Fumer ou vapoter ?

Nous le savons tous : fumer est dangereux et tue. C’est écrit sur les paquets de cigarettes ! Pour échapper au fléau que représente cette addiction, de nombreuses méthodes relayées par les pouvoirs
publics et les mutuelles ont vu le jour pour aider les accros des blondes ou des brunes à sortir de la fumée. Dernière née, la cigarette électronique qui permet de fumer ou plutôt de “vapoter” sans tabac. Alors, solution miracle ou mirage ? Essayons d’y voir plus clair !

 

La cigarette véritable fléau mondial

Sa combustion provoque la formation de très nombreuses substances toxiques, qu’on retrouve dans tous les types de cigares et cigarettes. On a réussi à identifier plus de 4 000 substances dans la fumée dont les concentrations peuvent varier. Plus de 40 de ces substances sont classées comme cancérigènes. Des gaz toxiques (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac) et des métaux lourds (cadmium, mercure, plomb, chrome, mercure) sont aussi présents dans la fumée de tabac. Leur diamètre étant compris entre 0,1 et 1 micron (millième de millimètre), les particules peuvent pénétrer dans les alvéoles des poumons

Les méfaits du tabac !

Attention, âmes sensibles s’abstenir ! La cigarette con-tient 4 000 substances chimiques différentes dont 20 réputées cancérigènes. Des gaz toxiques (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac) et des métaux lourds (cadmium, mercure, plomb, chrome, mercure) sont présents dans la fumée de tabac. Leur diamètre étant compris entre 0,1 et 1 micron (millième de millimètre), les particules peuvent pénétrer dans les alvéoles des poumons. Des dizaines d’études toutes plus sérieuses les unes que les autres émanant de toute la planète et de l’OMS (Organisation Mondiale pour la San-té) en particulier, nous enseignent que la cigarette tue six millions d’individus par an dans le monde dont 600.000 fumeurs passifs. En France, 66 000 personnes meurent chaque année des conséquences du tabac (soit plus de 10 % des décès) dont 27 000 par un cancer du poumon (85 % sont dus au tabac) selon la ligue nationale contre le cancer. La France compte 15 millions de fumeurs et ce sont les 20 à 25 ans qui sont les plus touchés avec une parité homme/femme qui n’est plus à revendiquer ramenant la gent féminine à la même espérance de vie que celle des hommes… Chaque cigarette vous vole, selon les experts, onze minutes de vie ou si vous préférez par paquet, 3H et 40 minutes ; ce qui se traduit pour quelqu’un fumant un peu moins d’un paquet par jour à sept ans d’espérance de vie en moins… Parmi les effets néfastes, les cancers. Le ris- que de cancer d’un fumeur par rapport à un non fumeur est multiplié par dix pour les poumons et le pharynx, par sept pour la bouche et la lan-gue, par quatre pour le tube digestif et par deux pour la vessie. Mais rassurez-vous, les cancers n’interviennent en général qu’après 15 à 20 d’exposition à la fumée de tabac ! Parmi les autres méfaits et non des moindres, les maladies cardio-vasculaires (180.000 décès par an), les  bronchites chroniques et la fameuse BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) dont les médecins pensent que d’ici 2020, elle pourrait devenir la troisième cause de mortalité en France.

Cigarette électronique

La cigarette électronique reproduit la forme et les sensations d’une cigarette classique. On trouve à l’intérieur de cette petite prouesse de miniaturisation : une batterie, un microprocesseur, un pulvérisateur et une cartouche destinée à être vaporisée. Cette dernière contient un liquide à base de nicotine et/ ou des substances aromatiques issues d’additifs alimentaires ou d’arômes artificiels. A chaque bouffée, le liquide mélangé à l’air inspiré est diffusé sous forme de vapeur reproduisant la fumée d’une cigarette et est inhalé par l’utilisateur. Le temps de recharge est d’environ de 2 H pour couvrir une autonomie de 10 H. Vous pouvez choisir le taux de nicotine (entre 0 % et 1,6 %) ainsi que le goût qui peut aller du tabac blond ou brun au parfum fraise, pomme etc… Des préconisations d’utilisation sont données par les fabricants notamment sur la façon de tenir sa cigarette en évitant d’en relever l’extrémité afin de ne pas ingérer par la salive de produits contenus dans la cartouche. S’agissant du prix, il est d’environ 9 € pour l’équivalent de trois à quatre paquets de cigarettes…

Position des pouvoirs publics

Tout d’abord la présence de propylène glycol. On retrouve cette substance dans l’antigel mais aussi dans des produits cosmétiques. Son ingestion est très nocive. Présent dans les premiers filtres des cigarettes électroniques, il peut s’avérer dangereux s’il coule dans la salive et passe dans le sang, d’où les précautions d’utilisation. Comme les fabricants de cosmétiques mettent en avant le “sans parabène”, les producteurs de cigarettes électroniques, vendent des recharges “sans propylène glycol” ! Pour l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), ainsi que pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Direction Générale de la San-té (DGS), il faut rester prudent et privilégier les produits de substitution ayant reçu des autorisations de mises sur le marché dans l’attente de tests qui tardent à venir.

Avis de citoyen

La Sécurité Sociale enregistre un trou pour 2010 de 31 milliards d’euros dont 13,1 milliards pour l’assurance maladie. Savez-vous combien représente le coût des dépenses de santé (prévention et soins) estimées par l’INSEE et l’OFDT (Observatoire des drogues et toxicomanies) pour le seul tabagisme ? 3 % du PIB soit 54 milliards. Il est paradoxal de voir un Etat responsable de la santé continuer à vendre un produit dont on connaît la nocivité et qui plombe les comptes des prestations sociales. Ne serait-il pas temps de traiter, comme le font les pays asiatiques, le problème en s’attaquant aux causes en lieu et place de traiter les effets. Alors s’agissant des cigarettes électroniques, qui suppriment la nicotine ou au pire divisent sa présence par 10 ou 20 fois tout en supprimant le tabagisme passif, on peut considérer que l’on est gagnant en terme de santé publique dans tous les cas. D’autant plus que la très sérieuse Boston University School of Public Health a publié en 2010 un rapport montrant l’innocuité et l’efficacité de la cigarette électronique, avec assurément beaucoup plus d’indépendance que nos organismes franco-français dont on peut regretter parfois la proximité avec certains laboratoires…



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