2013

Francis Manaud

Ça y est, nous y sommes, à grands renforts de vœux de toutes sortes pour que l’année soit heureuse et prospère. Et pourtant, tout ce qui nous a été annoncé, relève du plus pessimiste des avenirs qui nous attend dans tous les domaines. Chômage en hausse, impôts au plus haut, croissance en berne, industries à la dérive sans oublier nos plus riches contributeurs à l’impôt qui fuient notre pays pour aller se refugier dans des pays plus compréhensifs tandis que ceux qui ne peuvent bénéficier de tels avantages doivent rester pour combler les vides correspondants. La faute de tout ce gâchis est facilement imputée à des politiques irresponsables qui se sont enlisées au cours des dernières années dans la mollesse de la facilité en laissant filer des déficits qui aujourd’hui nous rattrapent. Vivre à crédit c’est bien, si l’on est sûr de pouvoir rembourser un jour. Ce jour est venu pour notre pays et nos hommes politiques qui se sont âprement battus pour occuper leurs postes, ne semblent pas en mesure de sortir de la traditionnelle mesure qui consiste à augmenter les impôts. Cependant comme en toute chose, cette solution comporte ses limites et il semble qu’en la matière cette limite soit atteinte sauf à pratiquer la pure et simple spoliation ; ce qui alors serait contraire à notre conception de la démocratie et entraînerait des désordres graves. Il y a pourtant quelques questions à se poser quand tous les économistes dignes de ce nom, l’Insee mais aussi le Fmi nous prédisent une croissance à 0,1 % et quand nos responsables politiques ont établi le budget avec une croissance de 0,8 %.

 

Investir

 

Le simple bon sens de prudence voudrait pourtant que l’on se base sur l’hypothèse la plus basse pour éviter à terme de devoir encore revoir à la hausse nos échéances fiscales. De toute manière quoique l’on dise ou fasse, la seule façon de revenir à la croissance, c’est de créer des richesses. Pour ce faire, il faut investir, et l’investissement n’est possible que si on laisse aux entreprises assez de liquidités pour y procéder. Il convient donc de mettre en place un système fiscal qui à la fois permette de résoudre le déficit mais aussi aux entreprises de financer leur développement. Ceci n’est possible que si l’on ne met à la disposition de l’Etat qu’une partie de l’impôt exigible dans une proportion à définir, tandis que le reste de la somme à verser demeurerait propriétaire de l’entreprise à la condition obligatoire qu’elle soit réinvestie à très court terme dans les besoins immédiat du développement de l’entreprise avec comme conséquence l’embauche et la diminution du chômage de masse. Le temps de la mise en place de ce système impliquerait la neutralisation momentanée du remboursement de notre dette mais très vite les résultats obtenus seraient spectaculaires. Qu’on le veuille ou non, ce n’est pas en spoliant par l’impôt nos élites et nos entreprises créatrices de richesses que nous résoudrons nos problèmes de déficits, pas plus qu’en se leurrant sur la capacité de l’Etat à réduire significativement son train de vie. C’est tout au contraire en incitant les forces créatrices à faire toujours plus de bénéfices dont une grande partie servira à créer richesse et croissance. Alors, meilleurs vœux 2013.

 

Francis Manaud



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