Dans nos communes aussi, prenons le pouvoir !

La 5e République est en crise et sa logique s’est répandue à tous les niveaux de pouvoirs, sous la pression du système économique capitaliste. La concentration du pouvoir entre les mains d’un seul ou de quelques-uns est intrinsèque à ce système, comme il l’est au système capitaliste.

 

Dans la 5e République, à aucun niveau de pouvoir, le citoyen n’est en mesure et en position de dire où il pense être l’intérêt général et comment le poursuivre. Les présidents d’exécutif (municipaux, intercommunaux, départementaux, régionaux et jusqu’au niveau national) décident seuls ou quasiment seuls. Les assemblées, même si les débats y sont libres, sont rarement en mesure d’être « à la baguette » dans la gestion des affaires, et les citoyens ne sont jamais sollicités et impliqués dans celle-ci. Le fantasme du chef paternaliste prenant soin de ses administrés est partout.

 

Dans le monde de l’entreprise, il en est de même. Les propriétaires, détenteurs du capital, décident seuls. C’est le cas au sein de la plupart des entreprises, dans lesquelles les décisions stratégiques n’impliquent jamais un débat et une décision démocratique de l’ensemble des producteurs de la richesse : les travailleurs eux-mêmes. Les quelques privilégiés propriétaires dictent la marche à suivre à la majorité de ceux qui font l’activité économique.

 

La porosité entre décideurs politiques et décideurs économiques : l’oligarchie.

 

C’est cela l’oligarchie que désigne le Front de gauche comme la première responsable de ce que subit le peuple aujourd’hui. Ce petit monde fermé et satisfait, aux intérêts communs, qui constitue la sphère du pouvoir aujourd’hui : propriétaires des grands groupes financiers, dirigeants politiques austéritaires et euro-béats, patrons de presse et éditorialistes catéchistes, lobbyistes et syndicats patronaux…

 

La Nation (et donc le peuple) voit sa souveraineté réduite à peau de chagrin, car elle est une entrave aux intérêts de ces « quelques-uns. »

 

Pour remettre de la raison dans les politiques économiques (et donc sortir de l’austérité), pour remettre de la dignité dans le travail (et donc augmenter les salaires et donner des droits démocratiques aux travailleurs), pour réorienter la production vers un horizon supportable par la planète (et donc briser le libre-échange), il nous faut prendre le pouvoir ! Partout !

 

La 6e République : de la Nation aux communes en passant par les entreprises

 

C’est ce que contient notre projet de 6e République. Elle n’est pas uniquement une question institutionnelle : la 6e République sera démocratique, mais aussi sociale et écologiste. Elle n’est pas uniquement la définition des « règles du jeu » de la démocratie libérale, elle a un contenu économique et social, elle porte l’intérêt général.

 

Le pouvoir normatif au niveau national sera dans les mains d’une Assemblée législative élue à la proportionnelle, et dans les mains du peuple lui-même par la possibilité de provoquer des référendums décisionnels.

 

Dans l’entreprise, les salariés se verront créés de nouveaux droits au sein des instances de direction et de gestion. Aucune décision stratégique ne sera prise sans l’accord de leurs représentants. La création et la reprise des entreprises en coopératives seront soutenues.

 

Enfin, au niveau local, la démocratie doit être vivante, pédagogique, permanente. C’est ce qui va nous intéresser, au Front de gauche, pour les prochaines échéances municipales, et notamment à Colomiers, avec la liste La Gauche rassemblée (notre site : colomiers2014.com)

 

Nous le martelons depuis le début de notre campagne, et notre tête de liste, François Dumas, le rappelle systématiquement lors de ses interventions publiques : il faut rompre avec le fonctionnement clanique des quatre ou cinq décideurs locaux.

 

Colomiers ne doit plus être une baronnie gérée par ces notables. Nous avancerons de nombreuses propositions allant dans le sens d’une implication démocratique de la population, avant la prise de décision. La démocratie locale, ce n’est pas l’organisation de réunions publiques pour expliquer les décisions. C’est un ensemble de dispositifs permettant aux citoyens de prendre part de manière active à la définition de projets municipaux.

 

Dans nos communes et quartiers aussi, prenons le pouvoir !

Rémi Vincent

Porte-parole de « La Gauche rassemblée » à Colomiers

Secrétaire départemental du Parti de gauche, délégué aux relations unitaires

www.remivincent.fr

Twitter : @remivincent



UN COMMENTAIRE SUR Dans nos communes aussi, prenons le pouvoir !

  1. Patrick AUBIN dit :

    C’est toujours le même problème avec l’extrême gauche : ils partent d’un constat qui tient à peu près la route, y apporte une solution qui indéniablement attire les naïfs, mais pour reproduire les mêmes causes qui génèrent les crises depuis 2 siècles : l’atteintes aux droits fondamentaux que sont la liberté et la propriété, se traduisant dans les faits par plus d’insécurité et d’oppression pour l’ensemble de la Société.

    1) les créateurs de richesses (entrepreneurs) doivent être respectés. Ils peuvent avoir besoin de travailleurs, mais ces derniers ne peuvent être liés que par un contrat de service (ou de travail) librement accepté qui ne peut en aucune façon donner lieu à un droit de propriété sur l’entreprise (capital). Si les travailleurs ne sont pas contents de leur sort, ils peuvent changer de travail, alors que le créateur, lui, est lié à son entreprise, en tant que propriétaire. Si le créateur a besoin de conseils stratégiques, il n’a pas à s’en remettre à ses salariés, qui ne peuvent avoir qu’une vision tronquée du marché sur lequel l’entreprise opère.

    2) S’il est une véritable révolution à faire et permettre au travailleur de devenir autonome et de ne plus s’en remettre à une oligarchie, c’est de pouvoir disposer de la totalité des fruits de son travail. Ainsi aujourd’hui, sur un revenu brut de 100, l’entreprise va mobiliser 140, et le salarié ne va toucher que 75… auquel il devra déduire toutes les taxes et impôts de toute nature qui le pillent et finissent par lui laisser à son initiative que peau de chagrin. Et malgré tout ce qu’ils laissent (entreprise et salarié), l’oligarchie politique n’en a jamais assez.

    C’est au citoyen de décider aussi bien politiquement que dans son entreprise ??? Et bien, je vous prends au mot comme aux maux de la société d’aujourd’hui : laissez le salarié décider de comment il doit prendre sa retraite et se soigner, mais surtout avec quel mécanisme il souhaite cotiser… c’est à lui de payer directement.

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