Festival Automobile International ; 100 % plaisir

Le 25ème Festival Automobile International présidé cette année par Jean Michel Wilmotte s’est particulièrement attaché à récompenser les grandes innovations mais aussi l’audace et le talent des acteurs du monde automobile. Pas moins de 11 Grands Prix dont une Palme d’or ont été décernés cette année. Le Grand Prix du plus beau concept car de l’année a été attribué au Vision Efficient Dynamics de BMW, présenté lors du salon de Francfort en septembre dernier. La Citroën DS3 reçoit le Grand Prix du plus bel intérieur par un tableau de bord qui dégage de la place aux jambes côté passager, mais aussi par une ergonomie sans faille et une redoutable originalité. Quant au Grand Prix de la plus Belle Voiture de l’année, il revient à la Peugeot RCZ. Ce titre attribué par le public via internet donne, plus du 1/3 des réponses des 65 353 votants Bien plus qu’un concept-car devenu réalité, la RCZ marque une nouvelle étape dans l’histoire des véhicules plaisir de Peugeot. Ce coupé 2+2 se distingue par son style expressif et énergique, dont le double bossage du pavillon et de la lunette arrière, ou encore les deux arches en aluminium sont les traits les plus caractéristiques. L’habitacle au traitement distinctif place le conducteur dans une ambiance sportive et subtilement élitiste, idéale pour savourer ses qualités routières. Cette Peugeot RCZ a suscité un réel engouement du public. Lors de sa présentation au dernier salon de Francfort, les 200 exemplaires numérotés de la RCZ Limited Edition avaient été réservés en moins de 48 heures. En remportant ce prix prestigieux, l’année où la Marque célèbre ses 200 ans, le Lion, perpétue de la plus éclatante des façons, la tradition des véhicules plaisir qui ont façonné l’image et l’histoire de Peugeot pour mieux la conjuguer au futur.

 


 

 

 

 

Fin 1999, lorsque Jean-Pierre Ploué, alors au centre de style Renault, est contacté par Citroën, il a derrière lui l’ébauche de la Twingo et le concept car Argos. Il est également sollicité par Audi, mais va préférer Citroën où Robert Peugeot et Claude Satinet, animés par une profonde volonté de changement, vont lui laisser les coudées franches pour renouveler l’image de la marque qui végète dans le sillage de Peugeot. L’un des premiers traits du renouveau généré par l’équipe de Jean-Pierre Ploué se concrétise dans les modèles «bi-silhouette», des versions différentes pour les 3 portes et les 5 portes. D’où les binômes C2-C3, C4 3 et 5 portes, Picasso et Grand Picasso. Grâce à lui, la marque va retrouver une identité stylistique et renouer en même temps avec un succès commercial indéniable. Quelques jours avant le Mondial de Paris en octobre 2008, PSA-Peugeot Citroën annonçait sa nomination à la tête du style pour tout le groupe.

 

Fils d’Anton et Louise Piëch – fille de Ferdinand Porsche – Ferdinand Piëch est né à Vienne en 1937. Il entre tout naturellement chez Porsche comme ingénieur où il sera à l’origine du 6 cylindres à plat de la 911. Devenu chef de bureau, il s’implique dans le programme compétition et conçoit les Carrera 6, 910, 907 et la fabuleuse 917 à 12 cylindres à plat, qui remporte le championnat du monde de Sport-protos et les 24 Heures du Mans en 1970 et 1971. Remercié par son oncle Ferry en 1972, avec tous les membres des familles Porsche et Piëch, il passe chez Volkswagen – sa belle-famille – où il prend la direction du département expérimental d’Audi-NSU. Il met au point l’Audi Quattro qui sera championne du monde des Rallyes en 1982 et 1984. En 1993, il prend les rennes du groupe VW auquel il ajoute Skoda, Bentley, Bugatti et Lamborghini, Audi et Seat et mettra au point une exceptionnelle diversification des mécaniques avec des moteurs 5 cylindres, VR6, W12, W16 et W18. En avril 2002, Ferdinand Piëch laisse son poste de directeur de VW à Bernd Pischetsrieder, ancien numéro un de BMW, mais conserve son titre de président du directoire. C’est à ce titre qu’il se retrouve impliqué en 2009 dans les maoeuvres de Porsche pour prendre le contrôle de VW. Mais les projets de Wendelin Wiedeking, à la tête de Porsche depuis 1993, seront contrariés par le manque de liquidités de la marque, et c’est finalement Ferdinand Piëch qui intègre Porsche au groupe VAG.

 


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