A l’ombre des marronniers ?

Chaque année, à pareille époque, l’actualité prend son coup de soleil et pour bon nombre de mes confrères resurgit, le complexe de la page ou de l’écran blanc.
Mais comme le prétend la rumeur, un journaliste ne sera jamais à court d’idée. Ne voit-il pas même qu’il invente sa propre assurance tout risque. L’antisèche qui va lui permettre, vaille que vaille, de combler ses grands vides. Plus, à partir d’un point et d’une virgule, il va nous raconter l’histoire qui va faire tic-tac dans le cœur des lecteurs impatients d’en savoir, chaque jour, un peu plus.
Je me souviens même, dans une autre vie d’un grand patron de presse qui à longueur de temps nous disait : «Pas besoin de vérifier, si toi tu l’as pensé, c’est qu’en France 10.000 personnes l’ont pensé aussi, alors tu peux l’écrire». C’est probablement ce qui a fait annoncer par certains que les camps de la mort n’ont jamais existé, que l’Homme ne s’est jamais posé sur la Lune, que les méfaits de Tchernobyl se sont arrêtés à la frontière française, que les attentats de New York ne seraient qu’une mise en scène de la CIA… etc…
En fait des “petits papiers”, des thèmes qui d’une année sur l’autre font le bonheur réactualisé des salles de rédaction. Des bouche-trous que l’on appelle, en jargon de presse, des “marronniers”…  

En 2012, une Femme à l’Elysée ?

 

Une actualité en sommeil qui ne serait pas très folichonne s’il n’y avait pas ce feuilleton à rebondissements, orchestré par la gauche et les médias, sur les fameuses primaires socialistes. Avec en toile de fond l’ombre d’un DSK qui planera toujours sur les résultats quels qu’ils soient. Sans oublier les tracasseries médiatiques d’une Martine Aubry qui, tout en prenant une stature présidentielle, se retrouve confrontée sur le net à des médisances d’un autre temps. Des calomnies dont il est facile de penser qu’elles viennent de “gens de droite”, même si c’est à gauche que certains de ses petits amis auraient plus d’intérêts à le faire. Et voilà que d’après un grand mage de mes amis, 2012 verrait une femme à l’Elysée avec une Martine Aubry comme une Ségolène Royal qui auraient toutes leurs chances… Et si 2012 nous réservait un deuxième tour avec un face à face entre deux fem-mes ? Qui prend les paris ?

Le Feuilleton DSK…

Oui, cet été comme tous les étés, chaque jour sera aussi l’opportunité d’une nouvelle annonce sur l’affaire DSK, même si cela fait vendre moins de papiers comme d’audience. D’autant si ce dernier, depuis qu’il sent que l’accusation peine à être crédible, se la joue quand même un tantinet provocateur avec des annonces de soirées filmées dignes d’Hollywood. Attention côté USA, tout n’est pas fini et pourrait même nous réserver d’autres surprises. Côté France, bien entendu et toujours pour l’ex patron du FMI, il y aura l’affaire Banon. Cette jeune femme, dont la maman est vice-présidente PS du département de l’Eure, et qui déclare avoir été agressée voilà 8 ans par DSK. Une affaire qui pose les raisons du silence à l’époque ? Quels intérêts étaient là pour enterrer l’affaire ? La maman, une maîtresse femme en a-t-elle joué politiquement ? Le papa Banon, dont on ne parle pas, aurait été un homme d’affaire reconnu et proche d’un certain Arafat ? En attendant une jeune femme souffre, sera probablement traumatisée toute sa vie et seule peut-être la vérité pourra la sortir de ce cauchemar. La réponse dans quelques mois, après les Présidentielles ?

Bis repetitas

 

Parions qu’encore cette année, il y aura les fameux feux de forêts particulièrement en Corse. Un maquis qui s’embrase à longueur de temps, des refrains de feux de départ volontaires, toujours des soupçons orientés vers des bergers en mal de sensations fortes, jamais de certitudes. Mais surtout aucune politique préventive qui pourrait apporter sa part de bienfait. Et pour peu que le FLNC refasse vraiment surface, là le bonheur est assuré pour les rédactions en chasse de suspens estivaux… 

  • Voilà que le fameux “Panier de la ménagère” intéresse les pouvoirs publics, mais beaucoup moins ceux qui font les prix ; à savoir les grandes surfaces. Sauf que quelque soit le côté où l’on se penche, producteurs compris, nul ne veut reconnaître que l’avènement de l’Euro a dopé les prix. Car la plupart des commerçants dans un principe de facilité a transformé le prix d’origine en Franc, en Euro, tout simplement. Du coup et à titre d’exemple, le café comme la baguette de pain qui “cotaient”, à l’époque 1 Fr sont passés du jour au lendemain à… 1 €. On imagine pour le reste… 
  • Hier comme aujourd’hui c’est de la TVA pour les restaurateurs ramenée à 5,5 %, dont on reparle. Car les résultats, malgré les promesses, tant sur l’emploi que sur le prix des consommations ne seraient pas des plus probants ? Sauf qu’en période de crise économique, perdre par an plus de cinq milliards de rentrées fiscales pour une baisse de quelques centimes au “kawa” du matin, où est l’intérêt ? Surtout quand on sait que l’on peut le payer dans certaines terrasses 1,50 € à 13h59 et 2,50 € à partir de 14h ? Bizarre ? Par contre, rien sur ces grandes tables qui ne cuisineraient plus sur place? 
  • Les lamentos inévitables, de nos chers agriculteurs toujours en crise d’une année sur l’autre, pas assez de récolte ou trop de récolte tuent de toute façon la recette. Prétendument surendettés, par des investissements, pourtant couverts bien souvent par des aides locales, régionales, nationales et surtout européennes, mais jamais énoncées nulle part. A droite comme à gauche, on ne touche pas à un réservoir aussi important de voix… 
  • Toujours dans le même tempo, une petite nouveauté chez nos agriculteurs, le sulfatage des vignes et autres plantations se font très souvent, modernité oblige, avec l’aide d’hélicoptères. Ca va plus vite. Mais pas d’affolement, les “machins” volent assez haut pour éviter les lignes à haute tension. Et que l’on se rassure, les pesticides et autres insecticides, nitrates, ainsi répandus, n’atteignent que les champs désignés, jamais le voisinage. C’est prouvé scientifiquement… Les fossés, les ruisseaux, les routes, les villas, “ton jardin potager que tu croyais bio”, sont évités. Pas de vent qui vienne perturber la manœuvre, une vraie action chirurgicale…
  • Il y a aussi les inspecteurs de la répression des fraudes, les inspecteurs du travail qui, ici et là, vont faire, avec peu de moyens un énorme travail. C’est une certitude… Sait-on que chaque année, ce ne sont pas moins de 20 milliards d’euros de charges et autres taxes que l’Etat ne perçoit pas. Alors quand une véritable politique de soutien à ces services avec de vrais moyens tant financiers qu’en personnel ? Où sont les intérêts cachés pour limiter leurs performances ?
  • Le fameux prix du cartable de la rentrée qui d’après notre Ministre ne dépassera pas cette année les 50 € ? Il faut n’avoir jamais constitué le cartable de l’un de ses enfants pour croire à une telle ineptie. En revanche, rien sur le poids du fameux cartable porté chaque jour par nos gamins…
  • Tout n’est pas dit sur le prix du carburant qui n’aura jamais été aussi cher, compte tenue de la situation économique mondiale et surtout du prix du baril. Avec des raffineurs en quête d’augmenter dare-dare le prix à la pompe à la moindre annonce des producteurs. Mais toujours plus lents quand il s’agit de répercuter les baisses. Et voilà que nos chers gouvernants jouent les redresseurs de tort en dénonçant cet abus de pouvoirs, oubliant que sur chaque litre, ce ne sont pas moins de 70 % de taxes qui sont prélevés et que dans tous les cas, l’intérêt est partagé. Encore une fois, ce sont les Français qui sont les dindons de la farce. S’il n’y avait que là, ce serait supportable, sauf que… 
  • Pas de marée noire et pas d’infos sur les algues vertes qui envahissent les côtes bretonnes et les dénaturent. Ce sont les nitrates déversés par les paysans bretons qui seraient responsables, mais là aussi il ne faut rien dire. Et puis ce n’est pas assez vendeur…

Finalement la seule chose dont on soit sûr, c’est que la rentrée 2011 sera comme toutes les autres : dure et même très dure. Et probablement fatale pour les plus faibles parmi nous, car au-delà des grands discours on soutiendra et même on trouvera prétexte à excuser les carences des gros bras pour mépriser les petits, ceux qui en fait font bouillir la marmite France, mais qui n’intéressent aucune statistique. 
Alors soyons convaincus que d’une année sur l’autre, ce n’est pas prêt de changer.
Là est la vraie et seule vérité qui mérite d’être écri-te et même dénoncée…



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