Aide-toi… le Ciel t’aidera…

Comme une ritournelle que l’on pourrait se répéter, au lever, chaque matin que Dieu fait… Aujourd’hui la mode est à nous sortir chaque jour une étude pour nous démontrer que de plus en plus de français sont catalogués parmi les plus pauvres. Sauf qu’il y a belle lurette que tous le savent et n’ont pas besoin d’études bidon, qu’indirectement on leur fait payer, pour s’en rendre compte. Car force est de constater qu’en France, la notion de pouvoir d’achat, depuis belle lurette, perdu toute signification de responsabilité publique ; tant il semble utopique de penser ou croire que nos gouvernants auraient le vouloir comme le pouvoir de changer la donne. Arrêtons de nous leurrer. Il faudrait une volonté de l’ensemble des français pour changer l’inéluctable, en revoyant notamment nos habitudes ou modes de vie. Revoir les fondements même de la société France pour en concevoir un peu plus de responsabilité comme de générosité, justement entre les français. Bien entendu que la conjoncture économique mondiale a sa dominance incontournable. Mais quand même, elle ne dicte pas tout. En Espagne, où le niveau de vie est identique au notre, tout est moins cher d’au-moins 20 %, essence comprise, avec la qualité, le service et le sourire en prime.
Qui pour dénoncer ces dérives ?

Qui en haut de l’Etat sera capable d’avoir le courage de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de changer la donne ? Car me direz-vous, individuellement quel pouvoir avons-nous de faire bouger les choses ? Qui nous écou-te ? Qui nous entend ? Au niveau de chaque corporation professionnelle, où la communion d’esprit et de valeurs devrait être de mise, on constate que les réflexions engagées pour changer le mode relationnel sont en général écartées. Pour tout dire, même dans les lieux où la réflexion est la profession de foi, où les valeurs humanistes sont le leitmotiv, bien souvent on a du mal à être concret, juste, capable de créer l’espoir. Chacun prêchant pour sa paroisse et advienne que pourra.
On nous “bassine” sur les baisses d’effectifs dans la fonction publique et leurs économies miracles. Sauf que personne, à droite, à gauche et même parmi les syndicats ne nous dit que le deal avec le personnel restant a été que 50 % des salaires économisés leurs soient reversés. Salaires auxquels s’a-joutent, bien entendu, les pri- mes, augmentations et a-vantages divers dont les CE…
Oui ces CE qui, comme la plupart des associations à but “lucratif”, coûtent chaque an-née à l’Etat des milliards d’Euros et créent une injustice notoire entre les français. Mais qui pour les dénoncer ?

Depuis l’Euro le pouvoir d’achat a baissé

Et puis et même si cela fait désordre d’aborder le sujet, on le sait, le pouvoir d’achat des français a baissé de plus de 20 %. Car depuis l’avènement de l’Euro, systématiquement les prix se sont mul- tipliés par 6, mais pas les salaires du privé et encore moins les retraites. Sauf que les pouvoirs publics n’ont pas réagi pour résorber le phénomène. Au contraire, ils prennent même appui sur ces dérives, notamment à travers la TVA et les différentes taxations d’office, pour remplir les caisses de l’Etat…
Souvenez-vous en 2008, des augmentations record du pétrole et des recettes importantes qu’elles ont engen- drées pour l’Etat. A ce moment là, craignant la grogne des français, ce dernier s’était engagé à verser 10 milliards d’euros d’aides aux ménages en difficultés. Sauf que la crise étant passée par là… on connait la suite.

La Règle d’Or pour les prix à la consommation.

Aujourd’hui, il faut exiger la transparence totale entre producteurs, intermédiaires et vendeurs. C’est la seule solution pour engager une baisse générale des prix sur les produits de première nécessité. Il faut avoir le courage d’engager là aussi une règle d’or dans la manière de faire des uns et des autres. Il faut favoriser l’aide à l’installation des petits commerces de quartiers, des petites échop-pes, qui permettraient à des familles d’avoir un rêve d’a-vance à partager. Et puis ces petits commerces assureraient chaque jour la vie de la rue, du quartier, son animation voire sa sécurité. Sauf qu’aujourd’hui ce sont les grandes enseignes qui se diversifient en créant dans nos quartiers et avec l’aide des municipalités des mini-surfa-ces où tout est plus cher de 50 %.

Le bénéfice de nos formations profite aux autres

Mais là n’est pas l’essentiel, il faut aussi, dans ce pays, repenser stratégiquement la formation des jeunes. Inutile de faire perdre deux ou trois années à des gamins dont l’ambition n’est pas de poursuivre de grandes études, mais au contraire d’apprendre un métier manuel. Ce qui n’empêchera pas de rendre l’accès à des formations supérieures plus facilement et même à tout âge. Ce qui permettrait de mettre tout le monde au travail en lieu et place des “assistanats” qui coûtent cher à la société et encouragent le travail au noir.
A titre d’exemple aujourd’hui en France on propose et surtout finance l’une des meilleures formations en Horlo- gerie. Sauf que tous ces professionnels, diplômes en po-che, partent ensuite travailler en Suisse. Car en France rien n’est fait pour les installer. On pourra trouver les mê-mes investissements en pure perte, dans le sport et le football en particulier, où bon nombre de jeunes quittent nos centres de formation pour des clubs étrangers qui ne déboursent pas le moindre centime en les embauchant. Sait-on que nos graphistes et créateurs de dessins animés sont les plus prisés des studios américains et japonais ?

Il faut respecter les Artisans,

La dynamique économique dont manque notre pays, avec pour première conséquence la baisse du pouvoir d’achat, ne pourra s’améliorer que par une politique volontaire en faveur des petits métiers, des PME-PMI. Et surtout une meilleure considération de ces petits “patrons”, trop souvent montrés du doigt comme des parasites. Pourtant, ce sont eux qui par leurs sacrifices font bouillir la marmite France. Assainir les finances publi-ques en remboursant à la Sécurité Sociale ce que bon nombre d’administrations ou sociétés lui doivent. Car dans ce domaine aussi, on assiste à une justice à deux vitesses. Si l’on ne fait pas de cadeaux aux petits, les grands, sous le prétexte du chantage à l’emploi, profitent d’allégements surprenants…
Oui dans ce pays, il faut stopper la paupérisation et redistribuer les bénéfices à ceux qui travaillent réellement et pas seulement aux “cols blancs”… Et si le pari venait à être gagné il faudra en priori-té augmenter les salaires mais pas les impôts ou les charges, comme cela est toujours fait. Le gouvernement d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, dispose d’une marge de manœuvre non négligeable. A la condition d’avoir une véritable volonté de changement et non de continuer la politique des promesses non tenues. S’il le veut vraiment, il a toute la latitude nécessaire, l’Europe comme la crise n’étant bien souvent qu’un prétexte à sa faiblesse. Car aujourd’hui le fameux dicton « Aide-toi, le ciel t’aidera…», a du mal, même auprès des plus optimistes, à se convertir en lendemains qui chantent.
La rentrée sera difficile…



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