Le rédac’chef de la semaine: Alban Forlot, animateur radio

Chaque jour, il réveille les Toulousains sur France Bleu entre 6 heures et 9 heures. Habitué à recueillir l’opinion de ses auditeurs, il revendique son statut d’animateur et non de journaliste. Mais pour nous le temps d’une journée, il croque dans la carte de presse et commente l’actualité locale. Rencontre tout micro éteint.

 

 

 

 

 

 

Les coulisses du Capitole 

 

Un seul mot pour définir la stratégie Cohen : le paradoxe ! Dans l’émission d’actu que j’anime sur France Bleu Toulouse, les journalistes reçoivent un à un tous les candidats aux municipales. Et clairement c’est sur la thématique des transports que le débat s’annonce houleux. Le constat de mes auditeurs ? De moins en moins de places gratuites pour se garer en centre-ville. En contrepartie, davantage de vélos, des voitures électriques, le tram qui est prolongé. Alors oui la voiture pose un problème majeur dans la 3e ville la plus embouteillée de France, mais, pour autant, faut-il la bannir comme semble vouloir le faire Pierre Cohen ? A droite, Jean-Luc Moudenc réfléchit à une deuxième rocade. Quoiqu’il en soit, j’entends les arguments verts qui favorisent les transports en commun, mais j’entends aussi l’exaspération des riverains qui ont passé tout ce mandat à subir les travaux, que ce soit à la Daurade, à Saint-Michel ou au Grand Rond pour ne citer que ceux-là. Enfin pour le média de l’instantané qu’est la radio, nous souffrons d’un manque de réactivité récurent vis-à-vis de la mairie qui pèche trop souvent dans son rôle de transmission de l’information…

 

 

Les papas grimpeurs 

 

J’ai une certaine sympathie pour ces pères qui réclament une égalité avec les femmes. Je trouve leur geste courageux. D’autant que cette protestation ne paralyse personne, comme c’est trop souvent le cas quand il y a grève ici ou là. Sur le toit du Capitole, ils nous font prendre de la hauteur sur cette société qui bouge, qui évolue. En essayant de garder toute mon objectivité par rapport à ce nouveau mode de communication et en sachant que chaque situation doit être prise au cas par cas, je reste touché et me sens concerné en tant qu’homme. J’estime normal que les papas aient des droits équivalents aux mamans : la société change, acceptons-la !

 

 

 

 

 

Ouverture des magasins le dimanche

 

Je me rappelle de ma vie étudiante et du fait que j’étais manager dans un fast-food… le dimanche. Comment aurais-je pu financer mes études et suivre les cours en semaine si je n’avais pas pu avoir ce job dominical ? Dans une ville où un habitant sur quatre est un étudiant, n’est-ce pas une bonne chose que des emplois soient proposés le dimanche ? Si rien n’est imposé, où est le problème ? Pourquoi, sinon, ne pas interdire le marché de Saint-Aubin ? Pourquoi ne pas fermer les cinémas Gaumont et UGC de la place Wilson ou les restaurants de la place du Cap’ ? L’hypocrisie réside par exemple, dans le fait que, le soir, on va fermer le Monoprix de la rue Alsace plus tôt, alors que le Monop’ de Jean Jaurès ne sera pas concerné. Si les salariés sont satisfaits, tant mieux. Mais à l’heure où certains évoquent la création d’un Val Tolosa, où il suffit de faire quelques kilomètres pour faire ses courses à Portet ou Labège, essayons de garder une vraie dynamique commerciale dans notre centre-ville.

 

Festival Polars du Sud 

 

Ce week-end, la ville rose passe au noir. Et moi j’ai troqué le Bleu de la radio pour l’encre d’un stylo. L’an dernier sur le salon, Claude Mesplède, le pape du Polar, m’a incité à aller au bout de ce projet, lors d’une émission que j’animais. J’ai donc terminé un roman court intitulé « Onde de chocs » chez Mon Petit Editeur et serai cette année du côté des auteurs. Autant vous dire que j’entre par la petite porte au milieu de ces 50 écrivains prestigieux (venus de dix pays) et j’invite tous les lecteurs du Journal Toulousain à venir les rencontrer jusqu’à dimanche à Basso Cambo (la scène du crime étant la Librairie Renaissance). Chaque année, le festival innove un peu plus, le cru 2013 propose notamment un rallye enquête dans la ville…

 

Aurélie Renne

 



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