Bruno Mallet, Animateur de l’émission 100% musique sur TLT

Bruno Mallet entame sa sixième édition de 100% culture sur TLT. Une émission où il reçoit « en live » des musiciens toulousains confirmés ou semi-professionnels. Sa passion, découvrir des jeunes artistes et les suivre dans leur ascension. En six ans, il a reçu plus de 300 groupes dans son studio d’enregistrement où est tournée l’émission. Aujourd’hui, Brunot Mallet sort de son cocon musical pour nous décrypter l’actualité toulousaine. A sa manière.

 

L’affaire de la joggeuse de Bouloc.

« Aujourd’hui, hélas, on médiatise beaucoup ce genre d’affaires criminelles, surtout lorsqu’elles restent dans le mystère le plus total. Il y a une sorte d’attirance malsaine. Ce qui m’interpelle dans celle-ci, c’est cette histoire de portrait robot. Pourquoi ne pas le dévoiler ? Surtout que les faits se sont déroulés dans un périmètre rural, où il n’y a pas beaucoup de témoins. Je comprends que la famille ait besoin de savoir. On a vu des affaires se résoudre au moins 10 ans après le crime. Le fait de ne pas savoir alimente les fantasmes : est-ce en lien avec des dossiers que gérait son cabinet d’avocat ? Le crime s’est passé le jour de la Saint-Valentin, est-ce que ce serait un amant ? On peut tout imaginer. Mais l’hypothèse la plus probable semble être celle d’un désaxé qui passait par là par hasard. »

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Une rentrée scolaire apaisée ?

« J’ai la chance d’avoir un garçon de 8 ans qui soit en école privée à Saint-Aubin. Elle appliquait déjà le rythme scolaire de 4,5 jours, qui est admirablement bien. Le mercredi matin est consacré aux activités extrascolaires, avec des ateliers théâtre par exemple. Je trouve que cela manque dans le public. En revanche, je suis pour l’arrivée des cours de morale laïque car je pense qu’il faut transmettre un minimum de valeurs à l’école pour apprendre à vivre en société. Que ce soit dans le secteur privé ou public, j’ai totalement confiance au corps enseignant pour qui j’ai un profond respect. Je suis évidement pour qu’il y ait davantage de postes, comme le prévoit la réforme Peillon. Par contre, je pense qu’il faudrait revoir le système des devoirs à la maison qui ne sont pas obligatoires. D’ailleurs, il ne devrait pas y avoir de devoirs écrits mais seulement des leçons à revoir ou des livres à lire. »

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Les municipales : Changements de camp à droite

Il y a encore 10 ans, j’étais totalement hermétique à la politique, que je trouvais trop compliquée. Mais avec l’âge, je commence à m’y intéresser, que ce soit au niveau national ou local. En ce qui concerne la situation entre Christine de Veyrac et Jean-Luc Moudenc, je pense que le vieil adage « diviser pour mieux régner » ne s’appliquera pas. Ce n’est pas comme ça que la droite arrivera à reprendre la ville. Je trouve que Jean-Luc Moudenc a pris de l’assurance, sûrement l’effet de la députation. J’ai toujours trouvé sa situation de maire « nommé », et non élu, étrange. Mais il faut un certain courage pour diriger la ville dans ces conditions. De la même manière, je trouve que Pierre Cohen a fait preuve de courage en enclenchant des travaux partout dans la ville, au risque de déplaire. Par contre, Christine de Veyrac, je ne sais pas quoi en penser. Qui remboursera sa campagne si elle fait moins de 5 % ? Au-delà de ça, ce qui m’importe c’est la culture. Il faut que Toulouse retrouve un rayonnement national. Nantes et Bordeaux nous dépassent de loin dans ce domaine.

 

 

Sexy Sushi, groupe déjanté bientôt à Toulouse

Sexy Sushi est un groupe d’électro rock complètement barré ! Ingérable musicalement et à mon avis ingérable dans la vie.  Ils ont une attitude punk, au sens noble du terme. Ils font ce qu’ils veulent, ils ont une liberté totale car c’est un groupe indépendant. Leur particularité est qu’ils bénéficient d’une « base fan » très importante. Ils fonctionnent très bien sur les réseaux sociaux et sont très regardés sur You tube. Ils sont très provocateurs et j’adore ça, même si de manière générale ce n’est pas ma tasse de thé. En tant que professionnel, je respecte leur travail. Lorsqu’ils avaient annoncé la mort de Jean-Pierre Pernaut, ça avait fait grand bruit. Ce n’était pas très malin mais ça m’a fait sourire. Ce qui me dérange en France, c’est le collage d’étiquette, le cloisonnement entre les genres. Eux sont décloisonnés ! Ils évoluent sur le « marché parallèle » comme on dit. Si on va les voir en concert, à mon avis, on ne sait jamais à quoi s’attendre…

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Propos recueillis par Coralie Bombail



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