Aides-toi… le ciel t’aidera…

En France, la notion de pouvoir d’achat à depuis belle lurette perdu toute signification d’ambition ; tant il semble utopique de penser ou croire que nos gouvernants auraient le vouloir de changer la donne. Arrêtons de nous leurrer. Il faudrait une volonté de l’ensemble des français pour changer l’implacable, en revoyant notamment nos habitudes ou modes de vie. Revoir les fondements même de la société France pour en concevoir un peu plus de responsabilité comme de générosité, justement entre les français. Bien entendu que la conjoncture économique mondiale à sa dominance incontournable. Mais quand même, elle ne dicte pas tout. En Espagne, où le niveau de vie est identique au notre, tout est moins cher d’au-moins 30 %, essence comprise, la qualité, le service et le sourire en prime. Mais me direz-vous, individuellement quel pouvoir avons-nous de faire bouger les choses ? Qui nous écoute ? Qui nous entend ?
Même au niveau de chaque corporation professionnelle, où la communion d’esprit et de valeurs devrait être de mise; on constate que les réflexions engagées pour changer le mode relationnel sont en général écartées. Pour tout dire, même dans les lieux où la réflexion est la profession de foi, où les valeurs humanistes sont le leitmotiv, bien souvent on a du mal à être concret, actuel, capable de créer l’espoir. Chacun prêchant pour sa paroisse et advienne que pourra…

Depuis l’Euro le pouvoir d’achat a baissé de 20 %

Oui, on n’en parle jamais, mais en fait, le pouvoir d’achat des français a baissé de plus de 20 % depuis l’avènement de l’Euro. Les prix se sont multipliés par 7, mais pas les salaires, ni les retraites. Sans que les pouvoirs publics n’aient agit pour annihiler le phénomène. Au contraire, ils prennent même appui sur ces dérives, notamment à travers la TVA et les différentes taxations d’office… Quel plus bel exemple que les récentes augmentations du pétrole : prix record sur lequel l’Etat s’était référé pour promettre 10 milliards d’aides aux ménages en difficulté. Sauf que la consommation a baissé de 10 % et que l’Etat n’a plus à sa disposition les excédents de recettes envisagés. Où ira-t-il les prendre, reste la question ?
Aujourd’hui, il faut exiger une baisse générale des prix et particulièrement en prônant une remise en “état” des manières de faire des hypermarchés, mais aussi des services de l’Etat ou assimilés. Il faut favoriser les commerces de quartiers, les petites échoppes, qui permettraient aux entreprises familiales d’offrir des opportunités à des jeunes.
Mais là n’est pas l’essentiel, il faut aussi, dans ce pays, repenser la formation des jeunes. Inutile de faire perdre deux ou trois années à des gamins dont l’ambition n’est pas de poursuivre de grandes études, mais au contraire d’apprendre un métier manuel. Il faut rendre l’accès à ces formations plus rapides ; plus efficaces et même accessibles à tous les âges. Ce qui permettrait de mettre tout le monde au travail en lieu et place des “assistanats” qui coûtent cher à la société et encouragent le travail au noir.
La dynamique économique dont manque notre pays, avec en première résonance la baisse du pouvoir d’achat, ne pourra s’améliorer que par une politique volontaire en faveur des petits métiers, des PME-PMI. Et si le pari est gagné il faudra en priorité augmenter les salaires mais pas les impôts ou les charges! Assainir les finances publiques en remboursant à la Sécurité Sociale ce que diverses administrations ou sociétés lui doivent. Car dans ce domaine aussi, on assiste à une justice à deux vitesses. Si l’on ne fait pas de cadeaux aux petits, les grands, sous le prétexte du chantage à l’emploi, profitent d’allégements surprenants…  
Oui dans ce pays, il faut stopper la paupérisation et redistribuer les bénéfices à ceux qui travaillent réellement et pas seulement aux “cols blancs”…  
Oui, le gouvernement d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, dispose d’une marge de manœuvre non négligeable. A la condition d’avoir une véritable volonté de changement et non de continuer la politique des promesses non tenues. S’il le veut vraiment, il a toute la latitude voulue, l’Europe n’étant bien souvent qu’un prétexte de faiblesse. Car aujourd’hui le fameux dicton «aides-toi, le ciel t’aidera…», a du mal, même auprès des plus optimistes, à se convertir en lendemains qui chantent.
La rentrée sera difficile…

André-Gérôme GALLEGO
Directeur de la Publication
andreg@aol.com


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