Défendre l’identité nationale

Les élections cantonales viennent de se conclure sur un fiasco pour la Démocratie, avec plus de 50 % de Français qui ne se sont pas déplacés et probablement un pourcentage impressionnant de bulletins blancs.  Des votes officiellement non comptabilisés, car ils représentent en fait un vrai désaveu pour la classe politique française, dans son ensemble. Des hommes et des femmes quasiment les mêmes, qui vont retrouver leurs sièges, leurs cumuls et avantages en tous genres, et continuer à cultiver le clientélisme pour asseoir un peu plus leur pouvoir sur le département, etc. Finalement un vrai fond de commerce qui rapporte toujours plus et engage finalement si peu. Et pendant ce temps le commun des Français, dès ce lundi, est reparti au turbin pour essayer d’oublier le quotidien et ses difficultés toujours plus grandes.

Mais aussi et surtout ses inquiétudes pour le devenir de ses enfants dans une société qui chaque jour un peu plus perd de ses fondements, de ses valeurs. Un pays dans lequel l’hymne, la fierté d’être Français, quelques soient ses origines, ne sont plus de mise, voire même ringardes. Mais aussi et surtout, dans lequel l’insécurité va grandissante, au point que la vie d’un gamin ne vaut pas le prix d’une cigarette.
Une France génération plurielle, qui devrait justement tirer de ses différences, des forces nouvelles pour être plus grande demain. Sauf que depuis des décennies, tout semble fait pour encourager la guerre avec elle-même. Une France où l’on ne sait plus où se trouve vraiment notre place, sauf à vouloir porter des œillères et se contenter de vivre dans son ghetto.
Et ce n’est pas une parodie de prise de conscience inspirée par un débat sur la laïcité ou l’Islam qui changera la donne. La séparation de l’Eglise et de l’Etat n’a rien à voir avec le chaos qui s’annonce toujours plus irréversible sur les épaules de plus en plus frêles de nos concitoyens. Et puis s’il suffisait de s’habiller des valeurs d’une religion pour faire un homme, cela se saurait.
La France d’aujourd’hui, est une France permissive qui a perdu son identité et encourage les excès, les abus comme les trafics en tous genres. Une France réduite à l’état d’urgence. Car la démission est allée trop loin, et dans tous les domaines. Une France où même et surtout la morale publique ne sont plus la garantie, comme on le voit ici et là, près de nous.

 

Qui pour la sauver ?

J’ai bien peur que l’homme ou la femme providentielle ne soit pas encore né. Tout simplement car le corps social n’est plus sain, notre société n’est plus homogène et structurée. C’est du chacun pour soi. Une France qui, de repentances en repentances, a perdu toute sa mémoire, toute sa fierté et ambition de grandeur. Mais aussi et surtout, car notre pays a besoin d’une prise de conscience collective d’hommes et de femmes de gauche, de droite, syndicalistes ou pas voire même d’ailleurs de toutes confessions concernées pour dire «Basta à la dérive». Assez d’être les otages de dirigeants incapables de se retrouver sur une seule idée, une seule volonté bonne pour l’ensemble des Français, dès l’instant qu’elle ne leur garantit pas la réélection. Des élus qui chaque jour par leurs comportements indignes, leurs critiques constantes trahissent les valeurs d’équité pour lesquelles ils ont été élus.
Alors, qui pour nous faire relever la tête, pour nous donner encore la force de croire en une France fière de ses racines et de sa spécificité ? Un engagement de soi qui ne relève pas d’une question de religion ou de couleur de peau, mais d’un état d’esprit, d’une attitude, du respect que l’on doit à ceux qui ont fait honneur à ce pays et sont même morts pour lui. Mais aussi et surtout de reconnaissance pour tout ce que nous a donné ce pays de mieux vivre et de paix. Oui, qui pour sortir notre pays de son aveuglement, de sa surdité ? Qui pour prendre conscience de la crise profonde que la France traverse, une crise politique, économique, certes, mais aussi et surtout la plus difficile à endiguer : celle de la moralité et du respect de l’Autre. Oui, je suis fier d’être Français… Et vous ?

André Gérôme Gallego
Directeur de la Publication
Président de France
Génération Plurielle
andreg@aol.com


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.