Daniel Santamans, nous a quittés

L’ancien talonneur et entraîneur du Stade Toulousain, est décédé brutalement d’un malaise cardiaque, ce samedi 26 juillet 2008. Lui qui n’avait pas 50 ans venait d’être affecté par le décès de sa maman. De retour de son enterrement, dans la maison familiale, à Cugnaux il s’est affaissé. Les secours arrivés rapidement sur les lieux, n’ont pas pu le ramener à la vie.

 
Daniel Santamans était un homme rare, jovial, qui aimait rire de rien et de tout. Toujours concerné par le devenir des autres, travailleur acharné, perfectionniste dans l’âme, il a consacré sa courte vie à sa passion : le Rugby. Technicien hors pair, il va évoluer au centre, en troisième ligne, avant de s’imposer au Stade Toulousain au poste de talonneur. Un poste complexe qui grâce à lui va connaître une vraie reconnaissance, ses lettres de noblesses dont profiteront d’autres que lui. Lui qui ne va jamais connaître la consécration suprême, celle de devenir international. Non, pas la moindre cape, ni le moindre regret, car disait-il «Si beaucoup ont connu l’honneur de porter le maillot frappé du coq, peu auront connu en club ce que j’ai connu au Stade Toulousain».
Un Stade Toulousain qui était sa deuxième famille, celle des potes, des vrais, de ceux qui marquent une vie d’homme. Pour les supporters rouges et noirs, affectueusement il était «Satanas» ; car quelque soit la situation il se sortait toujours des pièges tendus par l’adversaire. Dans le jeu, il allait toujours de l’avant, au cœur du combat, il perdait peu de ballons et les donnaient toujours à bon escient.

 

Un homme de devoir…

Oui, dans ou hors des stades Daniel Santamans était un homme de devoir. Sa vie aura été entièrement destinée aux autres, en montrant l’exemple pour les révéler meilleurs… Avec le Stade Toulousain, en tant que joueur, il est Champion de France en 1985 et en 1986. Puis en 2001 devenu, entre temps, entraîneur aux côtés de Guy Noves et Christian Gajan, il décroche le fameux bouclier de Brennus. On relèvera qu’il avait tenté l’aventure du rugby international, en prenant en main le destin de l’équipe nationale de Roumanie qu’il qualifia pour la dernière Coupe du Monde. Mais la région lui manquait trop et de retour au pays, ici et là, il apportera de son expérience auprès des équipes de Blagnac, en tant que manager général, mais aussi de Lourdes, même de Tarbes où il avait gardé bon nombre d’amis.
Aujourd’hui l’ensemble de la famille du rugby français est en deuil, car l’un de ses meilleurs représentants vient de la quitter, sans crier gare.
Sa disparition rend notre ville, le rugby régional, orphelins de l’un de ses meilleurs ambassadeurs. Et pour chacun de nous, la perte d’un ami, d’un être cher, car tout ce qui touche le Stade Toulousain, à un degré ou un autre, nous touche obligatoirement au plus profond de nous.  
Nous devons tant au Stade Toulousain, à ses joueurs, à son encadrement de bonheur, de fierté, d’oubli, bien souvent, de nos propres difficultés, le temps d’un match, d’une troisième mi-temps.
Alors quand l’un de ses meilleurs représentants tire sa dernière révérence. Quand un homme comme Daniel Santamans, qui voilà encore peu de jours donnait de son temps pour une association caritative toulousaine, nous quitte, on peut crier, crier à l’injustice de ce monde capable de vous donner le meilleur et le pire dans le même instant.
Le Journal Toulousain s’associe à la peine de sa famille, de ses proches et du Stade Toulousain.
Un dernier poutou, petit…

 

Daniel Santamans, une carrière exemplaire

Né le 4 septembre 1959 à Lombez.
1 mètre 77, 87 kg.
Clubs : Blagnac (jusqu’en juniors), Stade toulousain des juniors Reichel à l’équipe fanion.
Postes occupés : talonneur, troisième ligne, centre.
Palmarès en tant que joueur : vainqueur de la Coupe de France 1984, challenge Béguère 1984, champion de France 1985, 1986, challenge Yves-du Manoir 1988.
Palmarès en tant qu’entraîneur : entraîneur de l’équipe de Roumanie, champion de France 2001 avec le Stade toulousain, champion de France Reichel 1994, 1995, vainqueur du challenge Gaudermen 1988, finaliste championnat Pro D2 avec Tarbes 2003, finaliste du Gaudermen 1991, finaliste cadets Alamercery 1988, 1991, champion de France minimes vainqueur du Super Challenge 1987, champion des Pyrénées Minimes ; 1986, 1987, 1988.

 

André-Gérôme GALLEGO
Directeur de la Publication
andreg@aol.com



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