Oncopole « Toulouse aujourd’hui c’est l’aéronautique, demain ce peut être la santé »

Marisol Touraine et Geneviève Fioraso ont dit « se réjouir de voir ce projet faire de Toulouse un pôle d’excellence dans la lutte contre le cancer.»

Lundi, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé et Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche se sont rendues à l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse (IUCT) pour dévoiler les conclusions de la mission interministérielle convoquée en début d’année. Une visite officielle qui a été l’occasion d’éclaircir certains points ternissant un dossier encore en gestation. A l’ordre du jour : modalité de gouvernance et collaboration public/privé.

C’est un petit comité de manifestants qui faisait office d’accueil pour les ministres en visite lundi sur le site de l’Oncopole. Sur les banderoles, les slogans du « comité de défense de l’hôpital public », alerté par un partenariat public/privé qu’ils craignaient comme la peste. « Le projet était en panne », « nous avons soulevé des montagnes », « le dossier était au point mort pendant des années » : voici les qualificatifs qui n’ont cessé de pointer le douloureux accouchement de ce rapport qui visait à proposer des mesures pour remettre l’Oncopole sur les rails. Objectif ? Dénouer les conflits naissant entre la dizaine d’acteurs et de structures juridiques concernées par le projet.

« La réponse est « oui ! » »

C’est un travail de dentelle -notamment pour marier public et privé- que se sont attachés à faire Thierry Philipp (ancien président de la fédération des centres de lutte contre le cancer) et André Syrota (président directeur général de l’Inserm), auxquels les ministres ont confié le dossier. En présence de Marisol Touraine et Geneviève Fioraso, les rapporteurs sont clairs : à la question de la faisabilité du projet avec toutes les incertitudes induites, « la réponse est « oui ! » » L’Institut universitaire du Cancer de Toulouse (IUCT) est appelé à réunir la totalité de la cancérologie du CHU et de Claudius Regaud, sur trois sites : Purpan, Rangueil et Langlade (un aérotram permettrait de relier ces trois sites). La gouvernance prend la forme de deux fondations, celle de l’IUCT, présidée par « une personnalité extérieure à Toulouse », désignée d’ici un an par son conseil d’administration et qui s’appuiera pour la partie opérationnelle sur un directoire présidé par l’actuel directeur général du CHU, Jacques Léglise (le site sera lui dirigé par un groupement de coopération sanitaire, présidé par l’actuel directeur de l’Institut Claudius Regaud, Michel Attal). Et la fondation InNaBioSanté, qui aura pour vocation d’attirer à Toulouse chercheurs et médecins internationaux. La rencontre semble avoir redonné un coup de fouet à ce projet « unique en France et au-delà, qui vise à transformer la tragédie en espoir », déclarait Marisol Touraine, évoquant la catastrophe AZF. Et de conclure : « Nous attendons avec impatience de l’inaugurer, c’est un projet majeur. » L’IUCT accueillera ses premiers patients dès le printemps 2014.

 

Aurélie Renne



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