2012 : Il faudra plus que des promesses…

… Sur l’avenir… Les Français sont sans illusions sur la capacité de leurs dirigeants à apporter des solutions  durables pour envisager demain avec sérénité. Et surtout conscients qu’ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. Que s’ils ne sont pas dans le bon réseau social, économique ou politique leurs enfants auront du mal à faire mieux qu’eux-mêmes. Alors que toute ambition de parents responsables, qui n’ont pas eu le bénéfice d’héritages construits par d’autres, mais ont tout gagné à la force du poignet, c’est qu’au moins la garantie que les sacrifices d’une vie n’aient pas été vains. Que chaque génération n’ait pas l’obligation d’avoir à tout refaire, à tout reconstruire. Jouer les Pénélope n’a jamais été une sinécure et surtout pas un objectif de mieux vivre. Nos élus de tous bords devraient au moins nous garantir cela, avant de s’engager.

Rien de nouveau sous le soleil ?

Certes, les états d’âmes des français ne sont pas nouveaux. C’est connu, les Gaulois ont toujours eu peur que le ciel leur tombe sur la tête et bon nombre d’entre eux croient encore aujourd’hui en la potion magique. Certains prétendront même que ces traits de caractères sont inscrits dans leurs gênes. Toujours à râler, contester, soupçonner l’autre d’être la cause de tous ses malheurs, mais sur- tout à peu s’engager pour que cela change. Ainsi, moins de 50 %, d’entre eux, vont voter. De fait, ils font le bonheur d’élus à vie comme on le voit dans notre région, particulièrement à gauche. Mais convenons aussi qu’il en est de même des outsiders de droite…
Plus, aujourd’hui, dans un contexte général de “déclin des institutions”   l’aggravation du sentiment de défiance de l’autre est le plus perceptible. Pourtant, on est rien sans l’autre, quelles que soient ses origines, sa couleur, sa religion et même ses idées politiques. La France a toujours été “plurielle”. Et puis, qu’on se le dise, on a tout à apprendre du partage avec l’autre. Mais à la condition que le respect des valeurs de notre pays “la France» soit le ciment qui nous engage et nous lie ad vitam aeternam.
Le premier rôle de nos politiques ne devrait-il pas d’ailleurs être de nous rappeler cet engagement non négociable ? Ne sont-ils pas interpellés par tous ces sondages qui chaque jour un peu plus montre la défiance des français à leur égard, comme la crainte du voisin ? A quelques mois de l’élection présidentielle, un dernier sondage indique même que plus d’un Français sur deux ne fait confiance ni à la droite ni à la gauche pour résoudre ses problèmes. C’est même écrit, si en 2012 le PS ne gagne pas les Présidentielles, il implose.

Le modèle Français moribond…

Les français montrent du doigt le fait d’être toujours représentés par les mêmes élus. Ceux qui, depuis 30 ans nous servent les mêmes discours, les mêmes promesses et à la clef, encore et encore, de nouveaux sacrifices à accomplir. Ils n’ont pas tort, notre Assemblée Nationale est la plus âgée d’Europe, comprend 80 % de cumulards bien rémunérés qui n’ont qu’un seul souci : d’être réélus pour continuer à profiter du fromage. Et quand l’un d’eux est battu, que l’on se rassure : On lui trouvera un poste de fonctionnaire à 100.000 €/an, pour l’aider à avaler la pilule.
Mais me direz-vous, il en est de même dans la corporation des journalistes qui ne sont jamais très loin des politiques et le plus souvent partagent quelques fromages et ne se contentent pas d’apporter l’information telle qu’elle est. Mais ils passent même plutôt leur temps à la commenter dans le sens qui flattera le politique. La majorité, plus de 80 %, se prétendra de gauche, pensant probablement que ça garantit une éthique, sauf qu’il en faut un peu plus… Alors, peut-être que la vraie vérité c’est que le modèle économique français est moribond. Rien de fait pour former les jeunes alors qu’ils sont l’avenir du pays. On réduit les postes d’enseignants et les services publics, alors qu’ils sont les Architectes et les Compagnons capables bâtir et de garantir les valeurs de notre identité “France Génération Plurielle”. Comme une poule qui a trouvé un couteau, on va se gargariser de dé- couvrir que chaque année 15 milliards d’Euros, constitués de charges comme d’impôts non déclarés, partent en fumée. Mais qui pour penser qu’avec une telle somme on pourrait créer des milliers d’emplois qui auraient pour premier objectif de chasser cette criminalité ?
Eh oui, entre 1981 (immense espoir) et 2011 (dégoût avéré) 30 ans se sont écoulés, avec sensiblement 15 ans de pouvoir de la gauche et 15 ans de pouvoir de la droite. Et aucun changement positif pour réduire les inégalités qui frappent les “classes laborieuses”: paysans, ouvriers, artisans. Certains se réfugient dans l’abstention, d’autres dans les extrêmes (populisme de droite au FN, de gauche ailleurs). Et dans le discours actuel, aucun changement à l’horizon.
Vous voudriez qu’on y croie ?



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