Entretenir votre piscine

Si le marché de la piscine privée a marqué le pas en 2008 et 2009, 2010 et 2011 avec une croissance voisine des 10 % et un chiffre d’affaire annuel voisin de 1,3 milliards d’euros marquent une forte croissance. Ce sont plus de 1,5 millions de bassins, toutes tailles et formes confondues, qui sont aujourd’hui installés dans l’hexagone. La piscine se démocratise puisque 30 % sont possédées par des ouvriers avec les modèles hors sols moins onéreux à l’achat et à l’entretien.

 
Différents types de bassin

Si vous souhaitez installer rapidement une piscine dans votre jardin avec un budget limité, la piscine hors sol est le modèle qui convient. Elle est facile à installer et ne nécessite pas beaucoup de travaux annexes. Le temps d’installation est aussi assez court et aucun permis de construction n’est requis. Par ailleurs, son prix de revient est abordable et n’intègre que le prix d’achat car le montage est à la portée d’un bricoleur du dimanche. Ce modèle de piscine convient également aux ménages avec des enfants en bas âge. En effet il suffit d’enlever les échelles pour assurer leur sécurité. Pour investir dans la durée la piscine enterrée béton ou à parois métalliques ou même en kit polyester retiendra votre attention sans oublier le modèle monocoque en polyester rapide à installer permettant un large choix de formes et garantissant la meilleure étanchéité. Enfin, les plus fortunés amoureux de la nature qui ne veulent pas utiliser de produits chimiques pour le traitement des eaux, pourront essayer la piscine écologique qui est un bassin paysager très décoratif qui allie le plaisir de la baignade et le décor dans votre jardin. Ce modèle présente l’avantage de consommer peu d’eau et nécessite peu d’entretien. En effet, ce sont les plantes aquatiques qui se chargent de nettoyer en permanence le bassin.

Les coûts cachés

Au-delà de l’investissement, il faut prévoir qu’il y aura des frais de fonctionnement (électricité, produits, maintenance, etc). Pour ce qui est du fonctionnement de la pompe de filtration, il faut compter a minima 12H par jour (0,5 à 1 KW/h) en période chaude et 1 à 2H en hivernage soit 0,5 à 3 €/jour selon le volume du bassin. Globalement sur l’année hors chauffage de l’eau, il faut compter de 80 à 200 €/an. Bien sûr, il faut ajouter les divers produits pour stabiliser le PH, traiter l’eau… dont le coût peut varier de 100 à 300 €/an sans oublier le prix des m3 d’eau (20 à 100 €/an). A vous de faire vos comptes ! N’oubliez pas qu’une pompe moyenne de 1 CV vous coûtera en remplacement environ 200 € et qu’un liner dont la durée de vie est de 5 à 8 ans pour une piscine hors sol de 4 m de diamètre vaut 500 € ! Ne pas oublier les aspects sécurité pour les piscines enterrées (barrière, alarme etc)

 

Un peu de vocabulaire

Partie importante du projet, la qualité de votre eau de baignade. Tout d’abord le PH qui doit être le plus proche possible de 7,4 (PH moyen du liquide lacrymal). Il se règle par l’apport de PH+ ou PH- après contrôle automatisé ou manuel par bandelettes témoin. Le TH (titre hydrotimétrique) qui représente la dureté de l’eau et qui se situe entre 10°F et 20°F. Le TAC (Titre Alcalimétrique Complet), est la teneur en bicarbonate qui sert de tampon pour éviter de fortes variations du PH. La valeur idéale se situe entre 10° et 30°F et il doit être généralement supérieur au TH. Enfin, tout ce qui est bactéries, virus, parasites, algues doit être traité par les différents traitements physiques ou chimiques afin de vous prémunir de problèmes sanitaires. 

Les différents traitements

Pour avoir une eau claire et limpide, il faut une bonne filtration. Deux techniques utilisées, la filtration à sable la plus usitée et la moins onéreuse et la filtration par diatomées, sortes de micro-algues ; procédé très efficace mais plus cher. Quelque soit le principe, il convient de respecter les consignes des professionnels sur le sujet et notamment ne pas hésiter à faire tourner la filtration un nombre d’heures suffisant chaque jour (6 à 12h en période chaude) pour éviter de voir l’eau par temps d’orage notamment virer en marre à canard.
Une fois le filtrage optimisé, il convient de traiter chimiquement l’eau. Le chlore, peu onéreux, efficace et simple d’utilisation, est employé dans 70 % des cas, bien que laissant une odeur désagréable sur la peau, agressant les yeux des enfants notamment et déréglant le PH.
Les ions cuivre-argent, traitement complémentaire au chlore, sont produits par des électrodes qui génèrent des ions ayant un effet anti-algues et désinfectant. Traitement naturel qui réduit l’utilisation du chlore de 80 %. Le Brome lui, est un puissant désinfectant capable d’éliminer microbes, bactéries, algues. De plus, il n’est pas sensible aux différences de températures et est inodore mais il est un peu plus cher que le chlore…
L’oxygène actif (H2O2) est un puissant oxydant et un très bon algicide (lutte contre les algues) mais doit être associé à un désinfectant. Il est très sensible au PH, à la température, aux UV… Par contre, pas de désagrément pour la peau même mal dosé. Enfin, l’électrolyse du sel reste le moyen le plus confortable en terme de désinfection. Facile d’utilisation, il limite la maintenance. Les apports de sel se font à la mise en route (environ cinq grammes par litre) et quelques compléments dans l’année. Ce système reste donc très peu coûteux vu le prix du sel. Seul l’investissement de départ est conséquent (entre 500 euros pour des petits bassins à plus de 2 000 euros pour une électrolyse et régulation du PH). Pour les modèles les plus sophistiqués, il existe des traitements totalement automatiques. L’électrolyse ne se déclenche qu’en cas de taux bas, et le régulateur de PH affine le PH moins lorsque cela est nécessaire. Comparaison du taux de sel : 5 grammes par litre dans votre piscine, 9 gr/L dans une larme, 30 gr/L dans la mer.

 

Attention aux fausses économies

Lorsque les grandes enseignes (ou encore un vendeur de piscine…) posent leur marque sur un produit comme du chlore choc par exemple, c’est un produit en marque blanche. La marque et l’origine du chlore sont cachées. C’est à ce moment là qu’il faut commencer à faire attention… Pourquoi choisir un produit piscine de qualité ? Nous avons comparé pour vous deux seaux de 5 Kg de chlore choc. Selon l’étiquette, le chlore choc discount nécessite un dosage presque deux fois plus élevé que le chlore d’une marque reconnue par les spécialistes. Ainsi, vous achèterez deux fois plus de produit en grande surface pour arriver au même résultat (c’est la société de consommation…). Le risque des produits pas chers ? Les fabricants de ce chlore de mauvaise qualité remplacent les constituants purs et essentiels par des additifs résiduels. Le produit n’est alors plus totalement soluble. Ce qui engendre une évaporation du chlore bien plus rapide.

Avis d’écologiste

Chaleurs estivales, difficultés à partir en vacances pour de plus en plus de nos concitoyens ont dopé l’achat de bassins. Attention car le plaisir du bain peut vite tourner au cauchemar si l’entretien devient une corvée journalière. L’usage pour les modèles de 30 m3 et plus d’un robot qui nettoie sol et parois est un bon plan. Côté eau, les restrictions du précieux liquide doivent vous amener à vous poser la question d’une mise en route l’été, période d’étiage. Côté traitement, l’électrolyse du sel paraît être un bon compromis entre efficacité, coût et confort lors des baignades. Dans tous les cas, lisez les étiquettes car au-delà des produits douteux, vous trouvez carrément des produits dangereux  bourrés de parabène dont en 2010 un certain “calorpiscine” vendu comme bâche solaire… (Article du JT de juin 2010).



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