à une, les méduses

et d’aller les remettre dans l’eau.

Leïla que fais-tu ? l’interpelle son Grand-père…

- Je veux les sauver…

- Mais tu ne pourras pas toutes les sauver… Laisse-les…

- Oui mais Grand-père pour celle-ci c’est fait…»

Chaque jour, des enfants sont arrachés de leur cocon familial et enrôlés de force dans des milices pour guerroyer. Ils seraient plus de 250.000 répartis dans le monde, à œuvrer au cœur des guérillas. Qu’attend-on pour agir ? Chaque minute, un enfant de moins de 15 ans est infecté par le virus du sida. Plus, dans les pays du Sud, les enfants bénéficient encore moins que les adultes des derniers traitements. Qu’attend-on pour agir ?

Manque d’information, manque d’étude, difficulté de prévention et surtout les biens pensants que nous sommes qui se refusent à découvrir la face cachée de cette humanité.

«Chacun dans notre coin, on ne peut pas agir même si la volonté ne nous manque pas», et voilà en trois mots notre conscience lavée. Oui, sauf que si pour les gamins soldats, l’omerta est la règle. En ce qui concerne le sida, on est nettement plus informé. En effet, les statistiques sont là et l’on sait que les enfants touchés par le VIH représentent 14 % des nouvelles infections soit 700.000 nouveaux cas par an. 18 % des décès annuels sont dus au sida, soit 57.000 enfants concernés. Et pour être complet, 5,6 % de cette catégorie de personnes vit actuellement avec le VIH. A la fin de l’année 2006, on comptait près de 20 millions d’orphelins du sida.

Alors, qu’attend-on pour agir ?

Oui, un état des lieux dramatique, avec quelques chiffres qui suffisent à montrer l’urgence de la situation. Ainsi dans 90 % des cas, ces jeunes séropositifs vivent en Afrique sub-saharienne. Une région où l’accès aux soins ne concerne que 17 % des personnes en ayant un besoin urgent. Proportion encore plus faible si l’on se focalise sur les enfants ou les femmes enceintes avec la quasi certitude de l’infection qui se produit lors de l’accouchement ou de l’allaitement. Ainsi, seulement 10 % des femmes enceintes reçoivent une prise en charge empêchant la contamination à leur bébé. Pourtant, l’infection du VIH pédiatrique peut être presque entièrement prévenue. C’est le cas dans les pays développés où ce type de transmission est de moins de 2 %. Alors pourquoi pas en Afrique, où l’on sait qu’en combinant traitement anti-rétroviral prénatal avec des alternatives à l’allaitement maternel, dès l’accouchement, on obtiendrait vite des résultats prometteurs. Trop longtemps, pour expliquer notre laxisme, on s’est caché sur un soi-disant manque de données concernant l’efficacité des traitements antiviraux chez les plus jeunes. Pourtant, nous vivons actuellement une époque d’espoir en ce qui concerne justement ces traitements. Nous connaissons les solutions qui donnent des résultats concluants. Pourquoi ne pas les appliquer ? Ces enfants du Sahel sont-ils moins importants que ces troupeaux de volatiles sous la menace de la grippe aviaire ? Faudra-t-il que l’on détecte un jour le germe du VIH sur un oiseau migrateur, pour craindre chez nous une pandémie, et enfin réagir ?

Mais peut-être que là comme ailleurs, nos décideurs attendent que nous réagissions tous et comme toujours les premiers ; que nous prenions en compte et individuellement cet oubli d’assistance à enfants en danger de mort annoncée, manquement grave à la plus élémentaire règle d’humanisme.

Et si vous et moi, disions aujourd’hui : « Chiche prenons au mot nos décideurs, montrons leur encore une fois la voie du meilleur de l’âme. Et si, ici et là, nous décidions de créer une association que nous baptiserions «Enfants Demain…». Pour aller au-devant des plus démunis de cette planète, et devenir les parrains et marraines de ces Enfants, et en faire nos filleuls. Probable que comme Leila nous ne pourrions les sauver tous. Mais le fait d’essayer, nous rendrait déjà moins inutiles et nous permettrait d’en sauver des milliers. Cela vaut le coup d’essayer, non ?

Alors qu’attend-on pour agir ? Pour simplement être des Hommes, et des Femmes responsables et humains…

Chiche, «Enfants demain», car ensemble on peut œuvrer pour le meilleur de Tous et ainsi garantir le meilleur à nos propres enfants. Car là est aussi la vérité.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.