Je suis un Africain

Nous sommes tous des Africains…

Pas seulement parce que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Avec le premier Homme ou ce qui devait devenir notre ancêtre commun, «Homo Erectus», qui est né là et même qu’il avait la peau noire. Je me sens Africain car comme mes parents, je suis né sur cette Terre et que j’en garde un attachement indéfectible.

Non ! Tout simplement car je sais qu’elle a tant à nous apprendre, tant à nous donner encore. Au plus profond de moi, j’espère encore et encore, que de cette «Afrique nouvelle» viendra le salut des Peuples… Oui ! Que ces Peuples d’Afrique, aux traditions humanistes des plus originelles, des plus riches, des plus vraies, des plus rares, nous montreront encore une fois la voie de ce qui nous a été promis pour ce 21e siècle…

Voilà pourquoi, plus qu’hier, l’on se doit de la défendre et de la protéger de l’Islam radical…

Que cet esprit de liberté, de fierté et de fraternité qui coule naturellement dans les veines de chaque «Africain» trouve enfin l’écho de la reconnaissance universelle. Que malgré les difficultés du quotidien qui n’a de jour que pour rappeler sa difficulté à le vivre et avec pour seul contrepoint la nuit à sécher ses larmes. Celles que l’on sait d’avance impuissantes à donner force et espoir de vivre, aux plus faibles comme au plus grand nombre d’ailleurs. Comme une banale sélection naturelle, dira le statisticien, qui s’opère pour nous rappeler notre promesse d’hier, mais jamais tenue, ici et ailleurs, comme le défi de trop : celui de «Remettre l’Homme au cœur de nos préoccupations».

Et pourtant j’y crois toujours, comme ma promesse à la vie…

 

Le Printemps Arabe

 

Oui, les mouvements de révoltes, ce que les Occidentaux ont trop facilement baptisés de «Printemps Arabe» étaient-ils vraiment porteurs de promesses de renouveau ? Ou n’étaient-ils pas, là comme ailleurs, que des leurres pour mettre un Khalife à la place d’un autre Khalife ? Comme on le voit, ici et là, quasi deux ans plus tard. Oui, un «Printemps Arabe» qui n’aura pas tenu un jour les promesses de mieux vivre qui bâtissaient pourtant, sa légitimité à acquérir le pouvoir.

Faudra-t-il toujours, comme nous le rappelle inlassablement l’actualité que, sur cette terre de défi, sous le prétexte de trésors à convoiter, rien n’arrête les guerres civiles, les génocides ? Comme la faim et la misère qui étendent toujours plus leurs pouvoirs maléfiques dans des contrées pourtant souvent fertiles et riches de potentiels naturels et humains des plus rares.

 

Alors l’Afrique, éternelle otage de ses richesses ?

 

C’est la question évidente que l’on se doit de se poser. Car elle est désormais au cœur d’enjeux mondiaux qui pourraient vite la dépasser, voire même et surtout, l’anéantir plus qu’elle n’est. Si nombreux sont aujourd’hui les étrangers à lui faire les yeux doux et à lui prendre doucement le pouls, peu auront des volontés d’installer en contrepartie le destin meilleur auquel tout Homme doit avoir le droit d’accéder comme de nourrir l’espoir de le transmettre un jour à sa descendance.

Comme on nous le dit souvent, son processus de peuplement, le plus fulgurant qu’ait connu l’humanité, bientôt près d’un milliard et demi d’êtres humains, est-il vraiment le frein au mieux vivre prédit par tous ? Ou plus logiquement la force qui demain aura le courage, l’audace et l’ingéniosité pour enfin prendre son destin en main ? Faire ressortir les forces et les espoirs qu’elle recèle depuis toujours en elle. Gommer définitivement cette image injuste de terre figée, à la marge de l’histoire, en s’autorisant une vision prospective et personnelle développée à longs termes. De celles qui rappellent la nécessité de la naissance sur cette terre pour en connaître, mieux que d’autres, les caprices, les secrets, les pièges comme les abondances.

 

Oui, plus raisonnablement le «Temps de l’Afrique» ne serait-il pas enfin arrivé ?

 

Ce n’est pas un hasard si les économies africaines connaissent, depuis le tournant du XXIe siècle, une croissance économique annuelle bien supérieure à celles des Etats-Unis comme de l’Europe, d’ailleurs. Bien sûr on me rétorquera que la stabilité du Continent est périodiquement remise en question que ce soit pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, ou pour le contrôle des richesses du sous-sol ; que quoiqu’en en dise du Nord au Sud, d’Est en Ouest, la présence internationale existe et pèse, depuis toujours ; que les nouveaux colons s‘ils ont pour origine des pays en voie de développement, comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie voire même le Qatar, n’en sont pas moins des exploiteurs seulement intéressés par le sous-sol et la main d’œuvre pas chère ; qu’à l’inverse des premiers arrivants européens, qui voilà près de 200 ans venaient s’y installer, fuyant eux aussi la misère et les dictatures, ils n’ont pas l’ambition d’en faire un eldorado. Oui, le devenir des Africains importe peu à ces «gens-là». Plus, à termes, ce sont même les investisseurs européens d’origine qui seront mis à la porte par ces nouveaux décideurs. Et en bout de chaîne des Africains qui seront demain encore moins maîtres de leurs destins.

Alors, aujourd’hui il serait peut-être temps que les dirigeants européens soient en phase avec ce moment de l’histoire dans lequel nous nous situons. Qu’ils sachent bien mesurer les enjeux, sans quoi nous risquons le chaos à nos portes.

Et nous pays de la Méditerranée devrons encore une fois en payer le prix. C’est écrit…

 

André Gallego

Fondateur du Journal

Président de France Génération Plurielle

andreg@aol.com



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