François Bayrou; Le MoDem en marche pour les Européennes

Ce dernier dimanche de mars, François Bayrou, regroupait à Paris et comme il en a l’habitude, sa garde rapprochée sous le prétexte d’une convention pour lancer le Modem dans sa conquête de l’Europe. Une convention où le leader centriste ne s’économisait pas de la consacrer en grande partie à la crise. Rappelant, en la circonstance les thèmes défendus, par lui-même, lors des présidentielles 2007 et particulièrement contre le “modèle américain” prôné par son rival UMP Nicolas Sarkozy. C’est ainsi que devant plus de 1 000 leaders du mouvement, il allait, en un peu plus d’une heure, présenter le projet du Mouvement Démocrate (MoDem) pour les élections européennes ; mais pas seulement.
Une salle comble, de la Maison de la Chimie à Paris, qui retrouvait enfin son leader des grands jours, notamment quand celui-ci rappelait les errances du pouvoir en place : «Avec la crise, le modèle qu’on voulait nous imposer, s’est effondré sous nos yeux. (…) C’est cet autre monde, cette autre politique, cet autre choix que nous avons défendus pendant l’élection présidentielle et que nous allons encore prôner pour mieux défendre les intérêts des Français à ces Européennes…» devait-il déclarer, sous les ovations de la salle, debout.
François Bayrou, s’est surtout érigé comme le défenseur d’un «modèle républicain démocratique, laïque et social, totalement opposé à une idéologie d’inégalités croissantes» incarnée, selon lui, par le pouvoir en place et même par le Président des Etats-Unis Barack Obama. Ainsi, il appelait, ses partisans à défendre en tous lieux et places : «de façon radicale le projet humaniste qu’il propose aux Français, et même à l’ensemble  des Européens».
En ce qui concerne les grands patrons dont les entreprises ont été aidées par l’Etat et pour répondre à quelques questions sur la polémique qui fait rage sur les bonus distribués, ici et là, il a radicalement proposé de supprimer les stocks-options pour les sociétés cotées en bourse. Plus, il s’est prononcé en faveur d’une loi, comme le demande la majorité des Français, sur la «transparence» des échelles de rémunérations dans ces fameuses entreprises. En conclusion et en accord avec les valeurs d’équité et de responsabilité qu’il prône depuis toujours, François Bayrou, souhaitait même que le président de la Commission européenne, Monsieur José Manuel Barroso, à «l’idéologie trop ultra-libérale», soit remercié.

 

Les “12” points qui feront la différence ?

Depuis qu’en 2002, François Bayrou est entré en “dissidence” ; depuis qu’il fait, dès qu’il en a l’opportunité et avec dureté, le constat de la crise de la démocratie dans notre pays, tout comme se voulant, toujours plus, le porte-parole des «sans-voix», il ne ratait pas l’occasion, encore ce dimanche, de rappeler que notre modèle républicain «ne correspond pas à celui de nos voisins mais dont pourtant, tout le monde a besoin pour croire et accepter enfin que l’argent ne commande pas partout». Si son discours pour l’Europe, pour les Français est en totale cohérence avec ce qu’il dénonce depuis toujours… En fait si ce qu’il annonce, ce qu’il souhaite, ce qu’il promet depuis qu’il a refusé de se fondre dans l’UMP, est en accord avec ses vœux pour demain, aujourd’hui François Bayrou, emploie une autre différence de ton ; et quelle différence de ton !
Oui, pour ces Européennes, et à travers ses “12 propositions pour l’avenir de l’Europe”, on devine que le député palois ne va pas manquer l’occasion d’aller encore plus loin dans la défense de son prochain. Aller plus loin pour qu’enfin l’Humain soit remis au cœur de nos préoccupations. Un programme qui propose notamment la création d’une «avant-garde européenne qui serait exclusivement composée des 16 pays de la zone euro». Mais aussi d’engager au profit des Pme-Pmi un grand emprunt européen de 3 % du PIB et surtout que «toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant, son vote».

 


Par ailleurs, sur le plan de la recherche européenne François Bayrou ne varie pas : «Il faut s’engager à un doublement progressif du budget européen pour la recherche. Un budget européen qui serait fixé en volume par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières».
Rappelons que le MoDem est aujourd’hui bien placé dans les sondages avec 14,5 % pour l’Ifop. En 2004, l’UDF avait recueilli 11,95 % des suffrages. François Bayrou et le MoDem doivent tenir sept autres conventions thématiques, en région.

André-Gérôme Gallego

http://europe.lesdemocrates.fr/notre-engagement


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