Institut Universitaire du Cancer de Toulouse

Plus qu’un an de patience

 

L’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse sera un ensemble hospitalier unique et une première en Europe. L’établissement regroupera, à son ouverture prévue fin 2013, toutes les compétences et moyens nécessaires à la lutte contre le cancer. La visite de Jean-Pierre Jouyet, président de la Caisse des dépôts, le 20 novembre dernier a été l’occasion pour Pierre Cohen de présenter l’avancée des travaux.

 

Un projet colossal et inédit

 

D’ici l’été 2013, Toulouse prendra livraison de l’Institut Universitaire du Cancer. L’aboutissement d’un projet colossal, unique en son genre. Après près de quatre années de travaux, le bâtiment tant attendu complétera les structures déjà installées  sur le site et commencera à accueillir les fleurons de la recherche en cancérologie.

 

Il aura fallu plus de 1 000 journées de travaux pour que l’Institut Universitaire du Cancer de la métropole toulousaine sorte de terre ou pour être plus précis, surplombe la terre, car le bâtiment se situant sur une zone inondable, 1 500 pilotis ont été nécessaires à sa construction. Pour François Le Clezio, ingénieur en charge de la maîtrise d’ouvrage rattaché à l’Institut Universitaire du Cancer, «le projet a une architecture complexe, mais le chantier s’est bien déroulé. La maîtrise d’ouvrage a fait preuve d’un remarquable savoir-faire et d’une grande maîtrise». Il est vrai qu’entre la dépollution du site et l’inondabilité de la zone, le projet de l’architecte Jean Paul Viguier (également auteur du Centre Hospitalier Intercommunal de Castres et du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse) affichait une belle ambition esthétique et technique. Si les bâtiments de la partie dédiés à la recherche sont de formes rectangulaire ou linéaire, le bâtiment dédié aux soins et à l’accueil des patients est lui plus personnalisé. En forme de 3, composé de deux demi-cercles de taille différente, il offrira une belle vue sur les espaces végétaux prévus et donnera une sensation de «cocooning» aux patients.

 

Un chantier dans les temps

Le chantier est dans les temps, selon Martine Benoit-Rigeot, directrice de projet, «certaines parties du bâtiment sont déjà prêtes, comme des bureaux. Les entreprises ont mis les moyens nécessaires pour tenir les délais». Côté équipements : 306 lits et places, deux IRM, deux scanners, deux Gamma caméra, deux Pet scans, une radio conventionnelle, sept blocs opératoires et un bloc de curiethérapie, un plateau de radiothérapie externe comprenant six accélérateurs de particules et une tomothérapie. L’établissement accueillera également différents services : d’anatomopathologie, de réanimation et soins continus, d’hébergement de médecine nucléaire et curiethérapie, d’hébergement d’hématologie. Un amphithéâtre de 250 places, une radio pharmacie (fabriquant sur site les radiopharmaceutiques), une pharmacie conventionnelle et des laboratoires de recherche de l’Etablissement Français du sang complètent l’installation.

Le projet est géré par le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS voir notre encadré) «Clinique universitaire du cancer» récemment rebaptisé «Institut Universitaire du Cancer». Le GCS est administré actuellement par Jean-Jacques Romatet, le Directeur Général du CHU de Toulouse.

 

 

 

Composition du Groupement de Coopération Sanitaire 

Institut Universitaire du Cancer

47 % CHU de Toulouse

47% Institut Claudius Régaud (ICR)

2% Université Paul Sabatier

1% Etablissement Français du Sang (EFS)

1% GCS Hôpitaux Publics de Midi-Pyrénées

1% GCS de cancérologie privée

1% Réseau Régional de Cancérologie ONCOMIP

 

 

Jean-Pierre Jouyet à l’Oncopôle

Une visite rapide mais efficace

Le 20 novembre dernier, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Jean-Pierre Jouyet, a passé la journée à Toulouse. Après un rendez-vous avec Martin Malvy à l’Hôtel de Région pour la signature d’une convention, Jean-Pierre Jouyet a visité le chantier du futur Institut Universitaire du Cancer de la ville rose.

L’accès au chantier est encore un peu boueux. L’équipe d’un des plus gros chantiers de la ville attend l’arrivée imminente du Maire et du directeur général de la Caisse des dépôts. Martine Benoit-Rigeot, directrice de projet et François Le Clezio, ingénieur en charge de la maîtrise d’ouvrage rattaché à l’Institut Universitaire du Cancer sont fins prêts pour cette visite guidée du site. Dès leur arrivée Pierre Cohen et Jean-Pierre Jouyet échangent à bâtons rompus sur le projet, le premier donnant des détails sur le chantier, détaillant les plans et la maquette, le second posant des questions sur le projet, ses atouts, son caractère unique et les entreprises déjà installées. «Mais Sanofi, il s’agit bien du site dont on parle à la télé ?» demande le directeur général. L’occasion est ainsi donnée à Pierre Cohen d’aborder l’importance de la présence du géant pharmaceutique sur le site «pour l’emploi et l’écosystème de recherche». La délégation, coiffée de casques de sécurité, s’engage dans les couloirs du rez-de-chaussée du bâtiment en forme de 3. Des travaux bien avancés, les ouvriers installent le chauffage au sol, les menuiseries sont quasiment finies… Jean-Pierre Jouyet semble admiratif devant le chantier mais surtout devant la volonté de mettre sur un même site toutes les forces engagées dans la lutte contre le cancer : «une initiative unique, bénéfique pour les patients, la recherche…» reconnaît-il. Objectif atteint pour le maire de Toulouse qui souhaitait s’adjoindre le soutien potentiel de la Caisse des dépôts et des Consignations sur les grands chantiers de la métropole.

 Marie-Agnes Espa



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