Et si… tous les Nobel de la Terre…

© Franck Alix/JT

A la sortie de la messe de Davos, nous arrivons dans la période annuelle où se répète une autre messe mondiale, tout aussi ridicule. Le Prix Nobel voulait saluer à l’origine les meilleurs travaux scientifiques, mais il s’est vu dévoyé sur deux matières pour en devenir un sommet de politiquement correct contre-productif : la paix et l’économie. On passera ici sur le Nobel de la Paix en espérant juste que cette année, il aille à un Edward Snowden plutôt qu’à nouveau à un manipulateur des foules tel Obama. Il est tout aussi probable que le Nobel d’Economie sera encore remis à un incompétent keynésien, tels les Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Amartya Sen ou similaires.

Comment un simple citoyen comme moi peut-il se permettre une affirmation aussi péremptoire ? C’est tout simplement une question d’information, que vous pouvez vérifier par vous-même. Je sais qu’il existe une autre théorie économique que les leurs. Une qui « marche ». Cette théorie, dite de l’école autrichienne, explique bien mieux tous les phénomènes économiques, tout en restant bien plus crédible et abordable que les usines à gaz mathématiques célébrées par l’académie suédoise.

Pour être exact, il y a un et un seul économiste véritable qui fut célébré par les Nobel : Friedrich von Hayek (1899-1992). C’était en 1974. Cette année est donc une année anniversaire. C’était un économiste de l’école autrichienne justement, l’exception qui confirme la règle. Il fut récompensé pour avoir su exprimer le rôle informationnel majeur que jouent le (libre) marché et les prix à l’échelle planétaire pour faire se rencontrer offre et demande. Là où beaucoup croient devoir aligner dépenses et dettes publiques, Hayek explique que le marché libre fait mieux juste en laissant les gens commercer librement, y compris sur ce qui est appelé le “service public”.

A l’inverse, une des aberrations des économistes keynésiens “tendance Nobel” tient surtout en leur croyance de « relance » économique par l’injection de monnaie. Or il est facile d’expliquer à quel point c’est là la racine même de nos crises économiques et financières.

Imaginez qu’à un instant, l’ensemble des Français possèdent disons 1 milliard d’euros – je simplifie en oubliant les autres pays. Puis que la Banque de France émette 1 autre milliard. Ce nouveau milliard issu de la planche à papier-billets va permettre au début aux privilégiés qui l’ont émis d’acquérir des richesses – mais notez bien la différence, pas d’en créer, juste d’en acquérir. Cette demande plus forte fait ensuite monter les prix, jusqu’au moment où le total des euros en circulation soit donc double. Deux fois plus d’euros, mais aucune richesse créée. Comme la monnaie est deux fois moins rare, elle vaut en gros deux fois moins et donc les prix montent jusqu’à doubler en moyenne. Mais les salaires eux, n’ont pas encore monté… C’est le tour de prestidigitation par l’inflation.

Cette explication simple mais réaliste met plusieurs éléments en lumière. D’abord, que l’économie, c’est simple et ne nécessite aucune équation compliquée. Ceux qui vous diront l’inverse sont soit des menteurs, soit des irréfléchis. Ensuite, la création de monnaie ne crée pas de richesse. Au contraire, comme les prix montent mais pas les bas de laine, elle appauvrit le peuple et surtout les plus pauvres. En plus, on voit au contraire que ceux qui profitent le plus de la nouvelle monnaie sont ceux qui l’émettent, donc l’Etat et la finance, pas ceux qui travaillent. La création monétaire enrichit les bureaucrates et appauvrit le peuple – bref tout l’inverse de ce que l’on nous fait entendre.

Vous croyez que je me trompe ? 39 nobélisés depuis 1974, et crise après crise, toujours la crise. Cherchez par vous-même, réfléchissez, vous vous rendrez compte.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.