Les Verts enterrent l’Ecologie.

Après le formidable espoir soulevé par la création d’EELV patronnée par Daniel Cohn-Bendit et Nicolas Hulot, c’est à la triste réalité qu’assistent, navrés, tous les écologistes.

L’espoir c’était la création d’un mouvement écologiste qui dépasserait largement le périmètre du parti « Vert » traditionnel en fédérant des mouvements ou des associations écologistes indépendants comme celui de Nicolas Hulot (dont faisait parti l’actuel secrétaire d’EELV, Pascal Durand) ainsi que des personnalités écologistes qui ont cru au grand rassemblement de l’écologie politique.

La réalité c’est que le noyau d’origine des Verts a complètement noyauté EELV pour son profit personnel en écartant systématiquement tous ceux qui n’étaient pas de leur Clan. Après une fin de non recevoir envers Nicolas Hulot et le retrait de Daniel Cohn-Bendit, c’est à l’éclatement du noyau « vert » lui-même qu’on assiste, avec la démission de Noel Mamère.

Les Verts ont cependant réussi un exploit: celui de devenir le plus « politicard » des partis en pratiquant des accords favorables aux élections qu’ils s’empressent de dénoncer dès le lendemain. Faire de la « politique autrement » ne signifiait pas pour autant faire la pire des politiques.

EELV est un parti riche (voir le coût de leur université d’été à Marseille) mais pas puissant (environ 2% des voix aux élections nationales).

Génération Ecologie ne peut que constater avec tristesse l’affaiblissement de l’écologie politique au moment ou celle–ci est plus que jamais nécessaire pour faire face aux formidables défis de la décennie à venir.

Pour cela il faut deux choses :

1)-des écologistes responsables et non de petits épiciers de la politique.

2)-faire rimer écologie avec « avantages » et non avec « taxes ». GE, à contre-courant des verts, a toujours proposé de défiscaliser les utilisateurs vertueux des énergies et non d’augmenter les taxes sur tout le monde y compris sur ceux qui n’ont pas le moyens de se procurer des énergies propres mais chères.

La tristesse de GE vient du fait que cet échec d’EELV arrive après des dizaines de tentatives de regroupement des mouvements écologistes lesquels ne durent que quelques saisons : le temps de faire un « coup électoral ».

Ce ne sont pas des « coups électoraux » qu’attendent les citoyens mais un contre pouvoir organisé capable de faire contrepoids aux lobbies qui détruisent la Planète et qui hypothèquent l’avenir de l’humanité.

 

 

 

Michel Villeneuve,

Vice-Président de Génération Ecologie,

 



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