Le point Santé de la semaine

Opération don du sang, les jeunes Toulousains répondent présents

Pour anticiper une baisse de dons du sang liée aux ponts du mois de mai, l’Établissement Français du Sang (EFS) Pyrénées Méditerranée organise une grande campagne de communication jusqu’au 20 mai. Encouragées par le succès de l’opération à Toulouse du mois de janvier «Mon sang pour la vie» organisée par l’Établissement Français du Sang et les clubs Rotary et parrainée par l’Orchestre national du Capitole c’est avec beaucoup d’espoir que les équipes de la Maison du Don, 15 allées Jean Jaurès, et de l’hôpital Purpan se sont mobilisées. A Toulouse, du 9 au 16 mai, l’EFS et des bénévoles des associations de donneurs ont sollicité les Toulousains sur des lieux emblématiques de la ville. Mettant même à disposition des donneurs des cyclotaxis pour être porté jusqu’à la Maison du Don. Comme nous l’explique Cyril Marcerou, gérant d’Alternmobil qui exploite les vélos taxi à Toulouse «Cette opération, relayée à Toulouse par nos collègues lyonnais de Cyclopolitain, vise à sensibiliser et encourager les donneurs potentiels qui n’osent pas franchir le pas, la balade proposée est agréable et notre véhicule attire les regards sur ce qui est important : le don de sang». C’est sans relâche qu’Aurélie, Olivier, Thomas, Rachel et leurs collègues ont parcouru les rues du centre-ville en distribuant le tract de l’EFS, appelant à «30 minutes pour sauver des vies».

Les besoins en sang sont en augmentation constante depuis 2001 et enregistrent parfois des pics de consommation. Cette augmentation s’explique de diverses façons ; l’allongement de l’espérance de vie, des besoins croissants en plasma thérapeutiques pour la prise en charge précoce des chocs hémorragiques et la réanimation de polytraumatisés.

Il y a en France 150 sites de prélèvement mais le public ne connaît pas forcement ces lieux. Aussi, 72% des dons sont réalisés en collecte mobile. A Toulouse deux sites sont ouverts tous les jours de la semaine et le samedi matin : à l’hôpital Purpan et la Maison du Don, 15 allées Jean Jaurès.

Le congrès des neurochirurgiens, enfin de retour à Toulouse

Cela faisait presque trente ans que Toulouse n’avait pas accueilli le congrès de neurochirurgie. Du 9 au 12 mai, le Centre de congrès Pierre Baudis a accueilli la fine fleur mondiale de cette discipline médicale si prestigieuse, événement organisé conjointement par la Société Française de Neurochirurgie et la Société de Neurochirurgie de Langue Française.

Un programme souhaité par les organisateurs riche et équilibré, représentatif des différentes sur-spécialités, centré sur des séances plénières avec communications libres ainsi que des ateliers interactifs. Différentes séances intéressantes notamment sur l’oncologie le jeudi avec une table ronde l’après-midi consacrée à la «valorisation de la recherche translationnelle, l’innovation technologique et le partenariat industriel en neurochirurgie» en partenariat avec la CCIT, le Pôle de Compétitivité Cancer bio santé, le CHU de Toulouse, l’Université de Toulouse et la CUGT. Une thématique axée sur le vasculaire le vendredi et la neurochirurgie en pédiatrie le samedi. A cette occasion les deux sociétés ont inauguré une nouvelle méthode de communication originale sous forme d’ e-posters afin de rénover et promouvoir les présentations des plus jeunes. Une délégation de neurochirurgiens russes a également fait le déplacement.

Photo de l’affiche du congrès dans dossier santé ou si c’est mieux en suivant le lien http://www.neurochirurgie.fr/spip.php?article150

Pollens allergisants, patience, la saison s’achève bientôt

Depuis plus de 30 ans, les allergies respiratoires sont en pleine progression. Aujourd’hui plus de 20% de la population française souffrent d´allergie respiratoire. Le printemps est souvent synonyme de «rhume des foins», gênes respiratoires, conjonctivites et rhinites en tous genres. Jusqu’à cet été nous serons en période de pollinisation des graminées, viendra ensuite la période des herbacés poussant pour certains la gêne jusqu’à l’automne.

Bien souvent les pollens, transportés par le vent fort fréquent à Toulouse, sont responsables de ces allergies. Associés dans l’atmosphère à des particules issues de la pollution, certains de ces pollens peuvent devenir plus nuisibles et complexes à soigner car la pollution crée une irritation des voies respiratoires qui peut aggraver les symptômes.

Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) dispose d’un capteur situé sur le toit de l’hôpital Rangueil à 27 mètres du sol et met à dispositions des données précises sur l’état des pollens allergisants sur la ville. Actuellement, les personnes sensibles aux chênes, platanes, bouleaux, cyprès et peupliers, sont probablement embarrassées. De même que les personnes réagissant aux graminées plus scientifiquement appelés poacées qui regroupent près de 12 000 espèces de plantes et végétaux. Le RNSA met à votre disposition par email des prévisions hebdomadaires de risque allergique et les niveaux d’alerte, il propose également pour les plus avertis un widget d’alertes polliniques. Que l’on se rassure, à Toulouse, la fin de la «grosse» saison pollinique arrive généralement au mois de juin.

Marie Agnès Espa



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