Libéralisme ? Economie ? Cliché quand tu nous tiens (12/12)…

Et ma lectrice conclut : « J’espère, Monsieur, que vos amis ne reviendront pas au pouvoir, sinon, gare à la révolte ! Elles peuvent être économiquement et socialement coûteuses. » (Ndlr : A quoi rattacher ce « elles ? A la « révolte » ?)

Madame, vous confirmez votre ignorance du libéralisme. J’espère que cette série de chroniques vous en aura apporté une meilleure lecture, certes peu approfondie, mais dégrossie. En fouillant sur Internet, dont le site www.institutcoppet.org, vous trouverez des ouvrages très divers d’auteurs libéraux du siècle des Lumières (et même avant) jusqu’à nos jours. Vous constaterez que la conquête du pouvoir n’est jamais leur guide, mais au contraire sa limitation par le droit, parce que le politicien réduit le pouvoir souverain des citoyens en ayant une propension à étendre le sien. La domination de l’homme par l’homme est un principe contraire au libéralisme.

Votre dernier cliché, c’est d’affirmer que « les libéraux ont déjà eu le pouvoir ». Or jamais depuis 1789, ni avant bien sûr, la France n’a vu de libéral à la manœuvre. Jamais. Ne voyez pas mes vrais amis parmi mes faux amis, tels les étatistes de droite ou les sociaux-démocrates. Non, Sarkozy, de Gaulle ou Thiers n’étaient pas libéraux.

Mes vrais amis sont des créateurs de richesses, des gens passionnés aimant leur métier, salariés ou non. Ils savent que le risque fait partie intégrante de la vie et de l’économie, que les fruits de leur travail dépendent de leur capacité à s’adapter. Mes vrais amis n’ont pas peur du marché ni de la concurrence. Mes vrais amis n’attendent pas un vote politique pour espérer la coercition de l’Etat ou l’hypocrisie de la solidarité pour obtenir des ressources via une énième aide fiscale. Mes vrais amis échangent honnêtement sans spolier l’autre.

Mais mes vrais amis sont révoltés par l’action injuste des politiciens, par le vol légal d’une fiscalité instable et arbitraire que ces vendeurs d’illusions imposent à tous. Mes vrais amis sont révoltés par tous les funestes droits d’avoir, acquis sociaux qui masquent la spoliation légalisée et généralisée, contraire aux droits fondamentaux de la liberté, la propriété et la sécurité. Oui, mes vrais amis entrent logiquement en résistance face à l’oppression de la tyrannie fiscale.

C’est à la société des hommes de se prendre en charge, pas au diktat d’une majorité oligarchique de leur brandir un miroir aux alouettes. Tant que la population refusera d’assimiler le vrai rôle de la politique, ces charlatans des temps modernes nous nuiront, à tous.

La saine action politique ne consiste pas à contraindre ni à juger les hommes sous de fallacieux prétextes, tel le « untel est riche mais lui est pauvre », ni de prendre par force à l’un pour donner à l’autre. L’Etat faussement pléthorique insécurise chacun en remettant en cause la liberté, la propriété naturelle et les justes fruits du travail. Ainsi l’état de droit n’est pas de l’altruisme détourné en pleins pouvoirs donnés à des guignols politiques pour réaliser une jungle législative.

Madame, ce qui est économiquement et socialement coûteux, ce sont les décisions politiques depuis des décennies et qui annoncent la banqueroute de la France. Aucune révolte n’y changera rien, sauf à ouvrir les yeux ! Dans ses écrits, Frédéric Bastiat (1801-1850), un vrai ami et un des meilleurs économistes que le monde a pu connaître, avait décrit toutes les dérives que nous vivons actuellement. Malgré le temps, l’être humain reste encore bien faible et crédule !

 

Patrick Aubin



2 COMMENTAIRES SUR Libéralisme ? Economie ? Cliché quand tu nous tiens (12/12)…

  1. Serge Samouel dit :

    Dear Mr. Patrick Aubin
    Bien pensé et bien dit Mr. Patrick Aubin. Cela est triste de voir la France tomber dans l’engrenage destructif de l’abus de confiance des politiciens par leurs promesses démesurées et irréalistes.

  2. Richard Daniel dit :

    Bravo Monsieur Aubin. Vous avez mille fois raison, jamais les libéraux n’ont eu le pouvoir et c’est bien dommage car les libéraux sont les seuls dans ce pays à prendre des risques et à les assumer, tout le contraire des fonctionnaires.

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