Evidences

Francis Manaud

Il n’y a que deux façons et pas trois pour redresser notre pays, faire des économies et produire plus et mieux. Or de tous temps les hommes politiques ont adopté une troisième voie qui est celle de la facilité et qui consiste à confisquer toujours plus le fruit du travail. Cette méthode désastreuse tant aux plans financier que psychologique n’a pour résultante que le repli sur soi et le manque d’enthousiasme de ceux qui sont les seuls à pouvoir redresser notre économie : les entrepreneurs. Car qu’on le veuille ou non, les seuls à produire dans un pays, sont ceux qui par leur travail donnent de la plus value aux choses, et leur confisquer exagérément cette plus- value, c’est assurément détruire leur envie de progresser, d’aller plus loin dans la recherche du toujours mieux… Sans aucun doute possible, l’envie est l’un des puissants moteurs de l’entreprise, et casser cette envie par l’impôt abusif, c’est vouloir à dessein privilégier le rapport immédiat, à celui beaucoup plus rentable, qu’est à long terme la pérennité des entreprises. On a beau dire que le ratio création/disparition est en faveur des créations, il n’en est pas moins vrai que trop d’entreprises disparaissent alors qu’elles pourraient en continuant l’aventure apporter leur fruit à l’économie française. Il faut bien se rendre à l’évidence, la richesse de notre pays, ce sont ces milliers de petites entreprises dont la dispersion rend moins vulnérable notre économie quand on voit les ravages provoqués lorsque les grosses structures disparaissent ou sont la proie d’investisseurs dont le seul souci est la rentabilité. Notre grosse faute, est de ne pas laisser le temps à ces petits entrepreneurs d’acquérir la solidité suffisante pour qu’un jour ils puissent donner le meilleur. A-t-on jamais vu un nourrisson être auto suffisant au sortir des langes de sa mère ? Il faut impérativement et sans délai donner aux jeunes le goût de l’entreprise et leur facilité sur le long terme à consolider leur implantation.par de larges avantages salariaux et fiscaux. Reste pour le gouvernement à réaliser des économies. La méthode de tâtonnement qui consiste à prévoir des recettes aussitôt contrariées par des mouvements de contestations, ne peut que conduire à une stagnation voire à un recul par rapport aux comptes prévisionnels. Il faut pour parvenir à une solution rapide pratiquer un véritable tsunami déstabilisateur dans un premier temps mais efficace parce qu’inattendu dans un deuxième temps. Blocage des salaires dans la fonction publique, diminution drastique dans les dépenses de santé, blocage des retraites, non renouvellement des fonctionnaires partis à la retraite et contrôle drastique des comptes des collectivités locales qui ont largement pris leurs aises tant en matière d’investissements immobiliers qu’en personnel. Une fois la grogne et la colère de l’ensemble de la population passées, il faudra bien se retrousser les manches et parler d’avenir. La guerre est la seule solution pour rebâtir une économie solide.

Francis Manaud



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