Je suis un Africain

 Nous sommes tous des Africains…

Pas seulement parce que l’Afrique est reconnue comme le berceau de l’humanité moderne. Avec le premier Homme où ce qui devait devenir notre ancêtre commun, Homo Erectus, qui est né là et avec la peau noire. Pas seulement non plus parce que comme mes parents, je suis né en Terre d’Afrique et que j’en garde un attachement indéfectible.

Non ! Tout simplement car je sais qu’elle a tant à nous apprendre, tant à nous donner encore, pour peu qu’on la laisse enfin s’exprimer. Ce qu’au plus profond de moi, j’espère encore et encore, plus fort aujourd’hui qu’hier. Car c’est de cette «Afrique nouvelle» que viendra le salut des Peuples… ou le chaos pour les grandes Nations du Monde et des guerres fratricides pour nos enfants.

Oui le salut des Nations viendra de ces Peuples d’Afrique, aux traditions humanistes des plus originelles, des plus riches, des plus vraies, des plus rares et qui encore une fois nous montreront la voie de ce qui nous a été promis pour ce 21ème siècle…

Une Afrique qui ne serait être à l’image de cet Islam radical qui veut tout emporter sur son passage et voudrait de force voiler la vérité aux plus faibles pour leur faire croire que leur religion est synonyme de guerre, de génocides et de bonheur qu’après la mort. Alors qu’elle est avant tout paix et partage avec l’Autre. Le plus souvent miraculeuse au quotidien avec ce principe indéfectible pour tout Africain «quand il y en a pour un, il y en a pour dix et même cent…»

Oui, le vœu pieux que cet esprit de liberté, de fierté, de générosité et de fraternité qui coulent naturellement dans les veines de chaque «Africain» trouve enfin l’écho de la reconnaissance universelle. Que malgré les difficultés du quotidien qui n’a de jour que pour rappeler sa peine à le vivre et pour seul contrepoint, la nuit à sécher ses larmes. De celles que l’on sait d’avance impuissantes à donner force et espoir de vivre aux plus faibles qui sont le plus grand nombre d’ailleurs. Pour laisser s’opérer une banale sélection naturelle, nous dira le statisticien. Pour nous faire oublier notre promesse d’hier, jamais tenue, comme le défi de trop à mener : «celui de remettre, ici et là, l’Homme au cœur de nos préoccupations». Et pourtant on se devrait tous d’y croire, comme justement la seule réelle promesse à la vie…

Alors ne nous étonnons plus si les Enfants des «Mères d’Afrique» frappent avec justice à nos portes pour gagner eux aussi leur part de paradis, croient-ils.

 

L’Eternel miracle africain

 

Et pourtant malgré les conflits, on le dit peu, mais les économies africaines connaissent, depuis le tournant du XXIème siècle, une croissance économique annuelle d’environ 5,5%, ce qui est bien supérieure aux nôtres. Bien sûr, on me rétorquera qu’elle part de si bas qu’on ne peut parler de renouveau. Que pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, voire pour le contrôle des richesses du sous-sol, la stabilité du Continent est trop souvent remise en question pour pouvoir faire croire enfin à une nouvelle dimension responsable. Que depuis toujours sur l’ensemble de l’Afrique la présence internationale existe et pèse, de manière plus ou moins harmonieuse et la bride dans sa quête de liberté comme de prise de responsabilité sur son destin. Que les nouveaux colons s‘ils ont pour origine, la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Turquie, comme hier, n’en sont pas moins des exploiteurs seulement intéressés par le sous-sol et la main-d’œuvre pas cher. Qu’en fait le devenir des Africains leur importe peu et que pour eux, ils sont définitivement condamnés à être encore moins maîtres de leurs destins. Ou encore l’éternelle question : l’Afrique sera-t-elle un jour mûre pour la démocratie ?

Sauf que tout est en train de changer et pour le meilleur. Car c’est dit, ici comme ailleurs, on parlera toujours des trains qui partent en retard mais jamais de ceux qui arrivent à l’heure.

 

Quand l’Afrique se réveillera…

 

Même si le phénomène est très lent, la prise en compte d’un futur plus rayonnant, plus fiable et plus serein s’installe dans les esprits comme dans les actes du quotidien. Avec une main-d’œuvre remarquablement bien formée et à bas coûts, un grand marché intérieur en croissance, des ressources naturelles, voilà bien des atouts qui offrent un potentiel considérable de développement pour les vingt prochaines années. D’autant et même si on le dit peu, l’Afrique attire sur son territoire les plus gros investissements. Elle voit même les plus grands spécialistes économiques lui promettre pour ses vingt prochaines années une croissance annuelle de 7% minimum.

Alors, ce n’est plus un hasard, si justement la consommation est d’ores et déjà une composante majeure de la croissance africaine. Sans oublier que de vraies locomotives économiques sont nées : comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, le Maroc, le Gabon, le Nigéria en attendant demain l’Algérie et la Tunisie.

Autant de pays qui bénéficient d’une stabilité politique, de l’émergence du consommateur africain et de l’encouragement à l’investissement privé.

Autant de Femmes et d’Hommes qui ne sont pas prêts à céder leurs destins à des prédateurs sans limites. Car mieux que d’autres ils savent que si l’Afrique regorge de richesses naturelles, comme de talents insoupçonnés et en tous domaines, elle est désormais au centre d’enjeux mondiaux qui pourraient vite la dépasser. Voire même et surtout l’anéantir plus qu’elle n’est. Car si nombreux sont les étrangers à lui faire les yeux doux et à lui prendre doucement le pouls, peu auront des volontés d’installer en contrepartie le destin meilleur auquel tout Homme doit avoir le droit d’accéder comme de le garantir à sa descendance.

Alors que toutes les richesses de la vie, de celles qui font le bonheur de vivre heureux sont là à portée de leurs mains, aujourd’hui il est temps d’aider l’Afrique à accomplir son destin.

 

André Gallego

Directeur de l’Information

andreg@aol.com

 



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