Christophe Borgel, l’antithèse de la morale politique !

L’Elysée et Matignon ont décidé de mettre leurs habits de printemps et  de se donner un nouveau visage en brandissant la moralisation de la vie  politique. Cumul des mandats, patrimoines déballés en place publique : tout y passe !

Christophe Borgel, Député PS de Haute-Garonne portera à l’Assemblée  Nationale le projet de loi sur le non-cumul des mandats. Christophe qui ? Mais si tu sais le Député PS parachuté ? Connais pas !

Lang, Aubry, DSK…

Laissez-moi vous présenter celui qui à lui seul représente ce que la politique a pu créer de plus opportuniste : Christophe Borgel, antithèse de la morale publique !

Ancien président de l’UNEF où il a cotoyé le perturbé Jean-Christophe Cambadélis (ça commençait mal), Borgel a baigné très jeune dans les stratégies politiciennes et n’a cessé de cumuler les fréquentations étranges et de cumuler les postes dans un opportunisme consternant.

Proche du Ministre Jack Lang, dont il a été le conseiller technique, Borgel a été nommé inspecteur de l’académie de Paris. La Cour des Comptes est venu préciser dans son rapport annuel que cet emploi ne correspond à « aucun besoin particulier de l’académie de Paris». Pour faire plus simple, Borgel n’avait aucun cas de conscience à toucher une rémunération confortable (au moins 4 500 € net par mois !) pour un poste sans grand intérêt pour la société.

Borgel est aussi très proche de Martine Aubry. En 2008, il est l’une des chevilles ouvrières de sa campagne lors du congrès de Reims. Pour remercier son fidèle serviteur, elle le nommera secrétaire national chargé de la vie des fédérations et des élections. Borgel obtiendra là son diplôme de parachutisme pour la Haute-Garonne.

Parachutage et autres cumuls …

Chargé de venir régler le conflit entre deux candidates PS sur la 9ème circonscription de Haute-Garonne où l’investiture était initialement réservée à une femme, Borgel, alors Premier Adjoint au Maire de Villepinte, en bon machiste – responsable des élections, décide de s’autoparachuter.  Il est désormais le candidat PS (plus que contesté) aux élections législatives. Au manque de galanterie s’ajoutent les gros sabots de l’opportunisme…

Elu Député, Borgel cumulera ce mandat avec celui de Conseiller Régional d’Ile-de-France pendant plus de 10 mois. Petit calcul simplifié. 10 mois avec une indemnité de 3 000 euros par mois, la morale politique peut bien être mise de côté pour 30 000 euros…

Président d’une SEM d’aménagement lié à son mandat régional, il n’en cédera la présidence qu’en janvier 2013.

Cette fonction lui rapportait 21000 € par an : on peut considérer que sa démission tardive (10 mois) a dû lui rapporter plutôt 40 000 euros que 30000 euros.

Obligé de donner l’image d’un Député voué à sa circonscription, il démissionne de son mandat régional le 17 avril dernier avant d’être nommé… Président par intérim de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, poste qu’il occupera jusqu’à la fin des élections municipales. De Toulouse à Marseille, il n’y a qu’un pas.

Expert en la matière, on comprend que ces petits amis parlementaires viennent de le nommer rapporteur de la loi sur le non-cumul des mandats.

Quand le carriérisme prime sur le respect des électeurs…

Christophe Borgel, autoproclamé acteur politique de la Haute-Garonne aura, sans aucun doute, un rôle majeur pour les municipales de 2014 aux côtés de Pierre Cohen. Quelques questions se poseront alors dans l’esprit des toulousain(e)s.

Comment peut-on défendre haut et fort les droits des femmes et venir rabaisser ainsi Mesdames Crayssac et Pellefigue sur la 9ème circonscription ?

Comment peut-on porter haut et fort le combat contre le non-cumul des mandats alors que l’on empoche plusieurs dizaines de milliers d’euros en jonglant entre la Haute-Garonne, la Région parisienne ou encore Marseille ?

Où est le respect pour les électeurs lorsqu’en tant que Député de la Haute-Garonne on passe plusieurs jours par semaine à régler les conflits de la scandaleuse fédération PS marseillaise ?

Où est l’éthique politique lorsque l’on fait le choix d’être l’homme d’un appareil politique et d’un système sclérosé quand on devrait être l’élu d’une circonscription ?

Monsieur Borgel, retrouvez la dignité de votre mandat et tachez d’être un Député de la Nation. Si le peuple ne vous le rend pas, vous aurez au moins le mérite de respecter les engagements fumeux de François Hollande.

Comme disait Alphonse Karr, « Tant de gens échangent volontiers l’honneur contre les honneurs». A bon entendeur…

 

Yoann Rault-Wita

Militant pour les valeurs de la droite

 



UN COMMENTAIRE SUR Christophe Borgel, l’antithèse de la morale politique !

  1. Oùestmondéputé? dit :

    J’habite à Pinsaguel et je n’ai jamais vu cet homme !

    Je connais de très nombreuses personnes qui ne revoteront jamais pour lui

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