Le bonus écologique: Le nouveau barème entre en vigueur

Pour revitaliser la filière automobile française, le gouvernement avait annoncé cet été une augmentation des bonus écologiques mais la prime n’a finalement pas varié. Par contre, le seuil de CO² a, lui, été rabaissé.

 

La récompense financière visant à inciter les consommateurs à acheter ou louer des véhicules propres a été revue au 1er août dernier par le gouvernement Ayrault. Alloué aux particuliers domiciliés en France, cette dernière est différente selon le type de voitures concernées, qu’elle soit électrique ou hybride.

En ce qui concerne les automobiles électriques, le superbonus de 5 000 à 7 000 euros est conservé mais le seuil de CO² est ramené à 20 g/km. Pour compenser cette diminution, le plafonnement de l’aide est lui fixé à 30% de la facturation TTC du véhicule. Quant aux hybrides et autres voitures dites «propres», le bonus peut aller de 2 000 à 4 000 euros avec un plafonnement de 10% du prix d’achat. Pour les voitures équipées de cette motorisation se situant dans la tranche allant de 61 à 90 g/km, la prime passe à 550 euros tandis que les véhicules rejetant entre 91 et 105 g/km de CO² passera à 200 euros. Petit bémol, le superbonus alloué pour l’acquisition d’un véhicule «propre» et la destruction d’une voiture de plus de 15 ans passe de 300 à 200 euros. A l’inverse, le malus imputé aux véhicules émettant plus de 180 g/km de CO² sera doublé mais ne sera effectif qu’en 2013.

Pour Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, ces bonus ne seront conservés que si les constructeurs automobiles maintiennent leurs prix et s’engagent à localiser leur production de véhicules et de leurs composants en France. Il s’agit donc d’attribuer une aide conséquente du gouvernement à une filière qui, de son côté, doit faire en sorte de conserver les outils de production dans l’Hexagone. Il faudra rester vigilant sur ce point car une voiture de marque dite «française» n’est, à ce jour, pas nécessairement fabriquée en France.

Et pour «booster» encore le secteur du tout électrique, le gouvernement Ayrault a lancé un plan de 50 millions d’euros sur dix mois pour implanter des bornes de recharge électrique dans 12 villes différentes.

 

Séverine Sarrat



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