France, où sont tes valeurs…

En permanence et quelque soit le jour, mon premier réflexe en rentrant chez moi, est de savoir où se trouvent mes animaux. Whisky, mon Colley récupéré à la Spa, Princesse, une petite chatte sauvage et ses deux petits, offerts eux aussi par la Spa toulousaine, chère à Mesdames Buzzichelli et Sanchez, complices depuis plus de 30 ans, dans la défense des droits des animaux.

Le soir, comme de logique, mon petit monde, m’attend avec impatience. Entre jeux, caresses et distribution de nourriture, le même rituel se perpétue de jours en jours et rien ne pourrait nous faire manquer ce rendez-vous d’amour partagé… Alors, par ce temps peu clément, l’envie de protéger mes complices, m’habite d’autant plus. C’est dans le salon ou la cuisine qu’ils trouvent remède à se protéger des affres de ces grands froids. Parfois, l’un des chats n’est pas au rendez-vous et c’est l’affolement général. La nuit tombe et l’inquiétude grandit, pour ne s’estomper que quand la famille est enfin reconstituée…

L’occasion de constater la chance que nous avons d’avoir un toit, du chauffage et les «gamelles» pleines… Au point, le plus souvent de me culpabiliser en pensant chaque jour, chaque soir, à ces personnes, ces familles, ces enfants qui dans cet hiver rigoureux, dorment à la belle étoile. Il n’y a pas un instant où je ne me dis que si j’avais le pouvoir d’agir, de faire plus que de donner les quelques pièces ou les sandwichs ou croissants achetés à l’épicerie du coin… Je le ferais… Avec, je l’avoue, une résonance intime qui m’interpelle et me rappelle à mon devoir, en m’interdisant de me trouver des excuses de ne rien faire, de ne pas agir, alors que probablement je pourrais faire plus, moi qui me prétends humaniste. Certes, j’ai mes propres problèmes, mes propres soucis, je ne peux embrasser toute la misère du monde. D’autant que j’ai moi-même et malgré les apparences, bien du mal à m’en sortir. Oui mais, c’est probablement trop facile, quand même…

Sauf que dans quelques jours la France, le pays des Droits de l’Homme, des «Lumières», des Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Diderot comme des Hugo, Kant, Jaurès, Cassin, Monnet, va nous proposer une nuit à -6° avec ce que les spécialistes appellent une température ressentie de -14°…

L’intolérable à vivre, à supporter par des êtres qui sont déjà très fragilisés. L’impossible condition humaine qui va forcer enfin, je l’espère, les autorités à faire plus que d’habitude, si ce n’est à faire tout court, en ouvrant d’autres lieux d’hébergements. Distribuer soupes et repas chauds pour donner enfin à ces familles, ces «êtres vivants», on se demande grâce à quelle force surnaturelle, l’espoir de passer au moins une nuit protégés de ce mal que seul l’Homme est capable d’imaginer, de créer et de faire subir… l’indifférence.

Sans oublier, que même dans le domaine de la solidarité comme de la sécurité, tout est loin d’être facile pour celles et ceux qui y consacrent la majeure partie de leur temps « prédits » de Liberté.

Oui, faire en sorte que ces femmes et ces enfants trouvent un instant de paix et de bonheur. Car l’on n’a pas le droit de briser ce rêve lui aussi «Made in France» pour lequel tant de Français ont sacrifié leurs vies… Le rêve des Droits de l’Homme…

Alors agissons, mais pour de vrai… Pas pour se faire de la pub sur le dos de ces misérables, comme on le voit bien souvent dans les reality-shows et ailleurs.

 

André Gérôme Gallego

Directeur ligne éditoriale

Fondateur du Groupe

Président France Génération Plurielle

andreg@aol.com

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.