Et si… l’éco…taxe révélait les co…nnivences ?

Sans l’économie libre, ceux qui dirigent Etat et collectivités locales ne disposeraient pas de recettes, recettes que le politique ne sait obtenir que par la coercition sur la société. Le financement de l’Etat n’est ainsi pas une règle consentie, mais une obligation via une multitude d‘impôts ou taxes, tous synonymes de « vol légalisé ». L’homme est transformé en une machine à payer des sommes arbitraires à l’encontre de son libre arbitre. Est-ce là vivre dans une société humaine, apaisée et épanouie ?

L’utilisation de la force contre les gens honnêtes est contraire aux principes des droits de l’homme et du citoyen (liberté, propriété, sécurité et résistance à l’oppression). Le rôle de la force publique n’est que d’assurer le droit en utilisant cette force contre ceux qui violent le droit et non contre le citoyen honnête. La politique devrait se borner à définir les limites des institutions afin d’éviter l’abus de pouvoir. Or l’Etat, ou plutôt le système politique, s’est arrogé un droit d’intervention en instituant une « économie forcée » à la place du laissez-faire naturel. Comment respecter et avoir confiance en un système où celui qui doit protéger (l’Etat) devient le premier agresseur : créateur de lois liberticides, spoliateur de biens, source d’insécurité des citoyens et des entreprises, et oppresseur fiscal ?

La fiscalité est rendue volontairement incompréhensible : la complexité et l’opacité offrent à ceux qui les entretiennent de grasses ressources, sans mérite et dans la discrétion. Depuis la seconde guerre mondiale, cette fiscalité satisfait un système bureaucratique archaïque qui broie la société et favorise un modèle économique bâtit sur le « capitalisme de connivence » : celui-ci se nourrit à travers subventions, niches fiscales, endettement public, inflation et monnaie de singe en s’appropriant l’argent du marché libre. La manière dont la très grande majorité des politiques s’expriment d’ailleurs sur la mise en place ou l’augmentation d’une taxe ou d’un impôt en dit long : elle (il) « rapportera à l’Etat » ! Le grand perdant, c’est l’homme, c’est le citoyen !

L’écotaxe est l’exemple parfait de ce que j’évoque : une société privée Ecomouv’ a été mise en place pour répondre aux demandes de l’Etat, pas à celles des citoyens ! Elle est contrôlée majoritairement (70%) par une société italienne, le reste du capital étant détenu par des sociétés dont la connivence sur les marchés d’Etat français est manifeste, au profit de privés privilégiés : Thalès possède 11% du capital d’Ecomouv’, SNCF 10%, SFR 6% et Steria 3%.

Le long fleuve tranquille que les politiciens ont tissé au fil des ans arrive à l’embouchure où l’eau douce devient saumâtre mais n’est pas encore salée. Salée, l’addition qui se profile, va l’être. Elle sera le résultat de cette fiscalité corruptrice et instable qui confisque progressivement l’argent de l’économie libre au profit de l’économie forcée.

Seul le libre choix détermine si un bien ou un service s’échange à un prix vraiment consenti entre l’acheteur et le vendeur. Le don volontaire est aussi un libre choix. Mais le vol étant un acte non consenti, le voleur est punissable : le Droit doit le sanctionner. Mais c’est le voleur qui fait les lois.

Ainsi « l’Etat interventionniste » crée l’injustice : il punit les honnêtes citoyens par taxation ou imposition et les contraint à payer des services qui n’ont rien de légitime. C’est de la violence permanente. Et la violence finit par conduire à plus de violence encore.

 

Patrick Aubin



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