Plaidoyer pour la liberté de créer des richesses

A l’heure où chacun fait ses comptes en abordant la rentrée, l’horizon économique de notre pays s’est assombri de plans sociaux durant l’été. La région toulousaine n’a pas été épargnée et nos emplois disparaissent faute de compétitivité de la France sur le marché mondial.

Le miracle n’aura pas lieu : le niveau de dépenses publiques (plus de 56% du PIB en France/plus de 58% pour Midi-Pyrénées) inhibe toute motivation individuelle et force à l’exil ceux qui refusent le «vol légalisé». Nos hommes politiques sont prisonniers de leurs turpitudes et scellent la lente mort industrielle du pays. A vouloir intervenir dans l’économie sous de fallacieux prétextes, ils asphyxient progressivement les entreprises d’une fiscalité toujours dans le sens de l’imagination débordante de besoins prétendus «publics». Pourquoi s’arrêter en si bon chemin puisqu’ils peuvent signer des chèques sans provision sur le dos des citoyens par l’endettement immodéré de l’Etat ?

Avant qu’il ne soit trop tard, sera-t-il un crime de lèse-majesté de s’interroger sur la légitimité, ou plutôt l’illégitimité, de l’inquisition fiscale mise en place par les gouvernements successifs ? En 1789, la chute de la royauté n’était-elle pas déjà liée à une exagération d’impôts sur le peuple ? Car c’est toujours exclusivement parmi le peuple que l’on trouve les pourvoyeurs de ce qui s’appelle «l’argent public» et sur lequel les dirigeants politiques se servent généreusement. A ce stade, comprenons que l’Etat n’est pas un créateur de richesses. A force d’intoxication idéologique assénant que le social était la priorité collective, chacun a perdu naïvement de vue que toute mesure publique se finance par spoliation étatique sur la création de richesses.

Le Français peut-il continuer à croire à ses exceptions dans tous les domaines y inclus l’économie en niant la réalité ? Il eut été politiquement plus raisonnable, au lieu d’intervenir sur l’économie en falsifiant le marché, de garantir aux créateurs de richesses leur liberté à les produire sans oppression fiscale. N’est-ce pas le but de la politique que de garantir les droits tel qu’énoncés par la déclaration des droits de l’homme ? En se faisant «intervenant», l’homme politique spolie la propriété et la sécurité économique de citoyens honnêtes : il bafoue la constitution.

Celui qui produit des richesses serait-il malhonnête pour être une cible à culpabiliser ? Mais sans créateur de richesses, où en serait la société française ? Finalement constatons que le créateur de richesses est aujourd’hui réduit à l’état de «forçat des temps modernes» puisqu’on attend de lui toujours plus de richesses… pour le spolier toujours plus. Est-ce bien moral et honnête ?

Car si le système politique a choisi de baisser la tête pour maintenir ses privilèges personnels en passant par les fourches caudines du capital bancaire, toute la société française, en libérant la création de richesses de ses chaînes fiscales, y gagnerait en dynamisme au lieu de rester bloquée sur une pente destructrice en invoquant le «sacro-saint Etat social» à attendre des jours meilleurs qui ne viennent pas. Pourtant la main invisible du marché dans lequel sont baignés les citoyens est sans comparaison plus efficace que la mainmise arbitraire de l’Etat. Est-il possible de faire confiance à l’homme politique, fut-il élu, pour faire le bonheur de chacun ? Bizarre, il semble que si c’était le cas, nous le saurions depuis longtemps…

 

Patrick Aubin



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