Etre du Peuple, a-t-il encore un sens ?

Le romancier et essayiste britannique, George Orwell a dit «Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre».  
Alors, osons : en France, être du “Peuple” a-t-il encore un sens, une valeur, un intérêt pour nos gouvernants ? Oui, un intérêt, pour celles et ceux qui posent les jalons de notre devenir ; que ceux-ci aient des responsabilités locales ou nationales voire même internationales?
Oui, une fois les bulletins de vote glissés dans l’urne, le Peuple intéresse-t-il encore nos notables de la politique ou sommes-nous seulement les alibis d’un week-end pour couvrir leurs dérives en tous genres ? Tellement il est fréquent, chaque jour et dans bien des domaines, de voir des femmes et des hommes aller à contre-courant des valeurs et des intérêts à défendre qui les ont faits arriver au statut d’élus de la nation. 
… Et pourtant, comme un premier signe que la fête est finie qu’il est temps de réagir, de montrer que l’on existe ; depuis quelques jours, ce sont des centaines d’usagers de la SNCF qui se sont mis en grève “du billet payant”. Ils protestent ainsi contre la détérioration du service en général et plus particulièrement contre ces retards à répétition. Mais surtout et plus probablement contre cette absence chronique d’interlocuteurs responsables, capables de les écouter voire de les comprendre. En fait là, comme ailleurs, on assiste à une déshumanisation chronique des services de l’Etat comme des entreprises publiques qui en dépendent ; ici la SNCF, mais là France Telecom ou l’EDF/GDF demain. Mais aussi d’autres où désormais la relation client se fait à partir d’un ordinateur qui sera lui même programmé pour envoyer la relance et bien souvent l’huissier de service. Parfois même, une interlocutrice payée à bas prix, de l’autre côté de l’Hexagone qui ne comprendra rien à vos demandes et interrogations mais qui vous répondra avec application et systématiquement les textes du bon manuel de précaution appris par cœur. Mais au final sans que vous y trouviez votre compte.

 

Sommes-nous lâches et stupides ?

Avec l’arrivée d’entreprises privées, on aurait pu penser que les modes et coutumes allaient changer. Sauf que l’appât du gain et le peu de respect du client va toujours crescendo et les nouveaux venus, contre les textes de lois réglant la concurrence, vont vite trouver des convenances pour ne pas trop “s’agresser” entre eux et le tout sur le dos du petit peuple. Nous sommes par exemple en périodes de soldes : comment expliquer des baisses subites de 75 % sur bon nombre de produits ? Où passent en cours d’années, ces surcoûts ? Il est vrai que ceux qui prétendent être là pour défendre justement le Peuple, roulent depuis toujours carrosse au vent et bagages bien garnis. Ils participent de fait encore plus que d’autres à mettre à l’index ce qui constitue pourtant les forces vives de notre pays. Les exemples ne manquent pas, particulièrement dans notre région, où quand les fameux “camarades” arrivent au pouvoir, ils se retrouvent à avoir, avec leur personnel, des exigences un tantinet staliniennes… Sous prétexte d’obligation de solidarité envers le parti, tout est encadré, muselé. Cela ne se dit pas en public, mais même les syndicats qui les ont pourtant portés sur le trône. sont brimés et écartés des moindres décisions. Oui, un air de mépris, comme si nous n’étions bons qu’à assurer encore et toujours plus les dépenses extravagantes des uns et des autres. Mais peut-être que nous ne sommes finalement bons qu’à cela, nous les stupides, les lâches voire les méprisables, tant il y a trop longtemps que nous n’avons pas montré de volonté de recherche simplement de respect.
Oui, être du Peuple a-t-il encore une raison de prise de conscience de valeur ajoutée pour nos politiques. Bref, nos politiques de droite comme de gauche n’auraient-ils pas un côté supérieur voire un manque de respect total pour ce peuple de France ?
Si force est de constater qu’il ne faut surtout pas les mettre tous dans un même panier, alors, quel est l’Homme ou la Femme politique qui va savoir nous parler, nous entraîner derrière lui pour se persuader enfin que le meilleur est à venir… Fillon, Borloo, Dupont-Aignan, Bayrou à droite ? Vals, Hollande, Montebourg, Mélenchon, Royal, Hulot, à gauche? Ou, si nous étions à bout de convictions et pour la volonté de voir un changement, radical celui-là, pourquoi pas un Pierre Laurent ou une Marine Le Pen ?

Ici comme ailleurs, attention, le Peuple est capable de tout et nos dirigeants pourraient se le voir rappeler bientôt.

André Gérôme Gallego
Directeur de la Publication
Pour réagir : andreg@aol.com




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.