On creuse sa tombe avec ses dents !

Au milieu du XXème siècle, il y avait beaucoup d’infections d’origine alimentaire, provoquant diarrhées, typhoïdes, etc, entraînant de nombreux décès. La mise en œuvre de réglementations draconiennes en matière d’hygiène et les avancées technologiques ont permis de se débarrasser de tout ce qui était microbes (bactéries, virus, microchampignons). L’Europe pressée par les lobbies de la restauration collective a imposé des normes qui poussées à l’excès ont fini par faire oublier ce qui aurait dû être le point central de la réflexion en matière de nutrition, la qualité du produit de base. De cet “oubli” est né un nouveau problème, celui de l’invasion massive de la chimie dans nos assiettes provoquant une explosion de diabètes, cancers et maladies en tous genres…

 
L’alimentation industrielle montrée du doigt

Tout commence par des produits phytosanitaires de plus en plus nombreux utilisés dans l’agriculture destinés à augmenter toujours plus les rendements, auxquels viennent s’ajouter les produits de synthèse, conservateurs, é-mulsifiants, générateurs de goût, etc. En fin de chaîne, nos assiettes… Force est de constater que partout dans le monde où l’alimentation industrielle s’est développée, ont émergé de façon exponentielle de nouvelles maladies (diabète, obésité, can- cers…). C’est une bombe à retardement ! La communau-té scientifique est formelle : il faut absolument parvenir à maîtriser les apports en excès de gras, de sucre, de sel mais aussi de toute cette chimie ajoutée. Parmi les plus vulnérables, l’embryon dont la croissance des cellules et la maturation du système nerveux sont pour partie influencées par ce que mange la mère lors de la gestation. Il devient de plus en plus clair que l’apparition des cancers à l’âge adulte est due entre autres à ce qui s’est produit durant de la grossesse. Il faut aussi faire très attention à l’alimentation des enfants, car ils sont également en période de croissance cellulaire.

Le rapport de l’ANSES

Après cinq années de travail, 250.000 échantillons analysés, plus de 400 substances chimiques traquées dans 20.000 aliments, l’étude EAT (Etude Alimentaire Totale) vient d’être publiée par l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et oui, encore un comité Théodule créé en 2010. Oui, nous mangeons des métaux lourds, des dioxines et trop de sel. Sans que l’on y pren-ne garde, peu à peu chaque jour, à dose homéopathique, ces molécules remontent la chaîne alimentaire pour se fixer dans notre organisme. Même si l’agence se veut rassurante, elle reconnaît que 54 substances sont présentes à une concentration suffisamment élevée pour nous exposer à des niveaux dépassant les “seuils de sécurité”.

Perturbateurs endocriniens

Une étude récente menée sur plusieurs milliers d’Américains montre que les urines de 76 % d’entre eux contiennent du Bisphénol A, que 97 % contiennent des Phtalates et que 93 % sont polluées par des hydrocarbures. Baisse de fertilité masculine, cancers des testicules, de la prostate, du sein et des ovai-res, malformations des nouveaux nés, puberté précoce chez les fillettes sont les principales réjouissances occasionnées par les molécules chimiques. S’il est un point dénoncé à chaque étude, contre étude, enquête etc, c’est l’absence d’évaluation de l’effet cocktail, interaction entre molécules qui augmen-te les risques pour la santé. Le sénateur Gilbert Barbier vient de rendre un rapport au parlement proposant d’avertir les consommateurs lorsque des perturbateurs endocriniens (PE) sont présents dans l’alimentation. L’idée consiste à apposer sur les produits le pictogramme que l’on retrou-ve déjà sur les bouteilles d’alcool, à savoir, le logo d’une femme enceinte barré. La rè-gle en toxicologie qui affirme que c’est la dose qui fait le poison n’est, dans le cas des PE, pas applicable car les effets peuvent se faire sentir à de très faibles doses et leur mélange peut multiplier leurs effets sur l’organisme, pointe le rapport. De plus, «ce n’est plus la dose qui fait le poison, mais le moment précis de l’exposition» souligne-t-il. Le sénateur ajoute que «réduire l’exposition périnatale, c’est-à-dire du jeune enfant et de sa mère, de la conception aux premières années de la vie, doit devenir un objectif».

Message brouillé

Ce n’est pas le hasard si l’on entend en matière d’alimentation tout et son contraire. Un éminent spécialiste en cardiologie dira en regardant la caméra sur un média national : «ce qui sauve les Français, c’est d’être les plus grands mangeurs de chocolat au monde. Chocolat plus verre de vin rouge constituent la meilleure protection pour les artères…» Un autre dira que le vin n’est pas bon notamment de par la présence de sulfites très allergènes et est fortement déconseillé aux asthmatiques.
On peut même lire (2003) sous la plume du responsable de l’ANSES, Marc Mortureux, grand commis de l’Etat habitué des officines gouvernementales et de leurs coulisses que «le BIO n’exonère pas de toute contamination et qu’il ne garantit pas l’absence de pesticides». Il fallait oser le dire ! Sachant qu’une pomme est en moyenne traitée 5 à 7 fois avec des produits chimiques interdits en BIO, on comprend bien que manger BIO ne sert à rien. L’étude menée sur le vin dans une dizaine de pays de l’UE qui a montré la présence de 2 à 5 pesticides (dont certains interdits dans l’UE) dans tous les vins sauf les BIO, en plus des sulfites permettra à chacun de choisir son “jus de treille” en toute liberté de conscien-ce.  

Avis d’écologiste

Nous observons chaque an-née 240.000 cas de cancers nouveaux dans notre pays. Pour l’ensemble des deux sexes, les cancers sont à l’origine de 145 000 décès par an (soit 26 % des décès, les cancers tuant 75 fois plus que le Sida et 20 fois plus que les accidents de la rou-te). Outre les agents cancérigènes habituels et reconnus (comme la cigarette), il est maintenant établi que la chimie qui nous entoure est susceptible de léser le génome humain ou d’altérer les capacités du système immunitaire à détruire les cellules cancéreuses. Une réaction salutaire consisterait à interdire les produits les plus nocifs, mais c’est sans compter sur le pourvoir de lobbying des grands groupes qui dirigent cette planète. L’UE vient d’interdire en juin dernier, les biberons contenant du bisphé- nol alors que les pays anglo-saxons, le Canada et autres pays nordiques les ont interdits depuis plusieurs années… Alors n’attendons pas que le salut vienne d’en haut, il ne viendra pas ou trop tard. La meilleure façon de se protéger consiste à éviter soi-même les produits préfabri- qués et à retrouver les vertus d’une cuisine saine, élaborée “at home” à partir de produits sains, produits locaux si possible. Pour les plus sensibilisés, consommer BIO est la meilleure réponse à la chimie. Je puis vous l’assurer : il existe de très bons vins BIO à moins de 5 €. A vous de choisir, regardez autour de vous, car cela n’arrive pas qu’aux autres… et pensez à vos enfants quand vous remplissez votre caddie…



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