BCE : La Banque du Crime Économique

Levons immédiatement toute ambiguïté : le crime dont il s’agit, c’est l’acte condamnable de créer de la fausse monnaie et donc abuser et appauvrir la population. Dans ce rôle, ce n’est pas le faussaire de quartier qui nous intéresse. Non c’est la BCE, celle-là même qui a la charge de la qualité de la monnaie et qui pourtant la produit de manière douteuse. Elle n’ignore pas que la valeur faciale qu’elle imprime n’a pas de contrepartie monétaire ni que toutes ses impressions ne valent rien.

Car de tout temps, les souverains ont abusé de leur pouvoir pour tricher avec la monnaie jusqu’à ce qu’éclate une crise et que le crime soit découvert. La production de fausse monnaie par abus de pouvoir se traduit toujours par le même processus : chômage et excès de liquidité entraînant l’inflation. Le théâtre européen est aujourd’hui entré dans un tel scénario avec l’endettement public.

L’endettement des Etats, c’est la source du crime, celle qui assure la production massive de fausse monnaie, l’illusion que l’Etat produit de la richesse. Mais la richesse n’est pas la monnaie. La vraie richesse ne vient que de la Société libre, des milliards d’échanges entre honnêtes citoyens. Cette richesse est spoliée à travers taxes et impôts. Si le politique s’arrêtait à ce niveau, en se contentant d’utiliser l’argent de la fiscalité, il ne serait qu’un simple brigand de grand chemin dépouillant les voyageurs. Le contrôle de la richesse a été son premier acte, ancrant dans les mentalités que gagner de l’argent n’est pas bien et qu’il est normal d’accepter la spoliation fiscale.

Mais son abus de pouvoir ne s’est pas contenté du simple vol de la valeur ajoutée. Le politique n’en a jamais assez. Il a eu besoin d’imaginer un autre stratagème. Il s’est attribué le monopole de la création de monnaie, base de l’escroquerie gigantesque qui a lieu aux yeux de tous. Il s’est octroyé le droit d’emprunter sous forme d’obligations, que nous subissons. Le seul budget de l’Etat ne lui suffisant pas, le politique utilise le PIB, un agrégat qui est un vaste magma mélangeant production marchande et non marchande, mixant vraie et fausse richesse. Pour finir, dans ses comptes de finances publiques, l’Etat ne fait apparaître que le remboursement des intérêts : il ne rembourse jamais le capital, ce qui a pour effet de dévaluer les liquidités en circulation.

Le coupable de la crise est clairement le politique. L’économie est bien plus faible que ce qu’on affirme et les taux de chômage sont bien plus élevés que ce que les statistiques révèlent. Avec l’impression de monnaie par les banques centrales, l’inflation est commune à toutes les monnaies. Car l’inflation se définit en réalité comme l’augmentation de l’offre de monnaie et de crédits, et les impressions de monnaies sans contrevaleur ne sont rien d’autre que de l’inflation. Il faut s’attendre à un chaos qui ne se limite pas à l’Europe, phénomène mondial auquel aucun Etat ne résistera. Il y a toutes ces distorsions dans le monde car les politiques se sont crus au-dessus des lois économiques.

Les bénéficiaires de ces liquidités, les banques, recherchent les actifs au meilleur rendement. C’est même une frénésie qui s’empare de la planète financière sur des actifs qui se raréfient, et qui deviennent chers, renforçant le phénomène de hausse continue des marchés et des bourses. Cette ascension spéculative n’est pas rationnelle, elle ne correspond pas à la valeur économique des entreprises mais bien à l’inflation de liquidités, au crime économique qui se prépare. Monopole de la monnaie, impression de fausse monnaie, surendettement lié à des revenus qui n’existent pas, déficit injustifié : le crime parfait prémédité de l’Etatisme. Tout ceci n’a évidemment rien à voir de près comme de loin avec le bouc-émissaire si souvent nommé « ultra-libéralisme » par les criminels.

 

Patrick Aubin



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