Cette France que l’on oublie d’aimer

Oui, bien loin de la boîte de Pandore que se sont créés inconsciemment et volontairement les socialistes avec leurs primaires. Bien loin des frasques d’un Dominique Strauss-Kahn dont le mea culpa a bien du mal à être digéré ici et là et particulièrement dans son propre camp… Bien loin d’un François Bayrou qui joue les enfants de cœur à nous faire croire qu’il est contre Nicolas Sarkozy, alors que s’il l’avait vraiment été, il aurait signé un pacte avec Ségolène Royal et en 2007 l’affaire était pliée… Bien loin des dérives d’un Le Pen ou d’un Cohn Bendit qui par ses sorties intempestives, fait plus pour la publicité du Front National qu’une Marine elle-même.
Aujourd’hui la vraie question à se poser et la plus importante à mes yeux serait plutôt de reconnaître qu’aujourd’hui et chacun à notre niveau, on oublie simplement d’aimer la France, notre pays… Qu’il serait peut-être temps de faire un état des lieux et de partir à la recherche du temps perdu. Celui qui donnait du sens, de l’espoir, de la force, de l’honneur et de la fierté d’être simplement Français. Une France certes laïque et tolérante, mais qui n’oubliait et heureusement pas ses origines judéo-chrétiennes. Une France qui savait accueillir l’Autre, le plus faible, avec largesse et tolérance, mais pas au point de se faire marcher sur la tête, car nous serions devenus un peuple de lâches et de faibles.
Une vocation humaniste…

Une France où nos penseurs comme nos politiques d’hier avaient autre chose en tête que de nous proposer un nivellement par le bas. Habités qu’ils étaient par cette vocation naturelle et responsable de porter des grandes idées. Certes auxquelles nous n’étions pas obligés d’adhérer, dans leur globalité, mais qui imposaient la prise en considération, le respect et pourquoi pas le travail sur soi. Car de toutes les manières elles étaient, quelque soit le domaine abordé, bien loin de toutes ces dérives auxquelles nous assistons.
Cette France que l’on oublie d’aimer, c’est pourtant elle qui nous a nourris de son histoire, de sa culture, de son particularisme, du courage de ses leaders d’opinions. Ces femmes et ces hommes engagés qui certes baignaient dans la complexité voire la singularité, mais ce sont eux qui habillaient l’esprit français, apprécié et reconnu de tous. De leur temps la France des droits de l’Homme, de la Liberté de l’Egalité et de la Justice était une référence pour le monde qui s’éveillait. Elle était grande et respectée.
Elle avait une vocation humaniste. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Oui, que reste-t-il aujourd’hui de tous ces rêves, de tous ces espoirs, de toutes ces illusions qui faisaient l’expression, le label, la grandeur de notre pays ?
Le Général De Gaulle l’avait bien compris : les rêves mobilisent mieux que les plus belles stratégies. Mais cela n’empêchait pas de rêver éveillé, conscient et avant tout libre.

Le déclin la guette…

Partout, grâce à sa pensée supérieure, la France était reconnue et savait se faire respecter. Avec un style unique, elle pesait sur le destin du monde.  
Mais aujourd’hui le déclin la guette car elle a perdu la foi en ses idées, la foi en son identité, la foi en son destin ; victime de quelques décideurs qui dictent leurs lois et n’ont pour seule ambition que de pérenniser leurs fonds de commerce. Incapables qu’ils sont de défendre les idéaux et les valeurs qui ont fait, au fil des siècles, les fondamentaux dans lesquels se reconnaissent les Français. Car chez ces “gens-là”, on ne pense pas, on compte… Les voix, les euros, les parts de marchés ! Ici le double langage est monnaie courante. D’un côté, on exprime l’idéologie qui assure le pain quotidien et de l’autre on encaisse la dure réalité des faits. Mais seulement pour faire mine de partager la détresse, sans pour autant tenter d’apporter le remède. Comme si la détresse humaine, la perte de repère des plus nombreux parmi nous était le vivier sur lequel ils espéraient un jour assurer leur piédestal.
La “bien pensée” française engluée qu’elle est dans ses contradictions, enfonce peu à peu le pays dans un non retour écrit à l’avance. La liberté d’expression, notre raison d’être d’hier, est devenue de fait un sujet tabou, soumise qu’elle est à un chantage à “deux balles” qui donnerait raison à un Bernanos qui parlait de «civilisation d’estomacs heureux». Celle qui refuse la réalité, interdit de fait de la relater, voudrait boire à plusieurs sources à la fois, sans s’imposer un choix à faire.
Ils vont finir par donner raison à un Dostoïevski lorsqu’il disait que «la civilisation française est morte, elle n’a plus rien à dire».  
Comme d’autres, je veux encore croire en la France éternelle. Celle qui aurait le courage d’outrepasser la guerre des idées et qui serait capable de nous rassurer sur ce que nous sommes, sur ce que nous voulons et vers quel chemin nous engager pour transmettre demain à nos enfants et en héritage, l’amour de la France que nous ont légué nos Pères…
Il est encore temps d’agir. Demain il sera trop tard…



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