La députée orange et l’énergie verte

Anne Laperrouze, députée européenne sortante, est deuxième sur la liste MoDem conduite par Robert Rochefort sur le grand Sud-ouest. Vice-présidente de la commission Industrie, Recherche et Energie, elle est aussi membre de la commission “changements climatiques”et développement durable. C’est donc en experte qu’elle s’est rendue à l’invitation de la société TENESOL de St Martin du Touch, spécialiste en fabrication de panneaux solaires photovoltaïques. L’élue a été accompagnée par une délégation du mouvement démocrate dont Gérard Arnaudé, l’expert développement durable du Journal Toulousain depuis 2002 et ex Vice Président de Génération Ecologie.

 
TENESOL un groupe composite

Cette société est la propriété de Total et EDF. Ce groupe de 900 personnes existe depuis plus de 25 ans et a choisi Toulouse depuis plusieurs années comme usine de production de panneaux solaire photovoltaïques. Adossé à une structure financière solide, TENESOL a choisi face à la concurrence asiatique qui ces dernières années inonde le marché, de se concentrer sur la qualité et peut proposer une garantie de 25 ans sur ses produits. Implantée commercialement sur l’ensemble des continents elle couvre au travers de sa une filiale EVASOL le marché en pleine expansion des particuliers.

Objectif rendement et Qualité

Le site toulousain est ISO 14001 et 18001, références qualité dans le domaine. Si le processus de production est largement automatisé, il fait néanmoins appel à une main d’œuvre qualifiée irremplaçable en matière de contrôle. L’usine assemble les cellules produites par Q-Cell entreprise allemande, leader sur le marché européen. Si le rendement actuel des cellules se situé entre 12 et 17 %, les progrès techniques sur le silicium polycristallin laissent espérer rapidement des rendements supérieur à 20 % et les laboratoires de recherches annoncent déjà sur des techniques dites “multijonctions” des rendements supérieurs à 40 %. L’utilisation des nanotechnologies promet également des lendemains radieux si on en croit l’optimisme des chercheurs.

 

L’Europe et le paquet énergie

Face aux risques géopolitiques en matière d’approvisionnement énergétique l’EU a mis en place une stratégie de diversification mais aussi de développement des énergies renouvelables ; projets dont Anne Laperrouze a été le rapporteur pour le Parlement. Dans son rapport, la députée, considère que la politique énergétique européenne doit poursuivre, de manière indissociable et concomitante, trois objectifs principaux, à savoir la sécurité des approvisionnements et la solidarité entre Etats membres, la lutte contre le changement climatique et le développement économique. L’union européenne importe aujourd’hui 54 % de l’énergie qu’elle consomme, cette proportion pouvant atteindre 70 % en 2030. Les risques qui pèsent sur la sécurité d’approvisionnement de l’Union européenne sont liés à la faiblesse des investissements, provoquant dans tous les secteurs de l’énergie des capacités tendues, voire insuffisantes, d’où notamment la nécessité de renouveler le parc des centrales électriques d’ici 2030 pour un montant d’investissements estimé à 900 milliards d’euros. Le principe du 20+20+20 a été érigé en termes d’objectif pour 2020. 20 % d’économie d’énergie, 20 % de baisse de production de CO² et 20 % de production d’énergie renouvelable dans la consommation d’énergie dite primaire. Bien évidemment, l’énergie solaire et le photovoltaïque en particulier constituent avec l’éolien et l’hydraulique, la base de cette énergie “verte” mais sans pour autant oublier l’énergie marine tirée de la houle qui constitue une ressource inépuisable fortement prometteuse.

André Gallego



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